Événements

Regards sur le cinéma du sud 2007
12ème édition. Une thématique sera à l’honneur : « Enfance volée… enfance rêvée »

Français

Les films africains du festival

La Compétition

les longs métrages
Lili et le baobab, Chantal Richard, France/Sénégal, 2006.
À 33 ans, Lili débarque pour la première fois de sa vie en Afrique, à Agnam, un village sahélien du Sénégal. Elle est chargée par la mairie de sa ville de photographier des équipements financés par le jumelage municipal. Si l’affection immédiate et la curiosité qu’elle suscite l’intriguent, Lili ne s’y arrête pas vraiment. Les photos qu’elle doit faire la protègent des moments où elle se sent seule, étrangère, des questions qu’on lui pose sur sa vie… D’une certaine manière, c’est à son insu qu’une jeune femme de son âge, Aminata, pose les jalons d’une amitié improbable. Pourtant, quand Lili rentre en Normandie, quelque chose s’est fêlé et la projette autrement dans le monde qui était le sien jusqu’alors. À sa façon, Lili va devoir faire avec ce trouble profond que lui a insufflé l’Afrique. Un jeu de miroirs entre l’Afrique et la France qui la conduira sur son propre chemin. Un chemin où elle s’autorisera à abandonner quelques protections… et à grandir.

Na Cidade Vazia, Maria Joan Ganga, Angola, 2004.
Fuyant la guerre civile, un groupe d’enfants atterrit à l’aéroport de Luanda. Dès son arrivée, N’Dala s’échappe et part à la découverte de la ville. Alors qu’une Religieuse le cherche, l’orphelin découvre une ville à la dérive et rêve de repartir sous les cieux de sa province. Dans le clair-obscur de la ville dégradée, les illusions révolutionnaires sont devenues poussière, les rencontres sont troubles et fascinantes. Joka, un marginal dans une ville elle-même en marge, séduit N’Dala et lui propose un peu d’argent en contrepartie de son aide dans un cambriolage.

les courts métrages
Bintou, Regina Fanta Nacro, Burkina Faso /Zimbabwé, 2001.
Mère de trois enfants à Ouagadougou, Bintou décide un jour, contre l’avis de son mari Abel, d’envoyer leur fille à l’école. Mais elle doit gagner de l’argent pour cela…

Deweneti, Dyana Gaye, Sénégal, 2006.
« Deweneti », c’est le mot que l’on utilise pour se souhaiter une bonne année… Ousmane, 7ans, petit talibé mendiant dans les rues de Dakar, a décidé d’écrire au Père Noël pour que ce dernier réalise les voeux des personnes qui se sont montrées charitables envers lui…

Be Kunko, Cheik Fantamady Camara, Guinée, 2004.
Be Kunko décrit l’engrenage de violence dans lequel sont entraînés des adolescents pour leur survie quotidienne dans un camp de réfugiés à Conakry (Capitale de la Guinée).
Au fil des jours, on découvre le quotidien des adolescents, John, Tom, Tim qui est autochtone, vont de cambriolage en braquage, Satou et Dady se prostituent.
Peu à peu, le fossé se creuse entre Tom plongé dans une violence extrême et John, violent par nécessité de survie mais qui lutte pour tenter de retrouver une vie « normale ».
Malgré l’amour et l’attention dont elle les entoure, Mémé, soixante dix ans, leur grand-mère, elle aussi réfugiée, est dans l’incapacité de sortir les ados de cet engrenage…

Les documentaires
L’Afrique Orpheline, Frédéric Touchard, Burkina Faso /France, 2005.
Le SIDA touche particulièrement les régions les plus pauvres de la planète et, en premier lieu, l’Afrique subsaharienne. Cette situation entraîne une progression exponentielle du nombre d’orphelins dans cette partie du monde. Avec l’AJEP, une association burkinabé d’aide aux « orphelins du SIDA », nous allons à la rencontre des enfants qui, chaque jour, subissent les conséquences de cette pandémie. À partir de leur quotidien, nous mesurons la destruction sociale qu’elle entraîne et les réponses qu’enfants et adultes peuvent apporter. Ainsi apparaît la nécessité d’offrir, de toute urgence, les solutions les plus appropriées à ceux que la maladie a démuni de tout.

