Cinéma/TV

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De Neil Sonnekus

Confrontation entre un Noir et un Blanc qui l’accueille chez lui, « Down under » cherche à problématiser le mal-être blanc dans la nouvelle Afrique du Sud. La mort de la femme du Blanc stigmatise la perte de la domination mais aussi son autodestruction puisqu’on apprend qu’il l’a tuée. Le traitement filmique est bien en-deça de l’intention et le jeu des acteurs trop forcé, si bien que le film n’est que la caricature de ce qu’il aurait voulu être.

De Zola Maseko

Edwood Semelani, un vieux sculpteur, revient en Afrique du Sud pour une exposition lui rendant hommage. Son entretien avec une journaliste est l’occasion d’un flash-back sur une rencontre qui l’a marqué : alors qu’il avait gagné, bien qu’étant noir, le prix de la meilleure oeuvre à un concours bien doté, un Blanc vient chaque soir admirer sa statue dans la vitrine de la librairie où elle est exposée. Sans que le sculpteur dévoile son identité, une rencontre humaine aura lieu. Réalisé pour le programme de la télévision privée sud-africaine New Directions (qui a déjà donné de très beaux films), A…

De Nick Hughes

Fiction bâtie sur un des massacres perpétrés dans une église au Rwanda, 100 Days dénonce l’horreur en la montrant toute crue. Les images et le montage sont efficaces, le suspens est entretenu avant le massacre, lequel est montré dans toute sa cruauté. Tout est bon pour forcer l’émotion : zooms, filtres, éclairages, gros plans, ralentis et hémoglobine. Les casques bleus reçoivent l’ordre d’abandonner les Tutsis rassemblés dans l’église, les soldats français sont brocardés comme racistes et soutenant les extrémistes, des enfants triés dans une classe sont brûlés vifs dans une station service, un prêtre viole une jeune femme… Même si…

Et documents sur l'UCECAO et l'ARP

Nous sommes sous une paillote à l’hôtel Indépendance, avec Brigitte Baudin (Le Figaro) et Renaud de Rochebrune (Jeune Afrique), en discussion informelle avec Souleymane Cissé. Notes partielles sur les réponses de Cissé lors d’une conversation à bâtons rompus.

Entretien d'Olivier Barlet avec Rokhaya Niang, actrice sénégalaise

Ouagadougou, février 2003

Jeune actrice débutante, Rokhaya Niang joue les rôles principaux de deux films sénégalais présentés en compétition au Fespaco, « Le Prix du pardon », de Mansour Sora Wade, et « Madame Brouette », de Moussa Sene Absa.

Ouagadougou, 28 février 2003

Quel objectif poursuivaient les acteurs en se réunissant au Fespaco ? Nous voulions faire une sorte de critique sur notre profession : quelles sont ses contraintes, ses exigences, nos devoirs, avant d’aller vers une collaboration dans la production des films. Nous avons trouvé qu’il était nécessaire de créer un réseau de solidarité entre les comédiens africains pour revoir notre formation sous la forme académique ou bien de stages d’initiation des jeunes par les anciens. Nous avons ainsi créé un comité de pilotage élaborant des textes réglementaires et préparant une assemblée générale constitutive d’une structure fédérative. Il s’agit donc de construire…

Entretien d'Olivier Barlet avec Idrissa Ouedraogo

Le film semble conduire à une question centrale, question posée au spectateur, de savoir quel est ce « quatrième pouvoir » que l’Afrique a refusé et qui lui aurait permis de trouver sa place dans le monde. Le film ne le dit pas, je suppose donc que cela reste une question posée ? On ne le sait pas, effectivement, mais on peut supposer que l’Afrique, à l’exemple du pays mossi, est entrée dans un cycle de combat et de violences pour le pouvoir, pour l’honneur et la dignité en oubliant la cohésion du peuple pour faire face à un ennemi plus fort…

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Idrissa Ouedraogo © Olivier Barlet




Entretien d'Olivier Barlet avec Baba Hama

Ouagadougou, février 2003

Baba Hama, secrétaire général du Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou, explique ici sa conception du festival et analyse les tendances actuelles de la cinématographie africaine. Il répond aussi au boycott ivoirien.

