La Leçon de cinéma de Souleymane Cissé

Journées cinématographiques de Carthage, 20 novembre 2012

“J’avais décidé à partir de 1988 de ne plus venir aux JCC quand j’ai constaté que le film qui avait obtenu le Tanit d’or était empêché de sortir dans les salles du pays”, a déclaré Souleymane Cissé en introduction, répondant à la question de Mohammed Challouf, organisateur de la rencontre, sur son absence au festival. Aujourd’hui, les choses ont changé et la société de production tunisienne Caravanes productions est impliquée dans la production du dernier film de Souleymane Cissé, un hommage intimiste à Sembène Ousmane. Les JCC 2012 ont consacré une rétrospective au cinéaste malien et cette leçon de cinéma, modérée par le critique et universitaire sénégalais, président de la Fédération africaine de la critique cinématographique, Baba Diop, a été précédée de la projection du film que lui a consacré Rithy Panh dans la série Cinéastes de notre temps. Mais Souleymane Cissé a vite préféré laisser la rencontre évoluer en fonction des questions plutôt que de suivre l’approche biographique préparée par Baba Diop…

Baba Diop : Je dirais que ce qui caractérise Souleymane Cissé, c’est d’être un cinéaste de l’espace et du temps. Des grands espaces mais aussi le temps des anciens autant que le temps de l’actualité. Il est aussi un cinéaste de la mémoire, un redresseur de tort car il traduit dans l’image l’injustice qu’il ressent dans sa chair. Vous qui avez dit à Rithy Panh que votre cin...

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