Cinéma/TV

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Téléfilm de Daniel Vigne

(France 2, le 16 avril 2003)

Fatou, le retour ! Trois ans après avoir été séquestrée et violée lors de son mariage forcé, Fatou revient à Paris pour un défilé. Car après s’être enfouie, elle a réalisé son rêve à Londres : être coiffeuse chez les grands couturiers. Elle voudrait en profiter pour renouer avec ses parents mais constate que sa famille est brisée. Elle s’emploiera à recoller les morceaux… Au niveau traitement, cette suite de Fatou la Malienne est la copie conforme du premier téléfilm. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Après son succès imprévu, Daniel Vigne a aussitôt proposé à France 2 une suite qui serait…

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De Gaël Morel

Samy n’a pas le choix : une équipée sauvage s’est mal terminée, un flic est mort, il doit fuir. On n’en saura pas plus : le sujet n’est pas là, l’ellipse lui tourne autour. Le sujet, c’est Samy. Sa famille algérienne l’envoie, lui qui ne parle pas l’arabe, se cacher au bled chez son grand-père. Le soleil envahit l’image, la mer s’étale à l’infini, les collines algériennes dessinent un horizon aussi beau qu’oppressant. Car ce pays a mal. Autant que Samy qui ne peut oublier l’odeur de la mort. Samy est jeune et athlétique, il se pousse à bout, s’éclate, danse, court…

De John Singleton

10 ans plus tard…

En 1991, John Singleton avait fait sensation avec son film semi-autobiographique, Boyz ‘N The Hood. Il avait 23 ans, ses personnages en avaient 18, et on sentait dans sa description de la vie du ghetto un mélange de respect, d’amertume et d’espoir, de réalisme et de naïveté, qui dénotait une proximité émotionnelle et temporelle dont dix ans de vie à Hollywood semblent l’avoir dépouillé. Boyz ‘N The Hood mettaient déjà sur le dos des familles éclatées, et en particulier des mères célibataires et des pères absents, les problèmes de violence, de sous-éducation, de grossesses involontaires et surtout de désespoir qui hantent les quartiers noirs…

Cet article n'existe qu'en Anglais

The home video saga in Nigeria is already phenomenal all over the world. But let us take time out to straighten out some thoughts and taught. Given the quantity of problems Nigeria faced since independence, especially in the last 15years, there is need absolutely for the Nigeria people to be excessively dynamic. Breaking all necessary barriers of economic norms and processes, Nigerians have emerged a new economical order, especially in the Movie Industry sector tagged « Home Video Film ». The business of film making in Nigeria, like many other African countries, dated back to Pre-colonial rule, when Government used filmmaking as…

Entretien d'Olivier Barlet avec Mama Keïta

Tunis, octobre 2002

La référence au Fleuve de Renoir est-elle voulue ? Non, mais je savais que je m’appropriais un peu son patrimoine ! Je suis allé au CNC pour vérifier si je pouvais en reprendre le titre. Mais c’est davantage une référence affective. La référence à « Borom Sarret » de Sembène dans la scène où Marie va chercher une aide pour déplacer un rondin est-elle aussi affective ? La référence au Vieux est délicate. On peut être en conflit avec le père mais on ne peut pas le renier. Je me souviens d’une interview qui m’a ému, après la mort de Djibril Diop…

Entretien d'Olivier Barlet avec Mohammed Soudani

Namur, septembre 2002

Une opposition apparaît dans le film entre le cinéma, processus lourd, et la photographie qui se fait beaucoup plus discrète. Michael von Graffenried a fait des photos pendant près de dix ans et on revient sur la trace des gens photographiés. C’est cette relation qui m’intéressait : la personne avec la photo. Si j’avais pris le photographe comme sujet, il y aurait eu déplacement. Les photos sont des protagonistes : elles m’ouvrent non seulement à la personne photographiée mais aussi à sa famille, son milieu, son expérience. C’était de l’aventure. Aviez-vous un contrat au moins oral entre vous ? Je…

