2000 : 5ème Biennale des cinémas arabes à Paris.

5ème Biennale au jour le jour

vendredi 30 juin 2000 Ce ne peut pas être un hasard : le premier film a être projeté à la Biennale (en dehors de l’excellent « La Saison des hommes » de Moufida Tlatli en soirée d’ouverture, dont nous avons déjà dit tout le bien que nous en pensions dans notre rapport sur Cannes sur le même site) fut « Boudiaf, un espoir assassiné », de Malek Bensmaïl et Noël Zuric (Algérie/France, 1999). Certes, il n’est pas en compétition officielle, seulement dans la section « informative », mais le message est clair : c’est sous le signe de l’introspection que s’ouvre cette Biennale. Le film est un portrait à bases d’archives et d’interviews efficacement montés de l’éphémère président de l’Algérie rappelé depuis son exil forcé au Maroc en janvier 1992 pour régler le problème politique après la démission du président Chadli suite au premier tour des élections législatives remporté par le FIS. Tandis que le FIS est dissous et entre dans la lutte armée, Boudiaf prépare de profondes réformes pour redonner voix à la jeunesse et lutter contre la corruption. Il sera assassiné au bout de six mois, en juin 92. La tension que génère ce film produit par l’INA et Arte est à l’image de l’Histoire algérienne : un terrible thriller où le héros a bien peu de chance de s’en tirer mais y mettra toute son énergie et sa lucidité ! Pour moi qui ne suis pas un spécialiste des cinémas arabes, mais passionné des cinémas du Sud du Sahara, cette Biennale est un cadeau du ciel : l’occasion de découvrir les producti...

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