Cinéma/TV

Cinéma/TV


D'Etienne Chatiliez

On retrouve moins dans Agathe Cléry le mordant des comédies vachardes très dans l’air du temps qui font habituellement le succès de Chatiliez. A la différence de François Dupeyron dans Aide-toi, le ciel t’aidera, nettement plus intéressant car complexe et socialement ancré, il se fait ici politiquement correct pour aborder le sujet qui fâche à l’heure de l’Obamania : le racisme. En prenant l’humoriste Valérie Lemercier pour incarner une femme d’affaires qui ne supporte pas les Noirs, les Roumains et les Arabes, mais qu’une maladie d’Addison carabinée rend noire de peau, il choisit la parodie comme angle d’attaque. Non seulement…

Les images de l'article
❮
❯
Le Chanteur de jazz
La première du Chanteur de jazz
Le Chanteur de jazz
Le Chanteur de jazz
The Very Black Show, de Spike Lee
Agathe Cléry © Pathé Distribution
Agathe Cléry © Pathé Distribution
Agathe Cléry © Pathé Distribution
Agathe Cléry © Pathé Distribution




Outre une programmation dont la diversité égale la qualité, la 13ème édition du festival de films documentaires Filmer à tout prix de Bruxelles (17-30 novembre 2008) comportait trois séances consacrées à l’Afrique. Rien d’étonnant puisque l’un de ses directeurs artistiques, Pierre-Yves Vandeweerd, coordonne un projet de mise en valeur du cinéma documentaire au Sénégal : Cinéma(s) d’Afrique(s). Nous en avons déjà évoqué dans notre compte-rendu du festival de Lussas les trois dernières productions (cf. article n°8134 sur ce site), qui ont fait l’objet d’une soirée aux débats animés. Retenons ici la séance consacrée à trois films tournés, réalisés et produits…

Entretien avec Olivier Barlet

Le Festival des films d’Afrique du pays d’Apt de novembre 2008 présentait Jean-Farès et Cousines, les deux courts métrages de Lyes Salem, ainsi qu’en avant-première son premier long métrage, Mascarades. C’était l’occasion de mieux le connaître à travers un entretien à bâtons rompus, sachant que le public n’avait pas encore découvert Mascarades qui clôturait le festival.

De François Dupeyron

Ce film a eu du mal à voir le jour. Il n’y a là rien d’exceptionnel, mais ce qui l’est plus, ce sont les raisons qui poussaient les télévisions à en refuser le scénario : une image négative des Noirs, en somme la peur de se faire attaquer. Et bien oui : on est amené à magouiller pour survivre dans notre société ! Est-ce toujours le cas des Noirs ? Bien sûr que non, mais dans la famille du film de Dupeyron, c’est possible. La différence est ici qu’il n’y a pas un personnage de Noir stéréotypé mais que tout…

Les images de l'article
❮
❯




D'Izza Génini

Dans la continuité de ses nombreux films documentant le patrimoine musical marocain rassemblés dans Maroc corps et âme (cf. critique n°3593 sur ce site), Nûba d’or et de lumière s’attache à la musique arabo-andalouse dont la nouba serait la symphonie. La vision de ces musiciens alignés donne souvent l’impression d’une musique savante, ennuyeuse et guindée. Le propos d’Izza Génini est de montrer qu’elle est au contraire profondément populaire. De fait, elle la filme en situation, sa caméra s’attardant sur des spectateurs transportés, qui adhèrent à la musique avec des gestes tendres et chantent avec les choristes. Le rythme nous gagne…

Comme chaque année, la sixième édition du festival des films d’Afrique du pays d’Apt (Vaucluse, France) a mobilisé le lycée et le collège de la ville ainsi qu’un public enthousiaste pour totaliser 6154 entrées (3146 scolaires et 3008 public), une performance dans une ville de 12 000 habitants ! Le palmarès est décerné par un jury lycéen qui a primé trois films algériens.

