Cinéma/TV

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De Gavin Hood

L’oscar du meilleur film étranger attribué vient couronner Tsotsi alors que Yesterday (prénom de l’héroïne qui lutte contre le sida qui l’atteint pour être là le jour où sa fillette commencera l’école) de Darrel Roodt avait été sélectionné en 2005 et que Carmen de Khayelitsha (l’opéra de Bizet chanté dans un township !) de Mark Dornford-May a obtenu l’ours d’or à Berlin en 2005. Ce succès international, nouveau et inattendu, d’un cinéma sud-africain réalisé par des Blancs avec des acteurs noirs consacre aussi un choix spécifique : tourner des films internationaux en langue locale. Carmen est le premier long métrage…

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Presley Chweneyagae © MK2 Diffusion
Presley Chweneyagae © MK2 Diffusion
Presley Chweneyagae © MK2 Diffusion
Gavin Hood (réalisateur) sur le tournage © MK2 Diffusion
Percy Matsemela




Du 3 au 6 avril 2006, s’est tenu à Tshwane (nouveau nom donné à Prétoria, capitale de l’Afrique du Sud), le Sommet du Film Africain (The African Film Summit), organisé par le Département des Arts et de la Culture sud-africain et la National Film and Video Foundation (NFVF), en association avec la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI).

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Haïlé Gerima interviewant Safi Faye pendant le Sommet © C.H.




Le festival « Panafricana, les mille Afriques du cinéma à Rome » a consacré une importante rétrospective aux films italiens de l’époque coloniale qui représente une parenthèse de courte durée mais néanmoins encombrante pour la mémoire du pays. Un public encore peu nombreux par rapport à la grande curiosité que devrait susciter une première de ce genre, a pu redécouvrir une douzaine de longs-métrages tournés entre 1928 et 1942 et qui constituent l’essentiel d’un cinéma confiné aux oubliettes. (1)

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L'Afrique Orientale italienne
La Libye italienne




Nous avions déjà publié le vivant récit de Christian Tsieng sur son initiative soutenue par les Ecrans noirs de Bassek ba Kobhio de diffusion de films africains en milieu universitaire à Yaoundé. Voici ici la suite de ses aventures qui sont extrêmement intéressantes pour tous ceux qui se demandent comment ramener un public dans les salles de cinéma et diffuser les films d’Afrique.

De Pierre Javaux (France)

Producteur de quelques documentaires pour la télévision, des deux premiers films de Marc Esposito (Le Cœur des hommes et Toute la beauté du monde) et de Khorma, le crieur de nouvelles du Tunisien Jilani Saadi, Pierre Javaux passe pour la première fois à la réalisation. Souhaitant filmer « l’humanité des gens malgré leurs contraintes », il trouve un sujet idéal dans ce synopsis qui met en scène une famille de villageois durant la Seconde Guerre Mondiale dont la vie est bouleversée par l’arrivée inopinée d’un groupe de tirailleurs sénégalais perdu sur le chemin des Ardennes. Le cinéma français traite trop rarement de…

La 6ème édition du Festival Panafricana, qui s’est déroulé du 1er au 9 avril 2006 dans la capitale italienne, avait la bonne idée d’associer à l’état annuel du cinéma africain une rétrospective des films du cinéaste tunisien Nouri Bouzid, lequel fut invité à donner une leçon de cinéma. Ce fut l’occasion d’une réflexion sur ce qui fait un bon film à partir d’une sélection très variée de films récents.

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Le Teatro Palladium, où sont projetés les longs métrages © O.B.
Le Teatro Palladium © O.B.
Les spectateurs prennent place pour la table-ronde sur l'œuvre de Nouri Bouzid au grand salon de la Villa Medici © O.B.
La salle Trevi où sont projettés les documentaires et courts métrages : la salle jouxte un site de ruines, si bien qu'on tire un rideau pour faire le noir durant les projections, ambiance Fellini-Roma ! © O.B.
La salle Michel Piccoli à la Villa Medici © O.B.
Le concert lors de la cérémonie de clôture, avec Noureddine Fatty au luth © O.B.
Le jury jeunes © O.B.
Nouri Bouzid reçoit le prix Leçons de cinéma des mains de la responsable du Groupe des Missions parlementaires francophones à Rome © O.B.
La légendaire fontaine de Trevi où a été tourné la Dolce Vita © O.B.
La Villa Medici © O.B.