De Flora Gomes

On voit « Nah falla » avec le même bonheur qu’une comédie musicale de Jacques Demy : les chants orchestrés par Manu Dibango sont pleins de vie, les danses donnent envie de se dandiner sur son fauteuil, les couleurs sont vives, même le moindre papier-peint servant de décor. Le film démarre véritablement, instaurant un vrai suspens dont on attendra tout le film la résolution, lorsqu’on apprend que Vita, qui part continuer ses études en Europe, ne doit pas chanter parce que sa famille est atteinte d’une malédiction qui fait mourir tous ceux qui s’y risqueraient. Après un début très musical et dansé,…

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De Mama Keïta

Le fait que Mama Keïta ait repris le même titre que le film de Renoir n’est pas neutre : ici aussi, rien n’est pittoresque. Ici aussi, un puzzle relationnel baigné dans la présence des êtres et des choses. Mais alors que chez Renoir, le fleuve est passage, lumière et ressource, il est imaginaire chez Mama Keïta et c’est l’Afrique dans sa dureté qui joue ce rôle. Discrète façon de rappeler que le rapport au continent ne peut être de l’ordre de la fascination. En 1998, le cinéaste franco-guinéen David Achkar s’apprêtait à tourner Le fleuve tel une fracture, son premier…

De Moussa Touré

Le film commence par quelques images d’archives de 1998, avec des soldats qui lancent finalement « on veut la paix ». Ce sera la seule incrustation d’images de guerre dans ce film où elle est pourtant omniprésente, dans ses conséquences infernales. Nous sommes en mars 2002. Moussa Touré, cinéaste sénégalais, se trouve à Brazzaville et rencontre des femmes qui ont subi des viols à répétition durant la guerre. Leurs récits sont déchirants. Certaines ont été torturées. Les enfants de leurs grossesses forcées sont autour. Elles portent en elles le sida contracté. L’une répète à trois reprises : « Je suis encore très jeune »……

De Nabil Ayouch

Puisant dans les ficelles des films d’action américains, Nabil Ayouch fait un cinéma efficace. Son troisième long métrage en use et en abuse, avec systématisme : musique à coups de poing pour soutenir un montage serré de flashs, décomposition des mouvements en arrêts sur image, steadycam mouvant pour filmer les déplacements, incrustations d’images pour illustrer les idées qui s’imposent, effets de flou sur les paysages dans les scènes d’intérieur-voiture, cadrages coca-cola, traits de lumière dans la pénombre… Kamel est un vrai flic, on le reconnaît : on l’a vu déjà mille fois, ce flic sombre et renfermé, qui ne montre…

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De Nouri Bouzid

Il y a dans « Poupées d’argile » une très belle scène (parmi tant d’autres) : Omrane, courtier de « bonnes à tout faire » qui va les chercher au bled pour les louer aux riches familles tunisiennes, apprend que Rebeh, une de ces filles devenue femme dont il est amoureux, a été violée et est enceinte. Il lui demande de planter ses dents dans sa chair. Toute la force du cinéma du Bouzid de L’Homme de cendre et des Sabots en or est là : il donne véritablement corps à ses personnages déchirés et à la dérive. Sans en faire des moulins à…

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De Moussa Touré

L’image est saisissante : des enfants émergent au petit matin de sous les étals d’un marché de Brazzaville encore désert. C’est le groupe des « sept salopards », le nom qu’ils se sont choisis. Ce début est à l’image du film : ces enfants des rues se révèlent peu à peu, à travers la relation établie avec le réalisateur. Ce n’est pas seulement leur condition qui est décrite ici, mais des êtres blessés qui gardent leurs envies, leurs rêves, leurs jeux, leurs règles, leurs désirs. En creusant, et au-delà de la relation difficile avec leurs parents, leur blessure se révèle être la…

Entretien d'Olivier Barlet avec Moussa Touré

Namur, octobre 2002

Tu fais un film à l’extérieur de ton pays : un travail sur les enfants des rues à Brazzaville. J’imagine que tu ne parles pas le lingala qu’emploient les enfants du film. Comment s’articule un film de l’extérieur à un travail de l’intérieur ? Je crois que nous nous avons tous une dimension intérieure et extérieure. Quand on part de chez nous et que l’on va ailleurs, ce que l’on emporte de chez nous est intérieur, tandis que de l’extérieur on regarde les gens, on intériorise. Ce travail est donc universel. Je crois que mon regard va constamment se diriger vers l’humain……

