entretien d’Olivier Barlet avec Drissa Touré (Burkina Faso)

Namur, octobre 1999
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Quel est le sujet de ton film à New York ?
Un Afro-américain est à la recherche de son identité. Il rêve de l’Afrique et se retrouve dans un rituel africain mais s’exprime en anglais… Il rencontre un Américain d’origine russe qui a du mal avec la dérive capitaliste de ses parents. Tous deux vont essayer de s’en sortir.
Il ne s’agit pas de donner de leçon de morale aux Américains mais de partager ce que j’ai découvert. En arrivant là-bas, les Noirs m’ont affirmé qu’ils n’étaient pas Africains mais Américains !
Le film est-il construit par petites touches comme Haramuya ?
Oui. Le film va montrer à quel point cette société est métissée. L’Américain n’existe pas. Tout le monde est italo-américain, afro-américain etc.
Que dirais-tu à un jeune qui veut faire du cinéma ?
Il faut y croire et ne pas s’attacher au coût d’un film. Il faut s’écouter soi-même : son envie de partager quelque chose de soi. L’argent suivra si on y croit et si on a de l’audace, sans jamais lâcher.

///Article N° : 2481

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