Voici le dernier jour du monde de Gaston-Paul Effa et Rue du Faubourg Saint-Denis, de Louis-Philippe Dalembert

Phase critique 12 - La fin du monde racontée par Gaston-Paul Effa et Louis-Philippe Dalembert

Voici le plus beau jour de ma vie, car je vais au livre. Je sais que ma destinée, si singulière, finira dans un livre. Je meurs comme un livre se ferme. (…) Je meurs, mais je tranche. G.-P. Effa Elle souffrait comme c’est pas permis pour un chrétien. Son corps devenait un tremblement de terre à lui tout seul. Sa bouche un torrent en crue. Ça débordait de partout. L.-Ph. Dalembert

Gaston-Paul Effa, philosophe et romancier camerounais, nous revient avec un récit au titre prophétique : Voici le dernier jour du monde. ” Revenir ” est en effet le verbe qui convient. L’auteur y fait part de ses connaissances en tout genre (des Fleurs du mal aux références philosophiques, de la théologie au Talmud, de Goya à Géricault, tous renvois souvent cachés, c’est-à-dire digérés). Il donne surtout la parole à un narrateur – écrivain comme lui -, qui avoue avoir quitté l’Afrique à 14 ans. Lorsqu’il y retourne vingt ans plus tard, c’est pour se faire le mémorialiste du chaos. D’où le titre déjà cité ; en voici l’explication : ” La Bible dit que lorsque les hommes d’Église rencontrent l’iniquité, c’est l’annonce de la fin du monde “. On apprend très rapidement qu’un prélat a été tué par son jeune amant ; une femme danse sous la pluie, appelant le boa, qui, en copulant avec elle, la rendra riche. Plus loin, on retrouve l’allusion à la ” fin du monde ” dans la bouche de l’antihéros du roman, Fabien, doyen de l’université de Goa, capitale de la République...

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