Littérature et cinéma en confrontation étonnée

Le festival Etonnants voyageurs à Bamako connaissait sa troisième édition du 3 au 10 février, écumant en province à Kayes, Kita, Koulikoro, Mopti, Ségou et Tombouctou. Alors que les activités provinciales en milieu scolaire trouvent naturellement un important public, la rencontre joliment organisée dans les agréables jardins ombragés du Palais de la Culture de Bamako, rassemblant à grands frais une pléiade d’auteurs pour des débats sans grand public, clairsemant des stands d’éditeurs africains et français s’ennuyant un peu derrière leurs livres, avait quelque chose d’un peu surréaliste au milieu d’un Bamako continuant de poussiérer et pétarader dans une belle indifférence…

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Le Palais de la Culture de Bamako © O.B.
Jean-Marie Teno, Aminata Sow Fall et Gaston Kaboré © O.B.
Eliane de Latour et Fatou Keïta © O.B.
Daniel Vigne © O.B.
Le stand des éditions Donniya (Mali) © O.B.
Une allée de stands © O.B.
Kossi Efoui et Michel Le Bris © O.B.
L'atelier au travail © O.B.
Gilles Paquet-Brenner en discussion avec Imunga Ivanga et au premier plan Alain Mabanckou © O.B.
Jean-Marie Teno, Kangni Alem, Imunga Ivanga et Eugène Ebodé © O.B.
L'entrée du Palais de la Culture © O.B.
Isabelle Fauvel © O.B.
Eric Névé et François Samuelson © O.B.
De gauche à droite : Christian Boudier (MAE), Imunga Ivanga, le ministre de la Culture du Mali Cheick Oumar Sissoko, Isabelle Fauvel, Kangni Alem et Mahamat-Saleh Haroun © O.B.




La première sitcom camerounaise est signée Vincent Ndoumbé D.

Cité Campus puise dans l’univers quotidien des jeunes durant la période de préparation du bac pour aborder les intrigues amoureuses, petites jalousies, rivalités, et autres problèmes spécifiques à la jeunesse camerounaise.

Moussa Diagana et Dani Kouyaté

Fespaco 2001 : Moussa Diagana et Dani Kouyaté donnent une conférence de presse à propos de « Sia, le rêve du python », adaptation par Dani Kouyaté de « La Légende du Wagadu » de Moussa Diagana, pièce notamment représentée au festival des Francophonies de Limoges et elle-même inspirée de la légende du même nom… Février 2003 : à l’heure où romanciers et cinéastes se réunissent à Etonnants voyageurs à Bamako pour un atelier « Etonnants scénarios » sur l’adaptation d’œuvres littéraires au cinéma, la conférence de presse de Moussa Diagana et Dani Kouyaté éclaire cette question.

Après l'atelier de Namur, un nouvel atelier de cinéma de femmes est prévu

Documents : projet et bilan de l'atelier tenu durant le festival de Namur

XVIIème Festival International du Film Francophone de Namur Du 27 septembre au 4 octobre 2002 LE PROJET Le Festival International du Film Francophone de Namur propose de présenter lors de la 17ème édition un nouveau concept de travail sur le cinéma des femmes. Force est de constater la forte croissance de la place occupée par ces réalisatrices dans un milieu traditionnellement réservé aux hommes (de 2 à 12 % sur les trois dernières années). Catherine BREILLAT, Marie MANDY, Anne FONTAINE, Brigitte ROÜAN, Sandrine VEYSSET, Danièle THOMPSON, Laurence FEREIRA BARBOSA, Moufida TLATLI, Regina FANTA NACRO, Rachèle MAGLOIRE,… autant de noms mettant…

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"La cour des veuves" de A. Lompo
Karine de Villers
Carol Mansour
"A moi la pilule" de H. Zoungrana




Cannes mai 2002

Le téléfilm « Fatou la Malienne » vous a propulsé sur le devant médiatique et la suite est programmée. Avec « Nah Fala » de Flora Gomes, vous voilà dans le vrai cinéma. Ce ne sont pas les mêmes univers et c’est bien de pouvoir passer de l’un à l’autre, d’autant plus que « Nah Fala » est la première production africaine où j’ai pu tourner. C’était une super aventure et je m’y suis senti bien ! J’y interprète une jeune fille qui quitte son village natal pour aller faire ses études en France mais elle doit faire attention de ne jamais chanter car une malédiction…

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