De Jillali Ferhati

« Un homme sans mémoire est un homme déjà mort » : on retrouve dans ces mots du film ce proverbe peul qui dit qu’un enfant sans mémoire ne chiera jamais dur. Appliqué à un pays, une génération qui ignore le passé ne peut construire un avenir. C’est avec cette conscience que le Maroc ouvre les portes de sa douloureuse mémoire, celle des « années de plomb », ces années 70 où les opposants politiques étaient arbitrairement emprisonnés comme des bêtes par un pouvoir sans merci. Fort de cette ouverture, le cinéma marocain s’est engouffré sans hésiter dans la brèche et six films ont…

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Festival Panafricana, Rome, le 5 avril 2006

Pour son intervention devant les étudiants italiens (université de Rome 3), Nouri Bouzid, qui enseigne la réalisation à Tunis, a rappelé les principes de base de son cinéma et répondu aux questions du public.

Entretien d'Olivier Barlet avec Jillali Ferhati à propos de Mémoire en détention

Rome, avril 2006

Comment un cinéaste doit-il aborder la mémoire historique dans ce moment crucial d’un Maroc qui se penche sur le douloureux passé des « années de plomb » ? En fin de compte je crois qu’un cinéaste doit, en premier lieu penser au plus simple. Et le plus simple, c’était de me dire que je ne suis ni un historien ni un politicien mais que j’ai souffert autant que ceux qui ont souffert. J’avais une position un peu de lâche à l’époque car je vivais à Paris, où je faisais mes études. Je savais ce qui se passait mais pas exactement. Il y avait…

Entretien d'Olivier Barlet avec Nacer Khemir à propos de Bab'Aziz

Ne pensez-vous pas que Bab’Aziz n’est pas un film facile pour le spectateur ? Non, je ne dirai pas ça. Je l’ai vu dans plusieurs salles et dans plusieurs pays et ça fonctionne très bien. Il n’est pas facile pour les critiques, parce qu’il leur pose un problème de structure. Les critiques ont leur propre système alors que le spectateur n’est pas dans l’obligation d’expliquer ce qu’il a vu : il ressent des choses, adhère ou n’adhère pas, est transporté ou pas. Effectivement, votre film joue sur une certaine fascination. Quel objectif poursuivez-vous ? L’objectif est très simple. Si vous…

Entretien d'Olivier Barlet avec Cheikh Ndiaye à propos de L'Appel des arènes

Pourquoi avoir choisi d’adapter ce roman d’Aminata Sow Fall ? J’avais envie de faire quelque chose sur la lutte au Sénégal car c’est un phénomène très important chez nous. La lutte vous permet-elle d’explorer l’identité sénégalaise aujourd’hui ? La lutte est une culture très ancrée, dont la tradition est très forte. Les grands combats sont à Dakar et on y rencontre les jeunes de la ville. Le héros Nalla représente leur quête. Il est issu d’une famille moderne où la tradition de la lutte est peu connue. Les lutteurs qu’il côtoie l’introduisent dans cette tradition. Vous insistez beaucoup sur la…

De Nacer Khemir

Conforme à l’écriture développée dans Les Baliseurs du désert et Le Collier perdu de la colombe¸ Nacer Khemir réalise là un film d’une sidérante beauté, aussi fascinant que fourvoyant. On se perd facilement dans ce labyrinthe, tant les récits s’entremêlent et le sens reste celui qu’on veut bien y mettre, mais on s’y perd volontiers car il nous emmène dans un monde où la poésie transcende le réalisme. Il serait dommage de n’y voir qu’une drogue destinée à plaire à l’orientaliste qui sommeille en chacun : cet appel au rêve restaure la pertinence de l’imaginaire dans la pensée, celle d’ouvrir…

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De Chantal Richard

Tous ceux que l’Afrique attire devraient absolument voir ce film. Il constitue un magnifique apprentissage d’une relation enfin dénuée des éternelles ambiguïtés héritées des représentations imaginaires de notre histoire coloniale. Julie, que l’on appelle Lili, photographe à la mairie d’une bourgade proche de La Hague en Normandie, est envoyée pour faire des photos des réalisations financées par le jumelage avec le village sénégalais d’Agnam Lidoubé. La voici donc transplantée dans un monde inconnu et la première image du film la montre en train de pencher sa tête à la fenêtre du taxi qui l’amène au village et s’imprégner de l’air…

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D'Eliane de Latour

Après avoir été anthropologue en Afrique de l’Ouest, Eliane de Latour a réalisé des documentaires depuis 1982, adoptant une écriture de plus en plus fictionnelle jusqu’à Bronx-Barbès (2000) où elle mettait en scène des « guerriers » des ghettos d’Abidjan dans des histoires très new-jack de braquages, d’amitié trahie et de réconciliation. Le film avait fait plus d’entrées dans la capitale économique ivoirienne que le record de Titanic mais avait aussi eu un certain succès à l’international, et elle aborde celui-ci avec un budget de deux millions d’euros. C’est encore de guerriers qu’elle nous parle ici, démarrant Les Oiseaux du ciel par…

