Musique

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Il y a tout juste vingt ans, à l’automne 79, une petite bombe explosait sur quelques radios new-yorkaises : personne n’imagina alors que ce « Rapper’s Delight » préfigurait la révolution hip-hop qui allait bouleverser le paysage musical de toute la planète. Pourtant elle ne datait pas d’hier !

Entretien de Boniface Mongo-Mboussa avec Manuel Boucher

Attaché de recherche à l’institut du développement social, responsable du développement culturel de Peuple et Culture Haute-Normandie, Manuel Boucher est l’auteur de Rap, expression des Lascars, L’Harmattan, 1999.

Entretien de Samy Nja Kwa avec Richard Bona

Richard Bona est né à Minta, près de Nanga Eboko dans l’Est du Cameroun. Balafoniste à ses débuts, musicien de cabaret à Douala, il séjourne en France où il suit les cours du conservatoire de Versailles, puis s’envole pour New York où il y vit depuis 1995. Et où, dans les clubs, il accompagne à la guitare basse, les plus grands jazzmen. Il sort un premier album  » Scènes de ma vie « . Il y raconte sa vie. 

Compilation Zulu House Club, Vol.1 : South Africa (Mélodie) Quand on parle de mondialisation, la dance music ou house est l’argument musical incontournable. Qu’ils soient de Londres, de Paris ou de Johannesburg, les amateurs apprécieront cette compilation. Car les accents typiques des musiques zulu et shanganes influencent à peine l’omniprésente et assourdissante rythmique house. D’autant plus que certains groupes présents sur ce premier volume (tels que Black By Nature II ou Mahlatini & Mahotella Queens) ont cartonné dans les charts internationaux. Regroupant 13 titres composés entre 1990 et 1998, l’album démontre une incontestable maîtrise du genre et illustrent les aspirations musicales…

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De Danyel Waro

Le disque du mois

Il a fallu quatre ans à Danyel Waro pour se décider à sortir son second album. Comme pour Batarsité réalisé en 1994, les amis ont dû user de persuasion pour le convaincre à faire porter sa voix et le son de ses tambours au-delà des Hauts de Saint-Paul, coin de la Réunion où il fabrique kayan, bob, roulèr, instruments traditionnels du maloya, et où depuis 1975, à travers la poésie et la musique, il voue sa vie au combat contre l’oppression de sa culture.  » Grâce au maloya, j’ai pris du recul par rapport à la philosophie cartésienne, aux jugements trop…

Nous ne vivons peut-être pas du rap mais nous vivons notre rap « . Rencontre avec un groupe dakarois sans concession.En Afrique, le rap sénégalais est sans doute celui qui s’exporte le mieux. Depuis plusieurs années, les deux groupes phares, Positive Black Soul et Daara J, foulent les scènes du monde entier et jouissent d’une notoriété internationale. Mais formatés par les labels occidentaux, ils ne sont que la façade d’un mouvement ou plutôt d’une culture profondément ancrée dans la société et la  » jeunesse  » du pays. En 1997, rien qu’à Dakar, l’association Enda tiers monde, recensait plus de 1500 groupes. Parmi eux, certains…

En 1978, Mamadou Konté, ancien ouvrier, syndicaliste et militant, fonde à Paris avec l’aide de François Béranger l’association Africa Fête, avec pour objectif la promotion de musiciens africains en France et en Europe. Ce n’est qu’à partir de 1993, au moment où ce Malien né au Sénégal décide de rentrer s’installer en Afrique, que la petite structure installera une partie de ses bureaux à Dakar dans l’Hôtel Tringa. Erigé en Centre d’Action Culturelle (CAC), le Tringa a pour vocation de promouvoir les nouveaux talents musicaux d’Afrique de l’Ouest et de mettre à leur disposition des structures professionnelles de répétition, de…

Entretien d'Ayoko Mensah avec Didier Awadi (PBS)

Le rap au Sénégal, c’est aujourd’hui près de 1500 groupes qui se cherchent… C’est le reflet d’une jeunesse déboussolée en qui on a pas su faire confiance et qui aujourd’hui, tout en fuyant les vices qui pourraient naître de l’inactivité, du chômage et de l’oisiveté, trouve son refuge dans cette musique qui rythme sa vie, qui narre sa vie, qui est en fait le journal de sa vie. Cette jeunesse aime le rap, s’exprime par le rap, car aujourd’hui elle peut dire autre chose que Yama Nekh. Elle crie pacifiquement sa révolte et espère seulement qu’elle sera entendue par qui…

Entretien d'Olivier Barlet avec Siya Po'ossi X (Gabon)

Libreville, Gabon, décembre 1998

Les Gabonais de Siya Po’ossi X (en fang :  » la terre à abattre « ) égrainent dans leur dernier CD un rap assuré et fluide avec des textes à faire grincer les dents :  » Mes rimes sont aussi des armes pour combattre ceux qui veulent nous abattre !  » Ils dénoncent les conditions de vie des jeunes et ceux qui détiennent le pouvoir :  » Vous avez pourri notre époque !  » et en appellent à une réaction africaine :  » L’Afrique, l’Afrique, c’est toi, c’est moi ! « . Leur volonté de ne pas jouer la copie des groupes occidentaux commence par l’utilisation des langues locales dans leurs textes.

