Cinéma/TV

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De Khaled Ghorbal

A 17 ans, Fatma a été violée par un cousin. Elle est en reste cassée mais n’en parle à personne. Poursuivant ses études, elle rêve d’être libre et rencontre Aziz. Elle l’aime, ils se marient et elle est prête à tout pour conserver cette union, sauf à perpétuer l’hypocrisie ambiante sur la virginité… Fatma est à la limite de la fiction tant sa volonté est de témoigner de la condition de la femme tunisienne. Un regard d’homme qui se donne les moyens de respecter son sujet. Epurant au maximum tant l’image que le traitement, Khaled Ghorbal permet à ses personnages,…

Entretien d'Olivier Barlet avec Régina Fanta Nacro

Cannes, mai 2001

Les courts métrages de la Burkinabée Fanta Régina Nacro rencontrent un succès considérable. Sélectionné par la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2001, Bintou, réalisé dans le cadre de la série Mama Africa initiée en Afrique australe, venait d’obtenir le prix du court métrage au Fespaco de Ouagadougou.

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Puk Nini




Barbecue Pejo (Africultures 24), Djib (Afr. 32), Mama Aloko (Afr. 44, avec un entretien), bientôt La valse des gros derrières : il fait des longs métrages avec des budgets de courts métrages mais à la chaîne, un ou deux par an !

Les cinémas d’Afrique, une exception ? Oui, par bien des côtés. D’abord par leurs bides répétés ! Alors que la fréquentation des salles a augmenté en France de 11 % en 2001 et que le cinéma français résiste bien contre le bulldozer américain, les rares films de réalisateurs d’ascendance africaine ont bien du mal à rencontrer un public occidental qui se contrefout de l’Afrique réelle, différente de l’image qu’il s’en fait, après l’avoir largement exotisée dans les années 80. L’Afrique est au ban du monde, son cinéma itou. Ensuite par la manière dont on en parle. Ou n’en parle pas.…

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Sia, le rêve du python, de Dani Kouyaté, Burkina Faso (2001) Sur la légende du Wagadu, une fable essentielle sur le pouvoir et la folie. © DR
Dôlè, d'Imunga Ivanga, Gabon (2000) Les 400 coups des enfants des matitis de Libreville, grand prix au Festival de Carthage. © DR
L'Afrance, d'Alain Gomis, France/Sénégal (2001) La dérive d'un sans-papiers (cf Africultures 44).v © DR




Entretien d'Olivier Barlet avec Malick Sy

Namur, octobre 2001

Samba Felix Ndiaye, Jean-Marie Teno, Sarah Maldoror, Anne-Laure Folly, Monique Phoba… Les cinémas d’Afrique ont de grands documentaristes. Le Sénégalais Malick Sy a réalisé Les Pillules du mal sur le trafic des médicaments frelatés, Idrissa sur le réalisateur Idrissa Ouedraogo et Kankouran sur l’initiation des jeunes gens. Trois sujets risqués.

Entretien d'Olivier Barlet avec Jean-Marie Teno

Ouagadougou, février 1999

Créée en 1999, la Guilde africaine des réalisateurs et producteurs regroupe des cinéastes d’origine africaine résidant principalement en Europe. Le cinéaste camerounais Jean-Marie Teno (auteur de nombreux documentaires comme récemment Chef ! et Voyage au pays ainsi que d’un long métrage de fiction, Clando) en expliquait les objectifs et l’esprit au Fespaco de la même année.

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Jean-Marie Teno




Entretien d'Olivier Barlet avec François Woukoache

D’emblée remarqué par son premier court-métrage novateur, Asientos (1995, cf entretien dans Africultures 6), le Camerounais François Woukoache a réalisé en 1998 La fumée dans les yeux (cf Africultures 35) et Fragments de vie. Il plaide ici pour un cinéma du réel proche du public, en radicale rupture avec « le cinéma africain ».

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La fumée dans les yeux




Entretien de Patrice Montfort avec Tunde Kelani et Zeb Ejiro

Entretien croisé avec deux réalisateurs phares du cinéma nigérian : Tunde Kelani de Mainfram Production et Zeb Ejiro, alias Mr Presidio, plus connu sous le surnom de Cheikh de la home video.

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© DR




D'Alain Gomis

Le papier qui suit est une ébauche parfaitement incomplète et imparfaite, rédigé dans des circonstances d’urgence, pour couvrir ce grand film qui s’affirme comme un manifeste. Une analyse devrait le remplacer mais on trouvera dans divers articles des éléments mettant en exergue différentes scènes du film.

Entretien d'Olivier Barlet avec Alain Gomis

Voilà un personnage très sûr de lui au départ mais qui devra se casser la figure pour finalement s’y retrouver. Quelle était votre volonté à travers un tel destin ? C’est l’histoire d’un jeune homme dont l’action et la volonté sont déterminées par beaucoup de choses : aussi bien sa provenance, sa nationalité, la société dans laquelle il a grandi et sa culture, tant au niveau de l’organisation sociale que familiale. Il est déterminé et il défend des idées justes. C’est un jeune homme qui est étudiant en France mais qui se dit qu’il faut retourner au Sénégal, pour reconstruire…

De Jean Odoutan

Voilà une femme d’une cinquantaine d’année, une matrone, qui tient un restaurant dans un quartier populaire de Paris, et y vend des bananes frites. Elle a un souci : le service d’hygiène va passer et il lui faut trouver 1000 F dans les deux jours sinon elle doit ferme. Mais c’est là un prétexte pour raconter cette faune qui fréquente son resto. Et notamment ces gamins de la DASS qui trouvent refuge et un peu d’amour maternel auprès de cette femme. Comme dans Djib, démission des parents et quête de solidarité soudent des personnages en quête d’amour. Une fois de…

