Événements

Escales documentaires de Libreville 2011
6ème édition

Français

LES ESCALES DOCUMENTAIRES DE LIBREVILLE
Du 21 au 28 novembre 2011



Les Escales se sont imposées dans le paysage culturel gabonais en élargissant leurs territoires et leurs publics. La manifestation a grandi, soutenue par une forte mobilisation des auteurs locaux. Ce festival est le fruit d’un partenariat entre l’IGIS (Institut Gabonais de l’Image et du Son) et l’Institut français du Gabon (ex CCF) depuis sa première édition. Au fil des années et à partir d’objectifs partagés, cette collaboration s’est enrichie et renforcée, passant d’un simple
accueil des projections à un partenariat privilégié. Le thème de cette édition sera « LE PARTAGE DES SAVOIRS ».

Les Escales Documentaires de Libreville permettent de nombreuses rencontres organisées entre réalisateurs, professionnels, lycéens et étudiants.


MERCREDI 23 NOVEMBRE – 9H – A L’IGIS
INTERVENTION DE RAMADAN SULEMAN EN DIRECTION DES PROFESSIONNELS.
MERCREDI 23 NOVEMBRE – 17H – A L’IFG
DÉBAT SUR E. GLISSANT AVEC LUDOVIC OBIANG, Association Caraïbes et Faculté de lettres.

SAMEDI 26 NOVEMBRE – 9H – A L’IGIS
INTERVENTION DE JOEL CALMETTES EN DIRECTION DES PROFESSIONNELS

TARIFS DES PROJECTIONS (PAR SOIRÉE)
ENTRÉE : 1000 FCFA
ADHÉRENTS : GRATUIT


Lundi 21/11 19h30 – En présence de P. Mory.

TOUT BLANC, TOUT NOIR
de Philippe Mory et Philippe Alexandre, 52 min, France- Gabon

« Je suis Gabonais. J’appartiens à la tribu des Galoas. Les Galoas servirent longtemps d’intermédiaires entre les tribus du haut fleuve et celles des bords de l’océan. Avec son débarcadère, Lambaréné est le chef lieu de l’Ogoué maritime et l’un des centres le plus actifs du Gabon. Ce qui explique mes origines métisses. Mon père était un forestier blanc. Ma mère était une villageoise galoase. Mon père disparut comme il était venu mais c’était à l’époque le sport national. Très peu d’expatriés repartaient de leur campagne coloniale avec leur progéniture sous le bras. Ma mère n’eut qu’un enfant d’où mon nom, Maury, le fils unique. A l’âge de 7 ans elle m’abandonna sur un banc de sable à quelques pas de la mission Schweitzer »

mardi 22/11 19h00
« EDOUARD GLISSANT : UN MONDE EN RELATION »
de Manthia Diawara, 51 min, Etat-Unis, 2010
En 2009, Manthia Diawara a suivi Edouard Glissant sur le Queen Mary II, pour une traversée de l’Atlantique entre South Hampton (UK) et Brooklyn (New York). Cet extraordinaire voyage s’est traduit par la réalisation d’une série d’une vingtaine de clips vidéo, qui tout en déclinant la pensée d’Edouard, Glissant sous différentes thématiques, apporte un éclairage nouveau à son travail sur la théorie de la « Relation ».

Suivie d’une discussion en direction des universitaires, professionnels et étudiants.


Mercredi 23 novembre

18h00 – En présence de MARC TCHICOT

« AU RYTHME DE MA VIE » ISMAEL SANKARA
de Marc Tchicot et Franck Onouviet, 20 min

Ce film retrace de manière peu conventionnelle le parcours de « ISH », un jeune rappeur de Miami venu rendre visite à sa famille au Gabon. Il était loin d’imaginer que ce serait au beau milieu de ce pays d’Afrique Centrale que le projet de ses rêves lui tomberait dessus.

Ce film capture les moments d’une improbable rencontre humaine, entre des personnes ayant pour passion la musique.

19h – LES BONIFIÉS
de Fabrice BOUCKAT, 52 min, France, 2010

Ici nous les appelons les vacanciers. Ils débarquent chaque année par avion dès la fin du mois de juin. Les congés au pays, tant attendus, commencent. On en rêvait quand même depuis trois ou quatre ans. Débutent alors deux mois de cohabitation entre les résidents et « leurs vacanciers » : les Antillais exilés appelés les bonifiés.

