Cinéma/TV

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Célèbre pour son rôle dans  » La Haine  » de Mathieu Kassovitz, l’acteur Hubert Koundé, d’origine béninoise, tient un des rôles principaux de  » Le Prix du pardon  » du Sénégalais Mansour Sora Wade. Il touche également à la réalisation, à l’écriture et à la mise en scène.

Entretien d'Olivier Barlet avec Nadège Beausson-Diagne

Cannes

On retrouve dans  » Le Silence de la Forêt  » de Didier Ouénangaré et Bassek Ba Kobhio l’actrice Nadège Beausson-Diagne découverte dans  » Les Couilles de l’éléphant  » du Gabonais Henri-Joseph Kumba-Bididi. Entretien avec une comédienne dynamique qui cultive le franc-parler.

A l’occasion de l’inauguration du séminaire  » Les industries culturelles « , organisé à Rabat du 12 au 16 mai 2003 par le secrétariat international du Forum francophone des affaires avec le soutien de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, le cinéaste marocain Nabil Ayouch a dressé un état des lieux du cinéma marocain, lequel est exceptionnellement représenté par deux films en sélection au festival de Cannes 2003. Il commence par présenter sa propre activité de production pour ancrer le propos et dégager les problèmes et les facteurs d’espoir du cinéma marocain.

Entretien d'Olivier Barlet avec Nabil Ayouch

Votre film semble être un projet très construit avec une volonté scénaristique très forte. Je sais que vous avez travaillé avec des associations d’enfants des rues. Comment avez-vous procédé au niveau de l’écriture, comment s’est passé l’élaboration du scénario ? J’ai travaillé avec des associations, non pas pour l’écriture, mais pour cette phase d’apnée qui a précédé le tournage qui a duré deux ou trois ans et pendant laquelle je suis allé à la rencontre de ces enfants dans la rue par le biais de cette association. Des éducateurs m’ont permis de pénétrer ce monde un peu parallèle qu’est la rue.…

D'Issa Traoré de Brahima

Un gouverneur a perdu son fils et pense qu’il a été assassiné dans le village où il était instituteur. Les villageois affirment que c’est l’esprit du boa qu’il avait tué qui a fait le coup… Pour se venger, il fait passer la nouvelle route par le bois sacré du village, où se trouve l’arbre aux fétiches… Magie du cinéma : les personnages apparaissent et disparaissent à souhait, jouant à cache-cache avec les autres acteurs. Pour les enfants, ça fonctionne à tous les coups. Les forces cachées sont ainsi bien réelles, et pas seulement animistes puisqu’un signe de croix permettra au prêtre…

De Chris Rock

Chef d'Etat

Chris Rock et Bernie Mac sont deux comiques reconnus et appréciés. Les one-man-shows de Chris Rock font un tabac depuis 10 ans, sans parler de sa carrière d’acteur qui est en plein essor. Quant à Bernie Mac, après avoir joué les comiques dans de nombreux films (Life, B*A*P*S*, The Players Club, Friday, House Party, Mo’ Money), il a décroché son propre show télévisé, The Bernie Mac Show (il fait aussi partie de l’équipe de Moesha). Pas étonnant donc que les attentes aient été élevées et que la chute en soit d’autant plus douloureuse. Parce que quand on fait une comédie, c’est…

De Neema Barnette

De festival en festival

Civil Brand a été pensé comme un film choc – un film qui accuse le complexe industriel carcéral d’emprisonner le maximum de gens pour organiser un système esclavagiste où les prisonniers, qui se trouvent être majoritairement noirs et latinos, travaillent pour moins de deux dollars par jour dans un pays ou le salaire minimum est à plus de six dollars de l’heure. Les produits se retrouvent ensuite dans les grands magasins, made in the USA pour moins cher qu’au Cambodge. Civil Brand se déroule dans une prison de femmes alors qu’une révolte se prépare. Les femmes emprisonnées le sont souvent…

By Charles Najman

On the eve of the bicentenary commemoration of the 1804 Haitian revolution, Royal Bonbon comes as an important and enlightening (but admittedly demanding) reflection. Indeed nothing is given in this difficult and highly verbose film, in which the memory of a complex and terrible history – that of a country that preceded all others, but which seems incapable of getting over its tragic neurosis – replaces any immediate action. Haitian culture, which is deeply impregnated with voodoo, recalls the old opposition between the supernatural and the fantastic. Whilst the latter manifests the modern integration of technological progress, the supernatural -…