Entretien d'Olivier Barlet avec Jean Odoutan

Barbecue Pejo se déroulait au Bénin, Mama Aloko et Djib en France. Quel est le sens de ce passage de l’Afrique à Paris ? C’est du Jean Odoutan, né au Bénin, venu en France. Il raconte d’abord une aventure africaine pour marquer son identité africaine. Puis il fait Djib, qui est une sorte d’autobiographie – quand il était à la DASS et qu’il a vécu dans une famille française. Mama Aloko est une suite logique du même Jean Odoutan, de son passage à la DASS, puis de ses fréquentations des quartiers populaires de Paris où l’on rencontre une foule sympathique.…

D'Amalia Escriva

La tentative est ambitieuse : explorer comment le contexte colonial (l’Algérie au début du XXème siècle) est intériorisé par une famille de colons jusque dans ses relations les plus intimes. La narration est audacieuse : une chronologie à l’envers, qui part du suicide de la femme aimée pour remonter au début, la petite fille qui voit pour la première fois son futur mari. Les acteurs sont excellents et la volonté de dépeindre les contradictions d’une époque évidente. Mais une distance s’installe entre le projet et cette image léchée, construite, picturale. Le film se voudrait panoramique, comme ceux qu’il propose sur…

De Frank Cole

Obsédé par la mort d’un être proche, Frank Cole va chercher la vie là où l’on pense à tort qu’elle est le moins présente : le Sahara. Il le traversera seul d’Ouest en Est durant 11 mois en 1989-90, manquant sans arrêt d’y perdre la sienne mais trouvant la force de tourner les images qu’il désire ! Pourquoi sommes-nous fascinés par ces fous qui se confrontent ainsi à l’extrême ? Leur capacité à se dépasser, à aller jusqu’au bout quitte à risquer de tout perdre, nous apprend sans doute à le faire un peu plus dans les banalités de nos…

De Rachid Bouchareb

L'Afrique débarque à Harlem

Sur le boulevard Malcolm X, c’est Dakar en Amérique !

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Little Sénégal, de Rachid Bouchareb © D.R.




Entretien d'Olivier Barlet avec Rachid Bouchareb

Réalisateur de "Little Sénégal"

Vous avez constaté dans votre enquête préalable au film un profond racisme et une violence dans les mots entre les communautés africaine et africaine-américaine. Quelles en sont à votre avis les causes ? Je ne peux parler que de mes rencontres. Dans l’échange, les Africains-américains ne se sont pas situés comme Africains. Ce sont d’abord des Américains. Rien ne fait référence à l’Afrique, ni sur leurs murs ni dans leur discours. « L’Afrique, c’est là où on tue des Américains » : la phrase de mon film, je l’ai entendue. Je parle là de la population afro-américaine du bas de l’échelle, celle…

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Little Sénégal, de Rachid Bouchareb © D.R.
Little Sénégal, de Rachid Bouchareb © D.R.
Little Sénégal, de Rachid Bouchareb © D.R.




Entretien de Christine Sitchet avec Manthia Diawara

Originaire du Mali, cinéaste et professeur de littérature comparée et de cinéma, Manthia Diawara, dirige le département d’Etudes africaines et l’Institut des Affaires afro-américaines de la New York University. Il a fondé les Editions Black Renaissance/Renaissance Noire et vient de publier « En quête d’Afrique » aux Editions Présence Africaine.

Lussas (07), 19-25 août 2001

Lussas est un phénomène vivifiant ! Est-ce par sa ruralité ? Le sérieux dans la préparation tient des valeurs paysannes : un catalogue passionnant de bout en bout, des débats souvent de haut niveau, une programmation exigeante et rayonnante d’intelligence… Le tout dans une ambiance décontractée loin de toute pédanterie parisianiste mais où la réflexion intellectuelle ne fait pas peur. Une réjouissante respiration dans la litanie infantile de l’audiovisuel estival. Au point de se demander si les petites capacités d’accueil des quatre salles improvisées dans ce petit village en croisée de chemins ne vont pas trouver rapidement une limite insurmontable,…

Aujourd’hui en France, on se demande sans cesse si vivre ensemble est possible. Pénétrée des métissages de son Histoire coloniale, la France ne cesse d’en avoir peur, donc peur d’elle-même. Cette peur de perdre une mythique intégrité, le cinéma l’aborde le plus souvent dans ce qu’il sait le mieux faire au plus profond des salles obscures : l’intime. C’est ainsi que les films où le rapport avec la colonie est abordé mettent très souvent en scène des relations amoureuses. La mixité culturelle y est pourtant une aventure à hauts risques.

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L'Atlantide (G.W. Pabst, 1932) © DR
Itto (Jean Benoît-Lévy et Marie Epstein, 1934) © DR
Chocolat (Claire Denis, 1988) © DR
L'Atlantide (G.W. Pabst, 1932) © DR




De Yamina Benguigui

« Ici tous les moutons sont français ! » Cette réflexion au moment de l’Aït de ce père algérien qui fait venir sa famille grâce à la loi de 1974 autorisant le regroupement familial résume le beau film de Yamina Benguigui : Zouina, sa femme, devra vivre malgré elle la séparation d’avec sa mère, le déracinement, l’exil, le déchirement de la perte de ses repères dans un monde provincial hostile où l’enfermement de la femme maghrébine devient une véritable prison. Mais la radio, une voisine aussi, par leur liberté de ton, lui ouvre les portes de l’affirmation de soi. Ayant appris qu’une…

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