Cinéma/TV

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De Rahmatou Keïta

 » Je suis la fille de l’eau, le fleuve ne peut pas m’avaler « . Zalika Souley puise dans son origine l’indiscipline qui lui permettra malgré le qu’en dira-t-on d’être la grande actrice du cinéma nigérien.  » Si les insultes pouvaient tuer, il y a longtemps que je serais morte et enterrée, souligne-t-elle. Je me suis mise au karaté et au judo pour me défendre !  » Le Retour d’un aventurier, Le Wazou polygame, Cabascabo, Saïtane, Le Médecin de Gafiré, Nuages noirs… Les images magnifiques de ces films essentiels et trop méconnus alternent avec des plongées dans l’intimité de ce personnage hors du commun, restée pauvre…

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Réalisatrice de Al'lèèssi

Cannes, mai 2003

Comment en êtes-vous arrivée à la réalisation ? Je suis journaliste et écrivaine, ainsi que reporter pour la télévision (France 2, Arte, la 5ème). J’ai présenté des émissions, été chroniqueur, j’ai fait des documentaires, et je commençais à me sentir un peu à l’étroit dans ce milieu étriqué très franco-français. Depuis, j’ai réalisé un 26 minutes, Le Nerf de la douleur, et travaille sur J’ai fait un rêve, un long métrage sur le retour de la démocratie au Niger. Ce qui me motive, ce sont des choses personnelles, qui me touchent. Le Nerf de la douleur traite du palu pour…

Une table ronde à Cannes 2003

Cannes, 19 mai 2003

A l’occasion du festival de Cannes 2003, une table ronde animée par Serge Siritzky, PDG d’Ecran total, a réuni Serge Adda (TV5), Jacques Bidou (JBA productions), Richard Boidin (Ministère français des Affaires étrangères), Jérôme Clément (Arte), Jean-Claude Crépeau (Agence intergouvernementale de la Francophonie), Joëlle Guenier (Union européenne/FED-ACP), David Kessler (directeur du Centre national de la cinématographie), Charles Mensah (Cenaci Gabon), Marco Muller (Fondazione Oficina Sud Est), Valérie Panis (Union européenne/programme média) et Camilo Vives (ICAIC Cuba).

De Narjiss Nejjar

Ainsi donc, il existe au Maroc un village reculé où ne vivent que des femmes auxquels les bergers rendent visite. Plutôt que d’y faire un documentaire que la réticence des femmes rendait difficile, Narjiss Nejjar réalise une fiction poétique où les choses sont davantage évoquées que montrées. La vieille Mina, qui vient de passer 25 ans oubliée en prison après une rafle, amènera avec le tissage aux femmes une activité économique qui leur permette de rompre le cercle infernal de la prostitution, ce qui n’ira pas sans de douloureuses remises en causes. Son propos est ainsi de motiver les femmes…

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De Bahij Hojeij

Alors que le propos du film est passionnant : explorer les effets bouleversants de la guerre sur un personnage qui n’y prend pas parti, son problème est le traitement : un montage approximatif qui ôte au spectateur les repères sans pour autant être œuvre artistique, une musique terriblement pressante, une voix-off pénétrante, des pistes de scénario non poursuivies, une lourdeur générale… Les acteurs ne sont pas en cause, à commencer par Nida Wakim qui compose avec force Chafic, ce professeur dérouté qui ne fait plus la différence entre l’angoisse et la réalité, et poursuit des chimères affectives. Pris dans la gangue de…

De Ra'anan Alexandrowicz

Cela commence avec un conte sur des dessins d’enfant : le conte merveilleux de la Terre promise. La communauté noire du village imaginaire d’Entshongweni (dont on ne verra que l’assemblée chrétienne, stéréotype de naïveté bêtasse, inspirée de clichés sur les églises africaines-américaines, éventuellement d’Afrique australe) envoie en Israël son plus dynamique et jeune représentant, James. La naïveté continue quand il arrive en habits de fête à l’aéroport et que l’officier d’immigration lui dit qu’il est le 300 000ième à lui dire qu’il vient pour voir la Terre promise. Le voilà en prison et en instance de retour lorsqu’un loueur d’immigrés clandestins…