De Mohammed Soudani

De 1992 à 1999, Michael von Graffenried, un photographe suisse, fixe en images une Algérie plongée dans le chaos. Il y retourne avec Mohammed Soudani pour retrouver les gens qu’il a photographié, muni du livre où sont publiées les photos. Ils retrouvent le même désarroi que les images avaient fixé : l’évocation des gens abattus, une jeune fille qui ne peut oublier l’horreur vécue durant le massacre de sa famille, une jeunesse totalement dépourvue d’espoir et qui en rit amèrement, une peur inscrite en chacun. Cette peur, « elle est mon ombre : elle me suit partout et je l’accepte », confie…

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Mohammed Soudani © O. Barlet




De Dieudonné Ngangura Mweze

Figure d’immigré, Paul Musuamba est extrême mais incarne jusqu’à la folie la contradiction inhérente à la perte des racines. « Les fruits de l’exil sont amers », rappelle le réalisateur dans ses rares incursions en voix-over. Ici, l’amertume a un nom : la peur de se perdre. Ce n’est pas seulement d’une perte des valeurs acquises durant l’enfance qu’il s’agit mais d’une perte de soi : il s’accroche désespérément et sans nuances aux préceptes de son père, refusant de changer à la faveur de son nouvel environnement, inconscient aussi que l’Afrique change elle-même et que son refus de l’intégration ne le préserve…

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Entretien de Souleyman Bilha avec Monique Mbeka-Phoba

Cotonou, le 4 mars 2003

 » Le dialogue entre les réalisateurs et les comédiens a été escamoté.  » C’est ainsi que s’exprime la réalisatrice congolaise (RDC) résidant au Bénin, Monique MBEKA PHOBA, membre du jury du court métrage au Fespaco 2003. De retour à Cotonou, elle nous confie ses appréciations sur la grande messe du cinéma africain tenue du 22 février au 1er mars à Ouagadougou.

De Samba Félix Ndiaye

En deux images, le film débute par une position dont il ne se départira pas et nous savons d’entrée que ce regard est juste. Deux images parfaitement émouvantes. La première est un homme et une femme sur un vélo. Ils savent qu’ils sont filmés et regardent la caméra en souriant. La deuxième montre des gens qui marchent sur la route. Eux aussi savent que la caméra les fixe. Elle les cadre en contre-plongée, presqu’à raz du sol, les magnifiant en tant qu’être humains. D’entrée, en deux images, ce film est magnifique. Ces deux images-manifeste disent que ce film est un…

By Samba Félix Ndiaye

Two opening images establish a position that the film maintains throughout, and we know right from the start that this is a just vision. Two truly moving images. The first is of a man and a woman on a bike. They know that they are being filmed, and look smilingly into the camera. The second shows people walking along a road. They too are aware that they are being filmed, the camera framing them in a low-angle shot, almost down at ground level, magnifying them as humans. Right from the outset, in the space of these two images, this film…

De Régina Fanta Nacro

Il y a une façon de cadrer une personne et de l’éclairer qui la magnifie et souligne son humanité. Fanta Régina Nacro possède cet art et « Vivre positivement », qui regroupe essentiellement la parole des gens, se voit dès lors non seulement sans ennui mais avec une réelle émotion. Alors que son précédent court-métrage, « Le Truc de Konaté », invitait à utiliser les capotes en une fiction pleine d’humour et superbement menée, ce film franchit le pas de l’intime du vécu pour lutter contre l’exclusion des sidéens sous toutes ses formes. L’appel à la tolérance du leader religieux qui ouvre le film…

By Fanta Régina Nacro

There are flattering ways of framing and lighting people that highlight their humanity. Fanta Régina Nacro possess this art and « Vivre positivement », which essentially gives people a chance to speak out, thus makes for captivating viewing, eliciting a real emotion. Whereas her previous short film, « Le Truc de Konaté », invited people to use condoms in a highly amusing, superbly handled fiction, this film plunges into the intimacy of people’s experiences to fight against all the forms of exclusion faced by Aids sufferers. The religious leader’s appeal for tolerance at the start of the film sets the tone. What is at…

De Pierre Maraval

Le problème de « Black » est vieux comme le monde : à force de vouloir montrer la violence d’une réalité, on est pris au piège du voyeurisme. Délibérément filmé en caméra numérique comme une série B américaine orchestrant l’enquête et la vengeance d’une femme dont un truand a tué le frère, « Black » cherche une image efficace rythmée aux sons de la salsa et du rap. Si le film n’arrive pas à convaincre, c’est qu’il est victime de son traitement, faisant fi de tout ce qui aurait donné du poids à ses personnages, lesquels sont dès lors desservis par leur inexpérience d’acteurs…