Les images de l'article
❮
❯
Plus une place de libre à de nombreuses séances
Lyes Salem lors d'une séance scolaire
L'espace municipal Cely aménagé par l'équipe du festival qui s'occupe des repas à tour de rôle : confort, convivialité et bonne ambiance
entrée de l'espace Cely
Espace Cély et bénévoles
La nouvelle et l'ancienne directrice du César ainsi que Damien Tschantré
Le grand boom dans la cabine de projection
Dominique Wallon (à droite) avec le proviseur du lycée d'Apt
Amor Hakkar en interview radio
Chaque matin à 11 h, rencontre avec les cinéastes
Izza Génini présentée par Dominique Wallon
Classes du lycée arrivant au César
Daoud Alouad-Syad et Dominique Wallon lors des rencontres de 11 h
Angèle Diabang-Brener et l'un des élèves de la classe d'électronique du lycée professionnel qui ont réalisé Electro for ever
Le producteur Toussaint Tiendrebeogo qui passait par là
Lyes Salem
Daoud Alouad-Syad
Olivier Barlet et Amor Hakkar
Marie Clem et Amor Hakkar
Gaston Kaboré, Lyes Salem, O.B. et Dominique Wallon au lycée d'Apt sous la pluie
Gaston Kaboré en séance d'autographes
Angèle Diabang-Brener et les élèves de la classe d'électronique ayant réalisé Electro for ever
Dominique Wallon et Jean-Pierre Lledo
O.B et Gaston Kaboré
Mahamat Saleh Haroun et Gaston Kaboré
Mahamat Saleh Haroun et Amor Hakkar
O.B. et Mahamat Saleh Haroun
Lyes Salem et des membres du jury lycéen
Le jury lycéen
Le jury lycéen durant son dîner quotidien
Séance de travail du jury lycéen à l'espace Cély
Séance de travail du jury lycéen à l'espace Cély
Séance de travail du jury lycéen à l'espace Cély
Le jury lycéen délibère en secret
Le jury lycéen présente son palmarès
Lyes Salem reçoit le prix de la fiction pour Mascarades




De Leïla Kilani

« Ils sont encore vivants : ils s’agitent dans nos corps, dans nos consciences » : le Maroc n’en a pas fini de conjurer ses années de plomb, lorsque le pouvoir d’Etat a fait disparaître à l’abri des regards et du contrôle international les militants des mouvements d’opposition. En janvier 2004, une Instance pour l’Equité et la Réconciliation a été mise en place pour un an par le nouveau roi. Devant l’avalanche de dossiers, au moins 30 000, elle sera prolongée de plus d’un an, et le travail continue encore aujourd’hui. C’est sur son inauguration que commence Nos lieux interdits, mais Leïla Kilani prend déjà…

Les images de l'article
❮
❯




De Daoud Alouad-Syad

Un sac de plastique s’accroche à un arbuste et repart avec le vent : lorsqu’En attendant Pasolini commence, Tarfaya continue. On retrouve effectivement dans ce quatrième film une bonne partie de ce qui fait la qualité du cinéma de Daoud Alouad-Syad : une image de photographe attentive aux objets et aux signes, la mise en perspective par l’utilisation des grands espaces, le temps des êtres plutôt que celui du récit, un entre-deux imaginaire magnifiant les personnages, un flottement général dans l’attente et la quête, une sensualité diffuse, la poésie comme écriture aussi bien que comme vision du monde. Mais ici, Daoud ajoute…

Les images de l'article
❮
❯




Table-ronde au Festival international du film du Caire, 20 novembre 2008

Le festival du film du Caire, organisé sous l’égide du ministère de la Culture, propose chaque année une compétition internationale, une compétition de films arabes et une série de panoramas, avec pour sa 32ème édition un focus sur droits de l’homme, un choix que le ministre de la Culture, Farouk Hosny, a expliqué en insistant sur les changements politiques mondiaux et leur importance dans le monde arabe. Avant de rendre un petit hommage en images à Youssef Chahine, la cérémonie d’ouverture, présidée par Omar Sharif, avait mobilisé à grands frais un bon nombre de stars hollywoodiennes pour accentuer l’aura internationale…

De Steve McQueen

A quoi bon revenir aujourd’hui sur la dramatique grève de la faim menée par les prisonniers politiques de l’IRA en 1981 à la prison de Maze ? Neuf moururent avant de faire céder le gouvernement britannique sur leurs revendications : ne pas porter d’uniforme de prison, être dispensé du travail carcéral, pouvoir côtoyer d’autres prisonniers, recevoir une visite, une lettre et un colis par semaine. En somme d’être considérés comme des prisonniers politiques. Même après la grève et les morts, ce statut ne leur sera jamais officiellement accordé. Face à un système carcéral humiliant, les prisonniers républicains n’ont plus que…

Les images de l'article
❮
❯
Hunger, de Steve Mc Queen © Becker Films International
Hunger, de Steve Mc Queen © Becker Films International




Festival international du Cinéma Méditerranéen de Montpellier 2008

Du 24 octobre au 2 novembre 2008 a eu lieu à Montpellier la 30e édition du festival international du Cinéma Méditerranéen. Le long-métrage Le Chant des mariées de Karin Elbou, situé à Tunis sous occupation allemande en 1942, et Un fiancé pour Yasmina d’Irène Cordona, qui dénonce le malaise d’une jeune Marocaine immigrée en Espagne, ont reçu respectivement les prix du soutien technique Eclair Laboratoires et du public du quotidien régional Midi Libre. Quant au prix le plus important du festival, l’Antigone d’or, il a été décerné par la Ville et l’Agglomération de Montpellier au serbe Goran Markovic, auteur de…

Table ronde aux Journées cinématographiques de Carthage 2008

Une table ronde professionnelle s’est déroulée les 29 et 30 octobre 2008 à l’occasion des Journées cinématographiques de Carthage autour de la question des nouvelles technologies et des nouvelles manières de produire et de raconter pour et par le cinéma. Il s’agissait de définir les continuités et les ruptures, d’étudier les spécificités du nouveau modèle, ses possibilités et ses contraintes, et de débattre des tendances qui se dessinent. Un cycle de projections aux JCC de films à petit budget illustrait cette table ronde.