Actrice dans Le Silence de la Forêt

Cannes, mai 2003

Vous n’êtes pas pygmée vous-même : est-il difficile de rentrer dans la peau d’un peuple marqué par une différence importante et rejeté de tous ? C’était un peu difficile, surtout parce que c’était la première fois que je tourne dans un film. Je n’aurais jamais pensé que j’aurais un jour incarné ce type de personnage. Comment avez-vous été choisie ? Parce que je suis comédienne de théâtre. Sans être attachée à une troupe de théâtre en particulier, je fais des tournées sur des spectacles. Après avoir fait du théâtre amateur, j’ai joué avec une troupe de marionnettes, Kaska, puis avec le Kozozo Théâtre…

Interview with Faouzi Bensaïdi, by Olivier Barlet

You started out as an actor and have now moved behind the camera with three short films and this feature film. Where does your desire to make film come from? The desire to make films… The filmmakers who gave me this desire were fairly versatile. You don’t chose your heroes by chance – filmmakers I like also do theatre, draw, direct operas… they do hundreds of things. But the vital requisite in directing a film or play is to create a universe. I also like acting! I like changing hats and still stay in film! You have given yourself a…

Réalisateur de Mille mois

Cannes, mai 2003

Vous avez démarré comme acteur et passez avec trois courts métrages et maintenant un long derrière la caméra : pourquoi cette envie de cinéma ? L’envie de faire des films… Les cinéastes qui m’ont donné cette envie étaient assez touche à tout. On ne choisit par ses idoles par hasard : les cinéastes que j’aime font de la mise en scène, dessinent, font de l’opéra… Une multitude d’activités. Mais la nécessite vitale de la réalisation ou de la mise en scène est de me permettre de créer des mondes. Etre acteur me plaît aussi ! Je suis dans un état de légereté agréable. J’attends…

Acteur dans Le Silence de la forê

Cannes, mai 2003

Pas évident ce rôle de Gonaba au milieu de la forêt ! Moi qui suis très parisien dans l’âme, j’étais époustouflé en lisant le scénario et me suis dit que c’était l’occasion d’aller vers ce peuple dont personne ne parle. Un fois là-bas, je me suis aperçu qu’ils avaient tout compris à la vie. Essayant de découvrir le vrai moi à travers les personnages que j’interprète, j’étais mis en face de personnes qui avec rien arrivaient à trouver leur bonheur. Ils sont tellement simples, même en jouant ainsi la comédie, que j’ai compris qu’il ne fallait pas se casser la tête…

Interview with Didier Ouenangaré, by Olivier Barlet

Co-director of the film Le Silence de la Forêt with the Cameroonian director Bassek ba Kobhio, Didier Ouenangaré comes from the Central African Republic.

De Didier Ouenangaré et Bassek ba Kobhio

Avec Eriq Ebouaney tenant le rôle principal dans les deux films, c’est comme s’ils se répondaient : le héros du Silence de la forêt est une sorte de Lumumba (de Raoul Peck) revenant en terre d’Afrique après 40 ans d’indépendance. En fait, Gonaba revient d’Europe, mais il a lui aussi le verbe sûr et la même détermination à ne pas se compromettre :  » Spectateur passif de toute cette bouffonnerie, je suis autant responsable que tous les autres « , nous dit-il par une voix-off omniprésente en début de film, voix littéraire issue du livre dont est extrait le film. Il est inspecteur général des…

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Interview with Bassek ba Kobhio, by Olivier Barlet

The film seems to say, « look at yourselves first ». For several years now, I have been very interested in the question of exclusion and ethnic conflicts. The novel on which the film is based deals with the issue very well. Looking first of all at the exclusion that the Pygmies suffer from, it manages to schematise the question of racism in central Africa. Didier had an option on this book so I read it. As he has training as an editor and experience in video, I felt that we could get the project off the ground. People are only aware…

