Histoire de la BD togolaise (1/2)

La BD togolaise fait peu parler d’elle : des auteurs peu connus, une production limitée aux frontières du pays et un faible impact médiatique. Pourtant, le pays abrite depuis quelques années une belle aventure qui est celle d’Ago média, l’une des rares maisons d’éditions du continent spécialisée dans le 9ème art. Une étonnante et rafraichissante surprise qui pousse à se pencher sur l’histoire de la BD dans le pays en deux volets.

La BD fait son apparition au Togo à la fin des années 1970. Pyabélo Bernadette Chaold Kouly (1943-1995), laborantine de profession en Allemagne (où elle était installée depuis ses 18 ans), décide d’adapter un de ses romans, Le missionnaire de Pessaré Kouloum, sous forme de scénario de BD. Dessiné par un certain Kouao Gogonata(1), Le curé de Pyssaré décrivait de façon humoristique les rapports d’un curé blanc avec les habitants d’une localité rurale du nord-est du pays. Ce premier ouvrage a d’abord été (auto)publié par La mission chrétienne en 1986. Si elle publie par la suite un album pour enfants (Le caneton égaré) et quelques autres publications pour la jeunesse, Pyabélo Chaold ne renouvellera pas l’expérience. Par la suite, suit une longue période sans production notable. Seul Fulbert Sambiani, illustrateur et professeur de dessin, publie une série (Les bons vivants) dans un hebdomadaire des années 1980. Sambiani (qui avait commencé, encore lycéen, dans la presse locale en 1968) se contentera, avec d’autres, d’animer le jeu des sept erreurs et de proposer...

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