Les images de l'article
❮
❯
de gauche à droite : Daniel Burlac, Nabil Ayouch, Rashid Masharawi, Rod Stoneman © O.B.




De Karim Dridi

« Si je n’étais pas métis, je ne ferais pas de cinéma », déclarait Karim Dridi dans un entretien avec Jean-Luc Douin. Rien d’étonnant dès lors à ce qu’il prenne un métis comme personnage principal de son dernier film. Marco, alias Khamsa de par la main de Fatma qu’il porte autour du cou en souvenir de sa mère algérienne, a beau être gitan par son père, il reste un « bicot », et va ainsi d’exclusions en galères. Cette déchirure le force à se chercher une place autonome, dans cet acte de création permanente qu’est sa vie de paria. Il n’a pas 12 ans…

Les images de l'article
❮
❯
Marco Cortes
Marco Cortes
Karim Dridi




Comme chaque année, les Etats généraux du documentaire de Lussas, petit village d’Ardêche (France), qui se sont déroulés du 17 au 23 août 2008, proposaient une programmation Afrique concoctée par leur fondateur Jean-Marie Barbe, non comme un ghetto condescendant mais comme l’occasion de débattre et d’approfondir des films marquants autour des problématiques africaines, ainsi que des travaux issus des ateliers documentaires en Afrique.

Les images de l'article
❮
❯
Jean-Marie Barbe et Samba Félix Ndiaye
Jean-Marie Barbe, Charlie Van Damme, Khady Sylla, Angèle Diabang Brener, Malam Saguirou
Jean-Marie Barbe, Pierre-Yves Vandeweerd et des animateurs des ateliers de formation
La Cahute ardêchoise
camping
Jean-Louis Comolli, Patrick Leboutte, Marie-José Mondzain
Aux crêpes à la farine de châtaigne...
Anne-Laure de Franssu et Alice Diop
A l'entrée de la salle 1, une bénévole
Jean-Marie Barbe, Henri-François Imbert, Samba Félix Ndiaye, Madeline Robert (Africadoc)
Kati Lena Ndiaye et Angèle Diabang-Brener
André Labarthe, Jean-Louis Comolli, Patrick Leboutte, Marie-José Mondzain
Le village de Lussas
Mor Faye
Le Monologue de la muette
Le Monologue de la muette
Samba Félix Ndiaye, Jean-Marie Barbe, Henri-François Imbert
Jean-Marie Barbe, Alice Diop, Kati Lena Ndiaye
Entrée de la salle 5
restaurants
restaurant
Lussas
salle 3
salle 4 la nuit
entrée salle 5
dans la salle 5




In his critique of Mohamed Camara’s Dakan in Ecrans d’Afrique 20, 1997, Burkinabé film critic Clément Tabsoba highlights the role that African filmmakers have taken on to address pressing issues in their societies. He questions however, the relevance of the subject of homosexuality as an example. In the case of Dakan, Tapsoba also raises longstanding questions in African cinema criticism: For whom do African filmmakers make films? What message are they presenting to their audience? In rather harsh terms he suggested that Camara’s film was more about his interest in western tastes than African audiences. My project evolves from a…

Les images de l'article
❮
❯
Woubi Chérie




De Salif Traoré

Présenté en ouverture du Fespaco de Ouagadougou en 2007, Faro, la reine des eaux était très attendu, par un cinéaste confirmé, longtemps fidèle assistant de Souleymane Cissé, et venant enfin rompre le calme plat de ces dernières années dans la production malienne. A telle enseigne que le tournage en était un événement médiatisé. Déception. Le film est si léché que rien n’émeut. Le scénario ne réussit pas à vraiment animer un village où « rien ne change alors que le monde évolue ». Même Sotigui Kouyaté fait figure de patriarche sans vie. Et pourtant, les ocres et les bleus transfigurent les images…

Les images de l'article
❮
❯




Eléments d'une naissance artistique

Il y a 16 ans, le monde audiovisuel marocain a vu naître un cinéma d’un autre genre, le cinéma amazighophone. Celui-ci avance doucement mais sûrement. Il a débuté par la production de films vidéo avant d’arriver à la phase de la production cinématographique, les films pouvant ainsi être projetés dans les différentes salles de cinéma du pays. Ces films sont tournés en tamazight, une langue du Maroc profond, notamment du Sud marocain, et puisant dans un passé qui a unifié l’Afrique du Nord à plusieurs reprises. Leur style de réalisation est simple, reflétant la simplicité de la vie rurale, mais…

