Gaston-Paul Effa : qu’est-ce qu’être africain ?

Phase critique 17

Je ne suis rien que cela : la trace en moi de ma vie passée. Gaston-Paul Effa.

L’année dernière, je projetais de reprendre ma chronique avec Nous, enfants de la tradition du Camerounais Gaston-Paul Effa. Mais c’était sans compter avec 2008, qui fut l’année de toutes les surcharges. Je dois reconnaître que lorsque l’occasion m’était offerte de me pencher sur ce roman, je butais invariablement sur son titre. Je me souviens de l’avoir rectifié plus d’une fois, le réintitulant de la sorte : Nous autres. Le Russe Zamiatine avait déjà donné ce nom à l’un de ses plus célèbres romans et, cette année même, Stéphane Audeguy, aux éditions Gallimard, s’en était approprié. C’est dire sa fécondité, sa souplesse. Si j’ai eu l’outrecuidance de réécrire – en pensée, tout au moins – celui de Gaston-Paul Effa, c’est à cause de l’insistance que celui-ci affiche de façon excessive. Pourtant, lorsqu’on lit l’ouvrage, rien ne colle tant à son propos que cette forme d’accentuation, tout compte fait, légère. Cela qui jure sur la couverture se révèle d’une justesse à toute épreuve sous la couverture. Ce paradoxe n’a pas cessé de me surprendre tout au long de ma lecture. J’avoue n’avoir pas encore su lui trouver une explication satisfaisante. Le second paradoxe de Nous, enfants de la tradition, c’est le drame bien connu des cadres africains en exil, contraints qu’ils le sont, dans leur quasi-totalité, à envoyer des mandats toutes les fins de mois à une nom...

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Nimrod
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