Nkolo

De Lokua Kanza

De l’opus précédent, les fans retiennent ce malentendu. Plus vivant s’inscrivait sur une ligne de pop en langue de France, à la fois audacieuse et décomplexée. Une orientation inattendue de la part d’un artiste congolais classé world par souci de langage mesuré. Lokua a toujours rêvé de riffs de guitare rock et de mélodies parigotes taillées en sous-sol selon ses proches. Il fit appel à des plumes alertes pour cet album notamment, celles de Marie Nimier, prix Médicis, et de Camille, feu follet de la chanson hexagonale. Mais les critiques et les fans, à l’instar d’anciens producteurs, lui en ont sérieusement voulu, au point de le faire ressentir dans les bacs. À Parisiens du Monde, Lokua confie qu’il a alors ” senti une sorte de racisme latent chez certains critiques sur l’air de ” tu peux nous parler en français mais on préfère quand tu chantes avec tes langues bizarres “. Le pire, c’est que de l’autre côté, les Africains me reprochaient de les avoir abandonnés ! ” L’artiste aurait, semble-t-il, écoulé moins de disques, en conséquence. Mais il en faut probablement plus pour terrasser une voix aussi habitée… Pascal Lokua Kanza nous revient donc du Brésil, où il réside depuis bientôt deux ans, avec un album aspirant à l’éternité. Nkolo, qui signifie ” Dieu ” en lingala, charrie de la douceur et de l’apaisement. Elanga ya muinda, le titre en ouverture, invite à partager la lumière enfouie en chacun de nous. Une musique qui parle de spiritualité sur un temps suspendu. Cinq années d’...

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