De Todd Haynes

Nous voilà transplanté dans les années 50, dans le milieu bourgeois policé qu’explorait Douglas Sirk dans ses mélodrames vernis. Pourtant, s’il en utilise tous les codes, Todd Haynes ne joue le mimétisme que pour mieux nous tromper. D’une part parce qu’il sait bien qu’il s’adresse à un public qui n’est plus dupe et ne se laissera pas retourner aussi facilement. D’autre part parce qu’il introduit des thèmes, absents des mélodrames de Sirk, que sont le racisme et l’homosexualité. C’est bien sûr tout l’intérêt de « Loin du paradis » : ce décalage entre l’élève et le modèle. Une émotion s’installe, liée à…

Les Journées cinématographiques de Carthage ont été marquées par de vifs débats sur la critique et la réception des films tunisiens. Lire les synopsis et critiques des films vus à Carthage dans les liens.

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Le centre de Tunis © O. Barlet
Cinéma le mondial © O. Barlet
Cinéma le mondial © O. Barlet
L'affiche de "Satin rouge" à l'entrée du cabaret dansant © O. Barlet
Entrée du Colisée © O. Barlet
Régina Fanta Nacro reçoit son prix © O. Barlet
Mohamed Bakri reçoit son prix © O. Barlet
Rihda El Béhi reçoit son prix © O. Barlet
Nouri Bouzid reçoit son prix © O. Barlet
Mansour Sora Wade, Rokhaya Niang et le Ministre de la Culture © O. Barlet




Cannes, mai 1999

Votre démarche actuelle de cinéma est proche de ce qu’avait pu être la Nouvelle Vague : une volonté d’indépendance, d’autofinancement ou presque, d’entraide logistique, de libération des thèmes… Oui, quand on réfléchit un peu à ce qu’a été notre cinéma durant ces trente dernières années, on se rend compte que c’est la seule issue possible : continuer à produire des films moins cher, inventer de nouvelles façons de produire des films qui nous permettent de faire ce qu’on a envie de faire, comme on a envie de le faire. La fumée dans les yeux était une première tentative, vraiment une expérimentation, qui…

De Jacques Sarasin

Voilà une méditation sur la vie en forme de blues. A travers le destin de Babacar Traoré, un musicien qui aura fait chanter tout le Mali à l’heure de l’indépendance, c’est l’histoire du pays qui se profile sur un mode intime : l’euphorie d’une société à construire quand il chante « Enfants du Mali indépendant, prenons-nous en charge », la concurrence entre les grins (bars à musique) et les réunions politiques, la rupture de la dictature incarnée par la mort de l’être cher (sa femme Pierrette pouvait représenter la mère-patrie, sa perte celle d’un rêve de vie paisible dans un pays en…

Le discours de Rasmané Ouedraogo et la synthèse du colloque

ALLOCUTION DE RASMANE OUEDRAOGO A L’OUVERTURE DU FESPACO 2003 AU STADE DU 4 AOUT Excellence Monsieur Le Président du Faso ; Monsieur le Premier Ministre ; Messieurs Les Ministres ; Honorables Députés ; Distingués Représentants des Organisations Internationales et Interafricaines ; Autorités coutumières et religieuses ; Chers amis du cinéma africain ; Mesdames et Messieurs ; La vie est faite de moments de joie et de moments de tristesse. Je voudrais pour commencer mon propos vous inviter à partager avec les comédiens dont j’ai l’insigne honneur de représenter à cette tribune, une pensée pieuse pour ceux d’entre nous qui ne pourront pas être de la fête, du fait…

De Fernando Meirelles

Adapté d’un roman de 600 pages de Paulo Lins, c’est au Brésil Noir que nous transplante ce film, celui des favelas où l’on a rarement la peau blanche. « Fusée » est un jeune de la « Cité de Dieu », une favela marquée par les guerres de gangs de dealers qui l’ensanglantent et font régner la terreur. Sa passion de la photo et sa connaissance du terrain en feront un témoin privilégié des jeux de pouvoir en place – et nous avec. Et son rapport à l’image dominera un film où la plupart des protagonistes ne savent pas lire mais sont très conscients…

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