Musique
Entretien de Sophie Bachelier avec Mme Siby
Pas d’artistes sans droits d’auteur ! A Dakar, une femme de tête dirige avec détermination ce qui est en passe de devenir un exemple pour toute l’Afrique.
Musique
Pas d’artistes sans droits d’auteur ! A Dakar, une femme de tête dirige avec détermination ce qui est en passe de devenir un exemple pour toute l’Afrique.
Il s’est constitué au Sénégal dans le dernier trimestre de l’année 1999 une association dénommée A.M.S., « l’Association des Métiers de la Musique du Sénégal ». Cette association se donne pour objectif de « défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs de la musique. ». L’AMS a pu, autour d’une plate forme consensuelle, rallier l’approbation des travailleurs de la musique (musiciens, chanteurs, techniciens de son, managers producteurs, animateurs radio etc.) L’AMS travaille en étroite collaboration avec le BSDA bureau sénégalais des droits d’auteur dont la directrice, magistrat de son état et grande militante des droits des artistes, s’est toujours battue pour que le…
Aziz Dieng travaille depuis 10 ans dans son studio « Midimusique. » Ce « home studio », première structure de ce genre au Sénégal, a permit une « démocratisation » de la musique sénégalaise. Beaucoup de chanteurs, de musiciens ont pu ainsi enregistrer leurs maquettes et multiplier leurs chances de trouver des producteurs. De ce lot, est sorti un beau bouquet d’artistes aujourd’hui connus sur le plan international : Cheikh Lô, Coumba Gawlo Seck, Positive Black Soul, Dara J, Pape Fall, El Hadj N’Diaye…
Miriam Makeba, Homeland (Putumayo)**** Depuis six ans, elle avait cessé d’enregistrer. L’album aurait du sortir l’année dernière – il sort cette année, comme pour annoncer une nouvelle ère. A travers Homeland, Miriam Makeba raconte sa vie, son pays l’Afrique du Sud, son amour pour l’Afrique. Elle invite le Congolais Lokua Kanza, sur trois titres, dont un duo, Lindelani. Un album assez varié, qui raconte le parcours de Mama Africa. Nahawa Doumbia, Yaala (Cobalt)**** La rebelle du Mali est de retour. A travers Yaala (la promenade), Nahawa Doumbia nous fait découvrir le didadi, un rythme basé sur les percussions, très dansant.…
L’édifiante histoire de Mali K7 et des artistes maliens face aux pirates ou comment forcer les pouvoirs publics à appliquer la loi sur la propriété intellectuelle.
« Kénédougou se situe dans la région de Sikassou, dans le sud du Mali, et mon village qui se trouve dans cette même région s’appelle Nébadougou, un village sénoufo où l’on fabrique des balafons. » Ainsi s’introduit Neba Solo, musicien artisan, comme il aime à le répéter, mais surtout grand maître du balafon, doué d’une technique hors du commun. « Lorsque j’ai commencé à jouer du balafon, j’ai changé ma manière de jouer et de fabriquer les balafons. Tout le monde en était offusqué, surtout mon père », ce qui ne l’a pas empêché de persister et de faire de la musique son métier…
Que signifie Wanita ? C’est un prénom imaginaire d’un personnage, d’une voix qui est en moi, qui me dit que je suis capable de réaliser l’impossible. Cette voix m’encourage, me dis que j’arriverai au sommet de cet arbre qui se trouve là bas. J’arriverai à grimper cette montagne parce que ma volonté se trouve au sommet de cette montagne. Il n’y a que deux choses que je ne contrôle pas : la vie et la maladie. Je ne sais pas si je resterai vivante assez longtemps pour y arriver ou si je serai toujours en bonne santé. Wanita m’a donc poussé et…
Rokia Traoré, Wanita (Label bleu)**** En 1998, la Malienne Rokia Traoré sortait son premier album, Mouneïssa. Le public découvrait alors une jeune chanteuse prometteuse au style atypique. Aujourd’hui, avec Wanita, elle installe son style musical. Des textes réfléchis, en bamanan et en français, qui s’inspirent de sa culture. Elle s’accompagne d’une guitare et d’instruments traditionnels (ngoni, balafon, calebasse). Un album inspiré. Youssou N’dour, Joko, from village to town (Sony)**** Enfin le nouvel album du roi du Mbalax, Youssou N’dour ! Avec Joko, le Sénégalais nous transporte dans son univers musical, du village à la ville. Le fils de la Médina marque…
C’est en remplaçant Marijosé Alié au pied levé lors d’un concert de Malavoi au Zénith que Edith Lefel entre dans la musique. A fleur de peau, son deuxième album, confirme son talent.
Résurgence commerciale déferlante de la musique dite populaire en Tunisie. Description et explications de notre correspondant à Tunis.
