Qu’Allah bénisse la France…

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Le rappeur Abd Al Malik a décidé d’adapter à l’écran son livre paru en 2004, Qu’Allah bénisse la France. Le film est à l’affiche, depuis le 10 décembre dernier. Les poètes Marc Alexandre OHO BAMBE et Mathieu MARIE-EUGENIE sont allés à la rencontre de l’auteur devenu réalisateur, pour échanger.
Sur sa démarche artistique et son engagement citoyen.
Interview vidéo.

« Sur le détroit de Gibraltar, il y a un jeune homme qui va naître, devenir celui que les tours empêchaient d’être… » clamait Abd Al Malik dans Gibraltar.
Et il est né, ce jeune homme.
Rappeur, slameur, et réalisateur.
Acteur de sa propre vie.
En effet Abd Al Malik joue avec les cartes du destin et les codes, il rappe, slame chante la fraternité et le respect des différences, et depuis N.A.P (New African Poets) son premier groupe monté avec son frère Bilal, il continue de se réaliser.
Artistiquement, pleinement, harmonieusement.
L’homme a trouvé la paix de l’âme dans l’art, l’amour et l’islam, et il s’est donné pour mission d’investir le seul champ qui selon lui permet le changement des mentalités, le champ poétique : celui du « Face à face des cœurs », celui de tous les possibles.
Abd Al Malik a choisi son camp, celui des poètes qui transmettent leur « part de rébellion, de bienfaisance, de merveilleux », et son chant intime touche à l’universel et résonne.
En nous.
Qu’Allah bénisse la France était un livre, paru en 2004 trois ans après les attentats du 11 septembre.
Abd Al Malik a choisi d’en faire un film qui sort en 2014, dans un contexte peut-être encore plus sensible, par rapport à la religion musulmane dans le monde.
Le film est dans les salles en France, depuis le 10 décembre.
Journée des droits de l’homme.
Comme un symbole.
Le film, et le livre parlent, de Régis Fayette Mikano qui deviendra Abd Al Malik, artiste surprenant et inclassable dans le PAF (paysage artistique francophone).
Le film, et le livre parlent, d’art, d’amour et d’islam, sans prosélytisme.
L’auteur réalisateur se livre et livre une fresque urbaine, poétique, spirituelle, profonde et profondément engagée. Cette fresque en noir et blanc, éclatante de lumière, c’est son histoire. Offerte en partage.
Une histoire, une quête, une histoire de conquête.
De son être.
Une histoire, une série de rencontres, une histoire de rencontres.
Avec lui-même. Et avec l’Autre.
Dans l’art, l’amour, l’islam.
L’école de la vie.
« Il était une fois. Toutes les histoires commencent comme ça… »
Abd Al Malik rapconte la sienne, son film est une adresse à oser devenir soi-même, lutter contre la fatalité, et essayer encore et toujours, de transcender tout déterminisme.
Transcender sa condition humaine.
Peut-être par là, l’art, l’amour, la foi.
Enfouis.
En soi.

///Article N° : 12651

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