Les médias face au génocide rwandais

Table-ronde au festival de Cannes, mai 2006

Animé par Catherine Ruelle (RFI), la Semaine de la Critique a proposé un débat faisant suite à la projection du film de Jean-Christophe Klotz, “Kigali, des images contre un massacre”, sur la question du rôle des médias face à des événements comme le génocide. Les intervenants réunis étaient Bernard Kouchner, Catherine Monnet, grand reporter à RFI, Jean-Christophe Berjon, délégué général de la Semaine de la Critique, Serge Le Péron, cinéaste, Abderrahmane Sissako, cinéaste et Alain Wieder, Arte.

Jean-Christophe Klotz : le but du film était de redonner du sens aux images brutes. L’image ne fait pas sens d’elle-même : c’est le commentaire et le montage qui le font. Bernard Kouchner : ce génocide que l’on dit télévisé n’a été retranscrit qu’au début. Tous les journalistes sont rapidement partis, n’est restée que la Croix rouge. L’image du massacre elle-même est très rare. Le relais de l’opinion publique est essentiel mais elle s’est détournée de ce massacre. L’explication politique qui avait été fournie des massacres précédents était politique, en tant qu’une intervention américaine, les Etats-Unis aidant l’Ouganda de Museveni. La France a tenté de s’approprier la région, elle essayait de récupérer des possessions belges (Congo) et de repousser la pénétration anglaise par l’Ouganda. Pour le président Mitterrand, c’était une histoire de serfs et de seigneurs. Il n’y pas eu complot mais appel au génocide des Tutsis e...

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