Les images de l'article
❮
❯
scène de Tamghart wourgh
Affiche du festival du film amazigh
Fatima JOUTAN
Affiche de Les Poupées en roseaux, d'Ahmed Baidou
Mohamed MERNICH




Dans les années 60-80, le public populaire africain adorait les films indiens, notamment les femmes qui, sans en comprendre les dialogues, finissaient par connaître par cœur les chansons à force de revoir le film, et en aimait les danses et les intrigues de mélodrames sentimentaux aisément déchiffrables à l’image. Mais les temps changent : les films de Bollywood (Bombay / Hollywood) ne font plus autant recette en Afrique. Il est temps de revoir cette historique relation à la lumière des changements affectant tant le cinéma que les sociétés dans les deux continents. Exploration sur place, à Mumbai (Bombay) et Pune…

Les images de l'article
❮
❯
Aamir de Rajkumar Gupta (2008)
Martin Chidi et ses amis nigérians, figurants à Bollywood
A Wednesday ! de Neeraj Pandey (2008)
La mosquée Babri Masjid-i Janmasthan, détruite en 1992.
Amithab Bachchan (DR)
Martin Chidi en discussion avec Olivier Barlet
Le cameraman sur le tournage de Karzzzz
The Times of India : une page entière consacrée aux métiers du cinéma, très attractifs.
Gurinder Chadha (DR)
Chameli, de Sudhir Mishra (2004)
Les chevaux sur le tournage de Karzzzz, avec en fond un studio en train d'être bâti où une scène sera tournée le soir même.
Le clapman sur Karzzzz (qui m'avait piqué mon chapeau de figurant !)
Devdas, de Sanjay Leela Bhansali (2003)
Devdas, de Sanjay Leela Bhansali (2003)
Dil se (Mani Ratman, 1998)
La Famille indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham (K3G) (2001)
Feroz Khan
Une figurante sur le tournage de Karzzzz
Figurants occidentaux sur le tournage de Karzzzz
Une fanzine de Bollywood, Filmfare
Ghandi, my father, de Feroz Khan (2007)
Twist avec le Destin (Hazaaron Khwaishein Aisi), de Sudhir Mishra (2005)
Jaane Bhi Do Yaaron (Kundan Shah, 1983)
Kal Ho Naa Ho (Demain ne viendra peut-être jamais, New York Masala) de Nikhil Advani (2003)
Himesh Reshammiya dans Karzzzz, de Satish Kaushik (2008)
Himesh Reshammiya dans le clip de Karz, la chanson du film Karzzzz de Satish Kaushik (2008)
Himesh Reshammiya et Urmila Matondkar dans Karzzzz, de Satish Kaushik (2008)
Lagaan, d'Ashutosh Gowariker (2002)
Lagaan, d'Ashutosh Gowariker (2002)
Martin Chidi discute avec un figurant indien sur le tournage de Karzzzz
Mother India, de Mehboob Khan (1957)
Mother India, de Mehboob Khan (1957)
Mother India, de Mehboob Khan (1957)
Mira Nair (DR)
Le marquage des bobines sur le tournage de Karzzzz
Om Shanti Om, de Farah Khan (2007)
Partho Sen Gupta (DR)
Tournage de Karzzzz
Tournage de Karzzzz
Tournage de Karzzzz
Rues de Pune
Tournage de Karzzzz
Le réalisateur, la star et son gardien, tournage de Karzzzz
Rock on !!, de Farhan Akhtar (2008)
The Times of India : un article indiquant que le célèbre acteur Sanjay Dutt est prêt à faire de la politique.
Le réalisateur Satish Kaushik sur le tournage de Karzzzz
Tournage de Karzzzz
Une fanzine de Bollywood : Stardust, avec le titre "Pourquoi détestent-ils tous SRK ?"
Tournage de Karzzzz : le studio monté dans la journée est opérant le soir.
Sudhir Mishra (DR)




De Lyes Salem

Avec tous ses films, Lyes Salem rafle les prix dans les festivals. Après le succès de Jean-Fares, petit bijou honoré du grand prix du court métrage à la Biennale des cinémas arabes de Paris en 2002, Cousines avait décroché le César du meilleur court métrage en 2004. Son premier long métrage ne déroge pas à la règle. Sa recette ? Une bonne dose d’humour, une belle légèreté, mais aussi un ancrage au forceps dans le réel. Comme le disait Gérard Genette, l’humour est un tragique vu de dos. Le village des Aurès où se déroule Mascarades n’est pas cité mais…

Les images de l'article
❮
❯




1 … 71 72 73 74 75 … 144