De Charles Najman

A l’aube des commémorations du bicentenaire de la révolution haïtienne de 1804, Royal Bonbon arrive comme une importante et éclairante réflexion. Réflexion exigeante certes, car rien n’est évident ou donné dans ce film difficile, très parlé, sans action immédiate si ce n’est la mémoire d’une histoire complexe et terrible : celle d’un pays qui a précédé tous les autres et qui ne peut se sortir de sa tragique névrose. La culture haïtienne pénétrée de vaudou rappelle la vieille opposition entre merveilleux et fantastique : alors que ce dernier manifeste l’intégration moderne des avancées technologiques, le merveilleux – déjà développé au…

D'Abderrahmane Sissako

Cela commence dans le vent de sable et ce n’est pas un hasard : rien ne sera entièrement clair dans ce film qui ne juge personne, qui ne pose aucune certitude, n’ébauche aucune solution, qui au contraire se situe dans l’entre-deux de la perception, dans l’espace du sensible et de l’écoute. Nouadhibou est une petite ville de pêcheurs sur la côte mauritanienne. Abdallah va partir pour l’Europe et vient y trouver sa mère. Il ne comprend pas le hassanya qui est parlé ici mais essaye de comprendre ce qui l’entoure. C’est cette disposition qui émeut d’emblée, c’est là que ce…

Entretien d'Olivier Barlet avec Abderrahmane Sissako

Cannes mai 2002

Le film commence par un vent de sable : on y sent une opposition entre une grande clarté d’écriture et cette place laissée au vent, à l’incertitude, au questionnement sans réponse toute faite. Si cette lecture se sent dès le départ, j’ai atteint mon but : on a des intuitions mais on ne sait jamais si cela passe comme tel. J’essaye de me retrouver à travers le cinéma : je suis un peu tous mes personnages qui se posent des questions, qui ne savent pas, qui déambulent, mais avec une conviction profonde : la certitude d’être bien au fond de…

Le bilan critique du festival, la sélection complète et les palmarès officiel et prix spéciaux

Le jury de la 18ème édition du Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (22 février ‘au 1er mars 2003) a couronné « Heremakono » d’Abderrahmane Sissako, un film magnifique mais difficile, réalisé pour la télévision. Ce choix était à l’unisson de la tendance du festival de se recentrer sur la création cinématographique. Lire dans les articles liés les critiques de tous les films présentés en sélection officielle et de nombre d’autres, ainsi que, en passant par le Fespaco, les interviews des réalisateurs, la leçon de cinéma d’Abderrahmane Sissako, les interviews des acteurs Rokhaya Niang et Rasmané Ouedraogo, l’entretien avec Baba Hama, secrétaire…

Les images de l'article
Le Fespaco reste une immense fête populaire : l'ouverture a été marquée par un grand carnaval débouchant dans le stade du 4 août après avoir arpenté les artères de Ouagadougou © O.B.
Abderrahamne Sissako (à d.) et son acteur Maata Ould Mohamed Abeid portent l'étalon de Yennenga © O.B.
Rokhaya Niang dans "Madame Brouette" de Moussa Sene Absa (Sénégal). Avec "Le Prix du pardon", de Mansour Sora Wade (Sénégal), l'actrice, qui n'avait jamais fait de cinéma, a tenu le rôle principal de deux longs métrages en sélection officielle au Fespaco. (Cf. son interview sur www.africultures.com)
"La Colère des dieux", 8ème long métrage d'Idrissa Ouedraogo, a été présenté en ouverture au Fespaco (cf critique et interview du réalisateur sur www.africultures.com)
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De Mahamat Saleh Haroun

On attendait avec impatience le nouveau long métrage de Mahamat Saleh Haroun. Ses courts métrages révélaient l’acuité d’un regard teinté d’humour et d’un sens aigu du suspens. Il avait récemment développé avec son premier long métrage « Bye bye Africa » et le très beau et trop méconnu « Letter from New York » un style novateur où la question de l’image et du cinéma étaient inséparables d’une plongée dans l’intime et d’une conscience aiguë de l’état de l’Afrique. Sa recherche était à mettre en parallèle avec celle d’Abderrahmane Sissako (dont la société a d’ailleurs produit « Abouna »), tant ils partagent une inscription semblable du…