20h – En présence du réalisateur
« ZWELIDUMILE »


En 1968, l’artiste Dumile Feni échappe à l’oppression de l’Apartheid en Afrique du Sud et s’exile, laissant derrière lui son épouse enceinte. Quelques jours avant son retour au pays en 1991, Feni meurt soudainement de manière tragique. En compagnie de sa fille, ce documentaire fait le portrait d’un homme qui a dû quitter ceux qu’il aimait.


jeudi 24 novembre

18h00 – BEIT SHA’AR (ODE NOMADE)
de Iman Kamel, 61 min Egypte, 2010

Un portrait de deux femmes arabes nées en Egypte dans une situation sociale et culturelle tout à fait différente : Iman Kamel est une réalisatrice égyptienne qui a quitté le Caire pour vivre à Berlin et Selema Gabali, une entrepreneuse bédouine confinée dans les régions éloignées de la péninsule du Sinaï.

19h00 – En présence de la réalisatrice
« NON COUPABLES »
de Pauline Mvélé, 52 min, Gabon, 2011
Au Gabon, 3 veuves témoignent des violences et de la spoliation dont elles ont été l’objet lors du décès de leurs époux.


20h30
« CA VIBRE DANS NOS TÊTES »
de Kassim Sanogo, 52 min, Mali, 2009.

A Korofina, le quartier de l’underground bamakois, les jeunes font du Rap, de la coiffure, vendent des fringues…
Certains dealent n’importe quoi. Une chose est sûre : ici, l’underground, c’est la création. Les enfants mangent, fument et dansent Rap du matin au soir : ils vibrent dans la tête.


vendredi 25 novembre

18h – En présence de la réalisatrice
« LE MARÉCHALAT DU ROI DIEU »

de Nathalie Yveline Pontalier, 52 min, Gabon, 2011

André Ondo Mba (A O M) vit à Libreville avec ses deux fils dans une maison modeste. Il souffre de schizophrénie paranoïde aigue et est atteint de surdité.
Au fil des années, il a développé un art graphique par l’écriture où il prêche les mythologies qui lui sont dictées depuis l’au-delà par son double immortel.
Ainsi, il écrit depuis plus de 20 ans sur les murs, les façades et autres parapets du paysage urbain librevillois.
Le contenu de ses messages reste souvent hermétique pour les lecteurs qui s’y hasardent. Et André apparait comme une énigme.


19h30 – En présence du réalisateur
« BERLIN 1885, LA RUÉE SUR L’AFRIQUE »

de Joël Calmettes, 71 min, France, 2010

Un docu-fiction pour raconter les débuts de la colonisation.
De la conférence de Berlin, en 1885, a résulté le partage de l’Afrique. Joël Calmettes souligne « l’innocence coupable des diplomates ».
Trois mois de l’hiver 1884-1885, au cours desquels des diplomates des grandes puissances européennes, de l’Empire ottoman et des Etats-Unis procédèrent au partage du « continent noir » et au tracé de ses frontières, sans en avoir jamais foulé le sol.

21h00
« INDOCHINE SUR LES TRACES D’UNE MÈRE »

de Idrissou Mora-Kpaï, 71 min, Bénin, 2010

Entre 1946 et 1954 plus de 60.000 soldats d’Afrique noire sont engagés pour combattre les Viêt-Minh. Nombreux seront les soldats africains qui prendront pour épouses des femmes vietnamiennes. De ces unions naitront des enfants Métis. À la fin de la guerre, l’armée coloniale ordonne le rapatriement en Afrique de tous les enfants noirs, officiellement pour les protéger des Viêt-Minh. Certains de ces enfants non reconnus et abandonnés dans les orphelinats, sont mis aux enchères pour des adoptions de masse destinées aux officiers africains, comme Christophe.

samedi 26 novembre

10h – « LES PIEDS SUR SCÈNE »
d’Eric Legay, 52 min, France, 2006
Une réflexion et exploration du vocabulaire corporel propre au hip hop à travers l’aventure humaine et artistique de la compagnie Black Blanc Beur et sa chorégraphe Christine Coudun.


11h – « LA DANSEUSE D’EBÈNE »
de Seydou Boro, 52 min, Burkina Faso, 2002

Formée à l’école Mudra de Dakar fondée par Maurice Béjart, Irène Tassembédo a créé le Ballet national du Burkina, avant de rejoindre la France. Un portrait drôle et sensible, où derrière l’humour pointe la réalité du choc culturel qu’elle a vécu.

15h -« LES BALLETS DE CI DE LÀ »
d’Alain Platel, 1h50, France, 2006
Un documentaire tout en impressions, qui nous fait partager l’aventure humaine et artistique des Ballets C de la B, entre parcours singulier et dessein collectif.

EN PRÉSENCE DE NADÈGE LOIR ET DE ROSALIE TSAI, LE QUARTZ, SCÈNE NATIONALE DE BREST.