Co-réalisateur du Silence de la forêt

Cannes, mai 2003

On a l’impression que le film nous dit  » regardez-vous vous-mêmes « . Depuis quelques années, je suis très intéressé par la question des exclusions et des conflits ethniques. Le roman qui sert de base au film la traite très bien et permet de schématiser à partir de l’exclusion dont sont victimes les Pygmées la question du racisme en Afrique centrale. Didier avait une option sur ce livre et cela m’a amené à lire le roman. Comme il avait une formation de monteur et avait une expérience en vidéo, je me suis dit qu’on pouvait monter le projet. On ne connaît que les…

De Dominique Standaert

Hop a la dynamique de son titre. Mené comme un thriller à rebondissements, il captive de bout en bout grâce à des trouvailles de scénario qui tiennent moins aux procédés fort classiques et largement employés de suspens orchestrés ou de clins d’œil aux tendances révoltes des spectateurs qu’à des références poétiques qui ne sont pas sans rappeler celles des premiers films du Suisse Alain Tanner – à commencer par ce que veut dire le hop, que nous nous garderons bien de dévoiler, pas plus que ne le fait Justin, le jeune Noir héros du film. Justin est d’origine burundaise et…

Table-ronde à Cannes 2003

Nouvelle étape dans la réflexion francophone organisée par le bureau de liaison de l’espace francophone et soutenue par la Sodec et l’Agence intergouvernementale de la francophonie. La première étape avait été la table-ronde sur la circulation des images au festival de Namur de novembre 2002 (cf notre compte-rendu sur le site). Il s’agit ici de réfléchir à une meilleure synergie entre les différents mécanismes de soutien financier nationaux et internationaux.

Présentation d'"Africa cinémas", Cannes 2003

Au festival de Cannes 2003 a été présentée la nouvelle structure  » Africa cinémas « , soutenue par les différents organismes de soutien aux cinémas d’Afrique. Intervenants : Bassek Ba Khobio (Films Terre Africaine), Christian Boudier (ministère français des Affaires étrangères), Jean-Claude Crépeau (Agence intergouvernementale de la Francophonie), Etienne Fiatte (ministère des Affaires étrangères), Joëlle Guenier (Union européenne, FED-ACP), Frédéric Massin (exploitant, Mali, Cameroun), Claude Miller (Europa Cinémas), Khalilou N’Diaye (distributeur, Sénégal), Claude-Eric Poiroux (Europa Cinémas), Toussaint Tiendrébéogo (Africa cinémas).

Actualité oblige, tous se mobilisent contre le rouleau compresseur américain pour défendre la diversité culturelle dans le monde. L’enjeu est alors de savoir si l’Europe, en aidant la production d’images du Sud, se pose comme un passage obligé ou si elle permet aux pays du Sud de structurer une industrie apte à produire ses propres images. En somme, si on préfère un jeu de ping-pong Europe-Amérique ou un véritable multilatéralisme. Le festival de Cannes 2003 a été le théâtre de multiples tables-rondes et annonces de programmes de soutien aux cinémas du Sud. Radioscopie.

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Le pavillon Cinémas du Sud © Olivier Barlet
Cheick Oumar Sissoko, Pierre-André Wiltzer, Roger Dehaybe et Jean-Jacques Aillagon pour l'annonce du Plan Images Afrique au Pavillon Cinémas du Sud. © Olivier Barlet
Le jury de Cannes junior © Olivier Barlet
Des Africains à Cannes © Olivier Barlet




De Ridha Behi

« Fais-nous encore des films qui nous parlent de nous ! » L’injonction lancée durant le film au cinéaste apparaît programmatique pour ces souvenirs d’un réalisateur à qui une télévision européenne a demandé de faire un film sur ses rapports d’enfants avec le cinéma. C’est bien sûr pour lui l’occasion d’une introspection, où les savoureux moments de son enfance se mêlent à coups de flash-back à l’exposition du délabrement d’une vie de couple minée par le fait qu’il se consacre entièrement à son métier. Vous parler de vous ? D’accord, mais à travers le prisme du cinéma, en en utilisant toutes les…

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