Entretien d'Olivier Barlet avec Mahamat Saleh Haroun

Cannes mai 2002

Qu’est-ce qui t’a poussé à aborder un tel sujet ? Le phénomène se développe de plus en plus au Tchad : tous les matins, des communiqués de recherche sont passés à la radio nationale par des femmes dont les maris sont partis sans rien dire. J’ai voulu travailler sur la souffrance de ceux qu’on laisse, indépendamment de celle de celui qui part. La mère parle d’irresponsabilité, mot que les enfants cherchent à comprendre. L’immigration est un des gros problèmes des années à venir. Je cite Tanger car c’est un passage et avant tout un butoir. Face à ces enfants qui…

De Adam Shankman

Dans la famille raciste, je voudrais le petit rigolo

Ce n’est pas la peine d’essayer de décortiquer le film pour lui trouver des excuses, Bringing Down the House part de tous les principes racistes que Hollywood a pu banaliser. Peter Sanderson, avocat, s’apprête à dîner avec une charmante jeune avocate blonde. Il voit débarquer sur le seuil de son pavillon une grosse femme noire fraîchement échappée de prison. Il la met bien sûr à la porte, mais Charlene sait merveilleusement créer le scandale, et Peter se voit obligé de l’accueillir chez lui et de travailler sur son cas pour la faire taire. En échange Charlene s’occupe des enfants, joue…

De Joey Garfield

Chick-A-Put-Tch-Tch…

Mais comment font-ils ? A croire qu’ils cachent un orchestre dans leur dentition. Breath Control est un documentaire sur cette branche du hip-hop qui se passe d’instrument, où le musicien n’utilise que ses cordes vocales pour harmoniser batterie, clavier, scratch, et tout autre son imaginable, selon une superposition musicale qui vous laissera pantois. Le Beat Box appartient à une longue tradition musicale, que Marie Daulne fait remonter, au biais d’une petite démonstration phono-linguistique impressionnante, au système de communication des tribus pygmées d’Afrique. Au pays du capitalisme, il fut aussi bien sûr question d’argent, ou plus précisément de manque d’argent : on sait…

De Charles Stone III

Les tambours en première ligne

Drumline est un film formule. Devon, un jeune Noir bourré de talent, est recruté par une université américaine pour redorer l’image de l’institution. Il se fait des copains, des ennemis, rencontre une fille, a de sérieux problèmes de discipline, manque de se faire renvoyer, et se rachète in fine grâce à une performance héroïque qui sauve l’équipe de la défaite. Cette fois-ci cependant, il ne s’agit pas d’une équipe de sport mais de l’orchestre de l’école, qui dans les universités dites  » historiquement afro-américaines*  » constitue une tradition que les spectateurs apprécient au moins autant que les matchs qu’ils animent. Ce sont…

De Malcolm D. Lee

Austin Black Power

Le charme, le look, la voiture à gadget et la mission impossible, ça vous fait penser à quelqu’un ? Oubliez le double zéro, Undercover Brother a pris la relève. Il travaille pour la B.R.O.T.H.E.R.H.O.O.D., organisation secrète qui se bat contre la machine infernale mise en place par l’homme blanc pour empêcher les Noirs de réussir dans la vie. The Man – l’expression générique est personnifiée par un gros vilain pas beau – a kidnappé le Général Boutwell, futur candidat à la présidence, et lui a administré une drogue qui le transforme en véritable pantin. Il abandonne la course pour lancer une…

Téléfilm de François Luciani

Diffusion France 2 les 28 et 29 avril 2003

François Luciani avait déjà réalisé L’Algérie des chimères, un téléfilm en deux parties sur la période où les colons républicains prennent possession de l’Algérie malgré la décision de Napoléon III de faire de la colonie un royaume arabe. Il y mettait en scène le rêve saint-simonien d’un mariage entre le progrès scientifique occidental et les valeurs spirituelles musulmanes (cf critique sur le site). L’Adieu lui fait écho avec le même dispositif : un héros gonflé d’idéal républicain (faire profiter l’Algérie de la civilisation) sera confronté à la constellation de pouvoirs et sensibilités qui font la carte algérienne durant la guerre de…

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De Cheik Doukouré

La pompe à eau du village étant à bout de souffle, Moussa (incarné par le réalisateur lui-même) est délégué pour en acheter une neuve à Paris. Il se heurtera à tous les déboires de l’immigré : vol, arnaques, contrôles, petits boulots. Mais il vivra aussi la solidarité des immigrés de même provenance, et surtout trouvera sa communauté avec les sans-papiers en grève de la faim dans l’église St Médard, emmenés par leur porte parole qui sera même cadrée de face dans ses prises de position. Leur expulsion violente par les CRS sera un des moments les plus réussis d’un film…

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Cheik Doukouré © OB
Cheik Doukouré et Danielle Ryan © OB




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