Cinq jours d’une vie

De Souleymane Cissé

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La vie d’un jeune homme parmi d’autres. N’Tji, trois ans après son baptême rituel, est orphelin. Son oncle est chargé de la tutelle et de son éducation. Ce dernier envoie l’enfant à l’école coranique. Commence alors pour N’Tji une vie d’esclave et de nomade car il est désormais obligé de parcourir le pays en compagnie du marabout, son maître. A peine a-t-il le temps de lire et réciter un verset du Coran. Il quitte l’école coranique sans formation concrète, mène une vie de vagabond et se met à voler. Il se fait prendre et condamner à trois ans de prison. De la naissance à la prison, il aura franchi quatre jours de la vie. Le cinquième jour est le jour de sa libération. A sa sortie, son oncle le persuade de rentrer au village.
« Cinq jours d’une vie » est avant tout la vie d’un individu comme on en rencontre souvent. Ce film-témoin sur une institution fortement ancrée dans les sociétés musulmanes, l’école coranique, dénonce sa fonction anti-éducationnelle quand elle ne prépare pas l’enfant à assumer honnêtement son destin – une réalité dont les effets sont nocifs aussi bien pour l’individu que pour la société entière.

1973, 35 mm, NetB, 50 min., avec Falaye Dabo et Mariam Thiam. ///Article N° : 2166

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