Depuis trois ans, le rap est un véritable phénomène à Yaoundé et Douala, les deux principales métropoles du Cameroun. Le mouvement fait du chemin et emballe des millions de mélomanes. Malheureusement, il ne trouve toujours pas un échos favorable auprès des producteurs du pays.

Guem, Royal Dance (Le Chant du monde) Avant que le Parc de la Villette ne soit envahit par une nuée de percussionnistes débutants et maladroits, on pouvait y croiser Guem, à l’ombre d’un fourré, battant tambour avec quelques acolytes déchaînés devant une petite foule de spectateurs admiratifs. Personne ne semblait se douter que derrière ce personnage flegmatique et souriant se cachait en fait l’auteur de cinq albums et un adepte d’une très sincère philosophie des percussions, de la danse, du rythme. Né en Algérie, d’une famille d’origine nigérienne, arrivé en France à l’âge de 16 ans pour jouer au foot,…

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Des cités de la rive droite à Langon, village bon enfant, les environs de Bordeaux ont vibré à l’unisson mais sur des gammes différentes.

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Gnaouas marocains
Djiguiya & Yacouba (Mamar Kassey) © Olivier Habrial
Les danseuses du groupe Mamar Kassey © Olivier Habrial




D'Ali Farka Touré

Le disque du mois

S’il est un artiste que les paillettes du star système ne pourront soudoyer, c’est bien Ali Farka Touré. Ali’s here, le premier titre de Niafunké, son sixième album, le rappelle d’emblée :  » Tout ce que j’ai acquis à travers ma musique retourne au pays pour le peuple.  » L’enfant de la rivière, ainsi que l’on nomme ceux qui ont été désignés pour communiquer avec les esprits, parvient une fois de plus, grâce aux vibrations des cordes de sa guitare, à concentrer l’attention des amateurs – avisés – d’authenticité sur ce petit coin de Mali, situé sur les berges du fleuve Niger à…

Des Artistes venaient de partout pour le week-end de la Pentecôte (21-24 mai) dans la capitale gabonaise. L’événement ? Quatre jours de musiques, de danses, d’exposés-débats et d’expositions d’art plastique, sous les auspices du Père Paul Mba-Abessole, maire de Libreville et initiateur de cette fête. Malgré l’optimisme affiché à un jour de l’ouverture par Marguerite Makaga, coordinatrice générale des activités, rien ne présageait les grandes foules. Pourtant, dès la première activité, la conférence-débat organisée à la Chambre de commerce sur les 150 ans d’Histoire de Libreville, le public était là. Les deux orateurs, l’historien gabonais Anges Atoz Ratanga et Joseph…

Ramata Diakité, Na (Cobalt) La création de Ramata Diakité va bien au-delà de la simple fusion. Il ne s’agit pas d’une rencontre de sons et de rythmes arbitrée par un savant mixage. La chanteuse s’inscrit dans cette lignée de chanteurs ou groupes au Mali, à qui les sons techno, funk, ou acid-jazz ne font plus peur. Née dans le Sud du pays, Ramata devient chanteuse contre l’avis de ses parents, mais poussée par une de ses tantes, chanteuse, produite par le même label, elle entame une carrière, et enregistre une première cassette en 95. Na est son second album. Chaque…

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De Da Wick

Le disque du mois

Le collectif Da Wick regroupe 18 groupes antillais vivant et travaillant aux Antilles. Tomahawk est un échantillon révélateur de la maturité du mouvement dans les îles et particulièrement en Martinique. Révélateur, car les textes en Kreyol, souvent au vitriol, dévoilent l’état d’esprit d’une génération qui s’interroge, se révolte contre la fatalité historique et sociale qui réduit la jeunesse de ces endroits à l’inactivité : le chômage. Révélateur aussi de l’impact du concept littéraire de créolité, soutenu par l’ensemble des écrivains et intellectuels caribéens. Certains de ces groupes existent depuis 1989, et comme « Cénoumen » ou « Neg Lyrical », ils ont déjà produit (Hibiscus…

De Tiburce Koffi

Mise en scène : Binda N'Gazolo

L’enfer est humain Cadre dynamique plein d’avenir, costume sombre trois pièces, classe, distinction, le cheveu fraîchement coupé, jeune loup mafieux aux dents longues, beau gosse tyrannique et sûr de lui… voici le Dieu du Paradis infernal. ! La pièce de Tiburce Koffi qui a remporté le prix Gabriel Germinet de RFI en 1996 est un petit conte voltairien à la parabole aussi humoristique qu’édifiante qui dénonce avec sarcasme les dérives de notre société. Il met en scène une délégation d’humains qui se rendent au Paradis pour demander des comptes à Dieu. En effet, sa création est en piteux état : famines, guerres,…

La musique est omniprésente au MASA, et pour cause… Sur le « marché mondial des arts du spectacle africains », le théâtre ne rapporte rien, la danse pas grand chose, seule la musique africaine est une valeur sûre et reconnue…mais à la fin d’un siècle qu’elle a enchanté, il n’est pas certain que l’art et les artistes profitent de son exportation.

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