à propos de L’île du bout des rêves

Entretien de Monia Snoussi avec Louis-Philippe Dalembert

Juillet 2003

Pourquoi ce choix du roman d’aventures ? L’idée de départ était d’oser la fiction, j’ai envie de dire pure. En fait, de raconter une histoire, avec une intrigue, une série de rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine jusqu’au dénouement final. J’y ai mis un certain nombre de fantasmes et de faits vécus, sans jamais perdre de vue l’intention première, revenir aux principes de base de la fiction. Cependant, il ne fallait pas tout sacrifier à ce choix. Et puis, une fiction quelle qu’elle soit est portée, véhiculée par une langue, par une esthétique. Cela dit, ce n’est pas un vrai roman d’aventures. Il y a certes des paramètres qui rappellent le genre, mais la comparaison s’arrête là. Peut-on dire que c’est une parodie de roman d’aventures sans que cela fasse caricature ? Certains des éléments ne sont pas typiques du genre, la quête de soi du personnage narrateur, par exemple. Bien sûr, l’homme vit au jour le jour, sans feu ni lieu, sans projet connu ni désir d’hypothéquer le temps. Il prône un individualisme peu habituel chez moi, refuse le militantisme politique, par exemple. La défense de la veuve et de l’orphelin, comme il dit, ” c’est pas sa tasse de thé “. Mais au fond – et c’est là l’une des ruptures avec le genre –, c’est un individualiste au grand cœur qui n’a pas perdu toutes ses illusions, comme il le clame. Son caractère apparemment cynique est sa manière de se protéger. Il se bat contre ses démons, le rêve de Révolution en est un, dont il ne s’est pas tout à fait éloigné. C&#...

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