Les films hors compétition

Les longs métrages

Bamako, Abderrahmane Sissako, Mali, 2006.
Bamako. Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se désagrège…
Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame qui secoue l’Afrique. Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour. Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l’Afrique de réclamer ses droits…

Poussières de vie, Rachid Bouchareb, France/Algérie, 1994.
1975, chute de Saïgon. Les soldats américains quittent précipitamment le Vietnam, abandonnant pour beaucoup femmes et enfants. En revenant de l’école, Son, fils d’officier noir américain et de mère vietnamienne est embarqué par les bô-dôi (soldats vietnamiens) qui ramassent les enfants errant dans les rues de Saïgon. Arrivés à destination, un camp en pleine jungle, ces enfants, « poussières de vie » d’un monde en décomposition, sont astreints aux travaux de force et soumis à l’ordre et à la morale révolutionnaires. Toute tentative d’évasion se termine dans la « cage aux tigres » avant le départ définitif vers la « Colline de Fanta » dont Son percera le terrible secret… Pourtant Son va tenter l’aventure avec ses amis…

Paris la Métisse, Collectif, 2005.
Infini, de Stéfan Sao Nélet Les Oranges de Belleville, de Léandre-Alain Baker Chez moi, de Mariette Monpierre Tuer le Passé, de Hubert Koundé Il était une fois, notre enfance, de Neary Hay Tradition, de Kevin Pareemanen Une Nuit, de Juliano Ribeiro Salgado La Solution, de Benny Malapa Sale Nègre, de Newton I. Aduaka J’ai deux amours, de Dyana Gaye L’affront, de Virak Thun L’anniversaire, d’Owell A. Brown Unissez vous, Il n’est jamais trop tard !, de Nadia El Fani La Dictionnaire, d’Abnousse Shalmani Racine(s), de Karim Bensalah Paris la métisse est un film intimiste qui propose un voyage dans un Paris fantasmé et réel, rêvé et engagé : un film chorégraphique, une rencontre inattendue au cimetière du Père Lachaise, un appartement parisien où un sénégalais se souvient du Paris de sa jeunesse, un guichet de gare, lieu de passage de tant de diversités, un square parisien où une petite fille cambodgienne retrouve les sensations d’antan de ses parents…

Pour l’Amour de Dieu, Zakia et Ahmed Bouchaâla, France, 2006.
Kévin-Mohammed Ziani, lycéen de 17 ans, vit à Ménilmontant, à Paris. Solitaire et secret, il a pour seul ami Léo, un gardien de cimetière auquel il livre de rares confidences. En décalage avec ses parents, Abdel et Saïda, immigrés de la deuxième génération taraudés par le désir de s’intégrer, l’adolescent découvre l’islam à travers le regard lumineux de Mériem, une camarade de classe.
Fasciné par la jeune musulmane brillante et épanouie, le jeune homme est peu à peu récupéré par un groupe de fondamentalistes salafistes, qui l’entraîne dans une dangereuse dérive.
Bamako (extrait) Le Passage (extrait) Pour l’Amour de Dieu (extrait) La Caméra de Bois, Ntshaveni Wa Luruli, Afrique du Sud/France, 2003.
Un township à proximité du Cap, que la fin de l’Apartheid semble n’avoir pas touché. Deux gamins de 14 ans, Madiba et Sipho, jouent le long d’une voie de chemin de fer. Ils découvrent dans l’attachécase d’un cadavre un pistolet et une caméra vidéo. A Sipho le pistolet et à Madiba la caméra : leurs destins sont scellés. Sipho découvre la toute puissance liée à la possession d’une arme qui le conduira à sa perte. Quant à Madiba, c’est la toute puissance des images qui le sauvera.

Falato, Mahamadou Cissé, Mali, 1989.
Mamady, Gouverneur de la Région de Kayes au Mali, raconte à un groupe d’enfants ce que fut son enfance.
Orphelin à 7 ans, il est recueilli par une famille où toutes les corvées lui sont attribuées. Accusé à tort d’un vol, il se retrouve à la rue, devenant ainsi une proie facile pour la délinquance. Ses rencontres avec un instituteur et l’école vont changer sa vie.

