Aujourd’hui, je suis mort

Entretien de Raphaël Thierry avec Stéphanie Dongmo

à propos de son recueil de nouvelles

Stéphanie Dongmo, compte ces dernières années parmi la jeune et bouillonnante génération des critiques culturels camerounais. Le 12 décembre 2012, j’ai eu le plaisir d’un échange avec elle dans le quartier de Belleville, à Paris. Au cours de cette rencontre, j’ai eu l’occasion de lui poser un certain nombre de questions à propos de son premier ouvrage Aujourd’hui je suis mort, publié aux éditions L’Harmattan. Ce recueil de nouvelles est profondément ancré dans le quotidien camerounais. Au fil de ses courts récits, Stéphanie Dongmo s’attache à décrire une société pleine de tristesse et de douleurs, à donner une voix à ceux dont on parle si peu, à décrire leurs morts et – surtout – à donner un sens à leurs vies.

Je peux mettre une date sur la première fois où j’ai croisé Stéphanie Dongmo. C’était le 10 juin 2010. J’étais alors dans un taxi avec mon ami, l’éditeur François Nkémé. Nous traversions le quartier Tsinga, à Yaoundé. Le taxi s’est arrêté pour “charger” un passager supplémentaire. Stéphanie Dongmo est montée dans la voiture et, comme François et elle se connaissent, ils ont entamé la conversation. Stéphanie nous a alors appris le décès de Ferdinand Léopold Oyono, illustre auteur d’Une vie de boy, du Vieux nègre et la médaille, de Chemin d’Europe… J’aurais tant aimé pouvoir m’entretenir avec cet auteur que je n’ai alors pas pu m’empêcher de penser – &eacu...

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