De Khaled w. Barsaoui

Comment réaliser une fable sur le pouvoir à destination d’un grand public ? Khaled Barsaoui utilise ici toutes les ficelles possibles : décors bourgeois, musique enveloppante, trio amoureux permettant jalousie et quiproquos, course-poursuite et suspense. Ses références sont comme son héros celles de l’engagement ciné-club : Truffaut sur une affiche, « Andreï Roublev » de Tarkovski à la télé et surtout la reprise en copier-coller de la fameuse scène de « La Mort aux trousses » d’Hitchcock où Carry Grant est poursuivi par un avion épandeur de pesticides. Aïcha et Mehdi s’aiment depuis l’enfance mais celui-ci a dû s’exiler après les événements du milieu des années…

Succès pour le troisième Festival des Cinémas d’Afrique du pays d’Apt (4-9 novembre 2005) : la grande salle du cinéma César refusait du monde durant le week-end et a accueilli près de 4300 spectateurs dont 1850 scolaires. Le festival présentait de nombreuses fictions mais son intérêt fut aussi dans les débats houleux qu’il a suscités et qui ont tous tourné autour de la morale des images documentaires et de leur mise en scène.

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Jean-Marie Teno et Dominique Wallon
Rencontre du matin avec Thierry Michel et Mansour Sora Wade
On se presse au César
Moussa Touré avec des jeunes de Nanga def
Mohammed Chouikh en interview
Mohamed Zran et Moussa Touré
Mohamed Chouikh recevant le prix du jury jeunes pour Douar de femmes
Mahamat Saleh Haroun devant une classe
le jury jeunes présidé par Mahamat Saleh Haroun
le jury jeunes




Le 14ème colloque sur le cinéma documentaire organisé à la cinémathèque de Toulouse les 24-27 janvier 2006 par le CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information, organisme de formation des personnels de l’éducation nationale) avait pour thème  » Vues d’ailleurs – filmer l’étranger « . Parmi les films présentés : le Cauchemar de Darwin, avec un débat en présence de son réalisateur Hubert Sauper. Analyse du phénoménal succès de ce documentaire et du film dans son rapport aux spectateurs.

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Un festival attentif aux écritures émergentes, un atelier critique, une réunion du bureau de la fédération de la critique africaine et les avancées de l’association critique sénégalaise : autour du festival du film de quartier, c’est toute une dynamique qui s’est affirmée et confrontée à la fin décembre 2005 à Dakar, mettant en lumière les enjeux en cours, notamment au niveau des contenus d’une formation audiovisuelle. L’article qui suit est en grande partie construit sur la base de la réflexion conjointement développée par les participants de l’atelier critique

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Afrodisiak et Fafadi chantent ensemble à l'ouverture © ob
L'association sénégalaise de la critique, le bureau de la fédération africaine de la critique cinématographique et des participants de l'atelier © ob
le critique camerounais Jean-Marie Mollo Olinga, le critique tunisien Hassouna Mansouri et l'acteur Gora Seck © ob
lors de la réunion entre l'association sénégalaise de la critique et le bureau de la fédération africaine de la critique cinématographique © ob




Selon l’esthétique classique hollywoodienne, le héros est habillé en blanc. Il se déplace dans la lumière alors que les méchants, plutôt habillés en noirs, sont tapis dans l’ombre. Ce code de couleur s’inscrit dans une philosophie manichéenne présente à de multiples niveaux. Inutile de le préciser, le héros hollywoodien classique est blanc. En effet le cliché s’applique non seulement à la garde-robe des personnages, mais également à la répartition des rôles entre les Blancs, les Noirs, et tous les tons intermédiaires que prend l’épiderme. Les personnages secondaires, dont une des fonctions est de mettre en valeur le personnage principal blanc, ont…

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Richard Roundtree (Shaft)
Fred Williamson (Black Caesar)
Antonio Fargas (Cleopatra Jones)
Isaac Hayes (Truck Turner)
D'Urville Martin (Dolemite)
Gilbert Moses (Willie Dynamite)
Yaphet Kotto
Ron O'Neal
The Mack (Michael Campus, 1973)
Lena Horne
Tamara Dobson dans Cleopatra Jones
Pam Grier
Omar Epps
Mekhi Phifer
Taye Diggs (avec Angela Bassett)
Halle Berry
Lonette McKee (aux côtés de Kerry Washington)
Vanessa Williams
New Jack City : Ice T
New Jack City : Wesley Snipes
Jason's Lyric, avec Jason joué par Allen Payne
Bokeem Woodpine
Boyz 'N The Hood, de gauche à droite : Morris Chestnut, Cuba Gooding Jr. et Ice Cube
Bamboozled
Bamboozled
Strictly Business
Vin Diesel (ici dans Pitch Black)




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