Un Matin bonne heure, Gahité Fofana, Guinée/France, 2005.
C’est le début des vacances scolaires à Conakry. Désoeuvrés, Yaguine et Fodé sillonnent la ville, traînent près de l’aéroport où ils regardent décoller les avions. Quand ils ne sont pas en vadrouille, ils tiennent compagnie à Khesso, 14 ans, qui vend des arachides dans la rue. Yaguine est censé rentrer au village pour l’été. Mais il préfère rester avec Fodé et profiter des vacances pour « faire de l’argent ».
Les deux inséparables commencent par ramasser des canettes, puis gagnent quelques sous au marché, où les enfants des rues trouvent refuge sous la houlette de Mohamed, ex-enfant soldat. Yaguine et Fodé n’en parlent à personne mais ils ont un rêve : partir découvrir le monde. Un jour, à l’aéroport, Yaguine se précipite vers un avion au décollage pour repérer les lieux…

The Constant Gardener, Fernando Meirelles, USA, 2005.
Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l’accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu’il s’agit d’un crime passionnel. Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s’imaginent que l’époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l’affaire en main. C’est bien mal le connaître. Hanté par le remords et par les rumeurs sur l’infidélité de Tessa, il surprend tout le monde en entamant une enquête de son côté, qui l’emmènera sur trois continents. Usant de ses privilèges pour accéder aux secrets diplomatiques, Quayle va risquer sa propre vie, ne reculant devant rien pour découvrir et exposer la vérité – une conspiration beaucoup plus importante et mortelle qu’il ne l’avait imaginé.

Bled Number One, Rabah Ameur-Zaïmeche, Algérie/France, 2005.
A peine sorti de prison, Kamel est expulsé vers son pays d’origine, l’Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids de traditions ancestrales.

Zaïna cavalière de l’Atlas, Boulem Guerdjou, France/Allemagne, 2004.
Zaïna, une petite fille de 11ans, vit avec sa mère et son beau-père Omar dans une région reculée de l’Atlas. Lorsque sa mère meurt dans des circonstances suspectes, Zaïna soupçonne son beau-père.
Elle met le feu à la maison et s’enfuit. Elle est rendue à son vrai père, Mustapha, qui jusque là, ne connaissait pas son existence. Il décide d’emmener Zaïna à la course de l’Agdal, une célèbre course de chevaux qui a lieu tous les ans à Marrakech. Durant le long et périlleux voyage à travers les montagnes de l’Atlas, père et fille vont apprendre à se connaître, à s’aimer.

Les films d’animation
Kokoa (extrait) Kono (extrait) La Princesse Yennega (extrait) La Princesse Yennega, Claude Legallou, France, 1986.
Dans ce conte traditionnel, la princesse Yennega, héroïne célèbre du Burkina Faso, relève l’honneur de son père en châtiant ses ennemis. En effet, ce grand empereur des Mossi, bafoué par ses ennemis héréditaires, les terribles Nionionssé, envoie en vain ses lieutenants au combat. Le palefrenier de la cour royale procure à Yennega le merveilleux cheval d’hivernage qui l’emmène vers l’aventure et la victoire.

L’Enfant terrible, Kadiatou Konaté, Mali, 1993.
Un enfant, dès le jour de sa naissance, parle, mange et marche. Il part à la recherche de son frère, le trouve et ils continuent leur route ensemble. Mais ce petit garçon ingrat entraîne son frère dans ses aventures et ses méfaits.

Le Crapaud chez ses beaux-parents, Jean-Michel Kibushi Ndjaté Wooto, RDC, 1992.
Un jour le crapaud se rend dans sa belle famille, accompagné de ses amis. Le repas, servi avec une seule cuillère, déclenche une querelle.

Kokoa, Mustapha Alassane, Niger, 2001.
C’est jour de fête au royaume des grenouilles ! Autour d’une arène des centaines d’habitants sont réunis pour voir s’affronter les plus grands lutteurs du pays et entre chaque combat, Tountia, accompagné de ses musiciens, donne un concert qui met la salle en transe.

Muana Mboka, Jean-Michel Kibushi Ndjaté Wooto, RDC, 1999.
Muana Mboka c’est un « ballado », un « phaseur ou encore un « moineau », en fait un gamin des rues comme il y en a des milliers dans toutes les grandes villes africaines, vivant de menus larcins, de petits trafics et de prostitution. Pourtant, dans un embouteillage notre ballado sauve la vie d’un ministre. La récompense ainsi que la rumeur suscite haine et envie.

L’Aube noire, Robin Lloyd et Doreen Kraft, Etats-Unis, 1978.
Fable allégorique retraçant l’histoire du peuple haïtien à travers la traite des esclaves et la lutte pour l’indépendance de Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines. L’animation de ce conte a été conçue par treize des meilleurs peintres naïfs d’Haïti.

Kono, Justin Zerbo, Burkina Faso, 2006.
Deux jumeaux dans le ventre de leur mère observent le monde extérieur. Ils sont partagés entre le désir d’y rester et celui d’en sortir.