Ton deuxième album, « Multiculti », a été bien accueilli au Cameroun, tu as reçu les clés de la ville de Yaoundé 2, tu a été élue femme de l’année en 1998. Aujourd’hui, tu sors un troisième album solo, « Beti », conçu entre Paris et le Cameroun, Comment tu t’es organisée ? Lorsque je suis allée dans la forêt au Cameroun, c’était pour parler de « Multiculti », et j’étais frustrée de ne pas pouvoir jouer avec les musiciens locaux. Alors, de retour à Paris, j’ai composé mes titres dans le froid, et je suis repartie au Cameroun dans la chaleur. Notre pays étant celui des…
Camerounais, batteur, chanteur-choriste, Gino Sitson embrasse le monde de la musique en côtoyant Papa Wemba, Brice Wassy, Ray Lema, Manu Dibango, Wally Badaru, Steve Pott, Lucky Dube, et de nombreux autres artistes (la liste est longue). Il se singularise par le scat et les percussions vocales, exerce son talent en composant des jingles radio et des « habillages d’antennes » pour France 3. La sortie de son premier album solo, Vocal Deliria, en 1995 est un défi. Gino entre de plein pied dans la cour des grands. Le virtuose, souvent comparé à d’illustres vocalistes, propose un métissage musical qui trouve principalement sa…
Françis Bebey, Mbira dance (Gravity)**** Mbira dance, le nouvel album que propose le musicologue camerounais Françis Bebey, illustre la genèse. Il raconte « comment Dieu créa le monde en jouant de la sanza (piano à pousse) ». Cet instrument, que l’on retrouve à travers toute l’Afrique sous différentes appellations (mbira, kalimba, mbira, likembé), a le pouvoir de capter l’esprit et de saisir les émotions. Écoutez donc Breaths (souffles), du poète sénégalais Birago Diop, une ode à la nature, à nos ancêtres. Africa Sanza raconte la vie. Si vous aimez la vie, vous aimerez la musique. Mark Turner, Ballad session (Warner)**** Mark Turner…
Principal carrefour commercial durant la période de colonisation, le Mozambique fut aussi le lieu de rencontre de cultures africaines, européennes et arabes. Les descendants d’esclaves naufragés s’établissent sur les côtes et introduisent des rythmes latins imprégnés de sonorités africaines. Les instruments traditionnels (la sanza ou mbira, piano à pouce) et d’autres instruments de percussions connus en Angola tels que le dikanza ou les maracas) sont d’une importance majeure : ils structurent le rythme. « Eyuphuro », groupe créé en 1982, illustre les tendances de la musique mozambicaine. « Leur musique reflète une multiplicité d’influences aussi bien africaines qu’arabes et européennes. A leurs débuts, ils…
Française et lusophone, Ariel de Bigault consacre sa vie à la découverte des musiques afro-brésiliennes, cap-verdiennes et angolaises. Elle est l’auteur de documentaires et de CD, dont une grande anthologie sur l’Angola qui vient de paraître.
Un producteur ambitieux pourrait « remixer » des dizaines de tubes à partir de cette collection de CD, qui révèle les trésors si méconnus de l’Afrique centrale lusophone.
Luanda, la capitale, ancienne forteresse fondée en 1576 par les Portugais, fut le pôle de la musique angolaise. C’est là que s’établissent de nombreux groupes ethniques (Kimbundu, Kikongo et Umbundu) issus des différentes régions du pays. Lieu de rencontre entre les indigènes, les anciens esclaves et Européens, l’apport de ces différentes cultures va donner naissance à la semba, un rythme qui se joue avec des percussions formées par un bambou strié et frappé par une baguette en bois (dikanzas), un arc (undu) et une guitare (kokoa). Les Mbaka introduisent « le kaduke, un rituel qui consistait en une danse en plein…
Un aspect important de la « cap-verdianité » est incontestablement la musique. Outre sa fonction purement culturelle, elle sert de lien entre les îles et aussi entre les Cap-Verdiens dispersés par l’émigration. Durant les années sombres de la colonisation, de la censure et de la répression, elle a été un espace de liberté. En France , alors que des musiciens capverdiens de grande valeur y sont installés depuis longtemps, ce n’est qu’à partir des années 90, grâce notamment à Cesária Évora, que la musique capverdienne connaît un succès certain.
La culture musicale de Sao Tomé et Principe synthétise l’ensemble des rythmes des pays lusophones. Due aux descendants d’esclaves angolais établis dans le Golfe de Guinée vers la fin du XIXè siècle, ceux-ci vont ainsi introduire le matacumbi ou socope : « une musique rythmée et chantée en lungye (langue des insulaires) et jouée avec des zabumbas et mussumbas (tambours), des pintas (tambours percés dans lesquels on glisse une baguette mouillée), des puitas, canzas et cabaços (maracas) pour donner le rythme et des pitos et pitu dosçi (petites flûtes en bambou), des sanzas (piano à pouce) et des lenguene (sorte de…
El Sikameya est violoniste. Né à Oran (Algérie), ses parents lui transmettent la culture arabo-andalouse. Il se perfectionne alors dans diverses formations classiques avant de s’installer à Marseille en 1994. Il enrichit son répertoire à la rencontre d’autres musiques et propose Atifa (sentiments affectueux), son premier album. Itinéraire.