Cinéma/TV

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Président et fondateur de Vues d'Afrique

Coktail et ficelles d’un festival de cinéma africain et créole qui sait se rendre nécessaire.

Dans notre numéro 13 de décembre dernier, nous avons publié un entretien avec le secrétaire général du Fespaco, Monsieur Baba Hama. Il affirmait sa volonté de recentrer le festival sur son objet : la cuvée 99 devait être plus sélective, plus professionnelle, plus axée sur la vente des films que les grandes fêtes précédentes. La Fédération Panafricaine des Cinéastes qui semblait peu active en attendant la refonte de ses statuts programmée par son congrès au Fespaco de 1997 a pris en main le colloque qui donne son thème au festival : les circuits de diffusion en Afrique. Pierre Ruamba, coordinateur actuel de…

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Gaston Kaboré brandissant l'Etalon de Yennenga 97 reçu des mains du président Blaise Compaoré, pour son film Buud Yam.Gaston Kaboré brandissant l'Etalon de Yennenga 97 reçu des mains du président Blaise Compaoré, pour son film Buud Yam.




De nouvelles perspectives pour le cinéma Africain ?

En 20 ans d’existence, le festival de Clermont-Ferrand est devenu le rendez-vous le plus important pour les professionnels du secteur et attire un public de plus en plus nombreux : le festival de cinéma le plus fréquenté en France après Cannes : plus de 120 000 spectateurs cette année ! Cette manifestation, née d’une association d’étudiants cinéphiles  » Sauve qui peut le Court Métrage « , a pris aujourd’hui une dimension mondiale.

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Aïd El Kebir de Karin Albou
La femme dévoilée de Rachida Krim
Comment t'expliquer mère ?d'Hassan Zbib
Raddem (démolition) de Danielle Arbid
Kinkeliba et les biscuits de merD'Almahdou Sy (Sénégal)
Amina deThierry Jozé
Le truc de KonatéDe Fanta Régina Nacro




Pourrais-tu nous résumer ton parcours de jeune réalisateur ? A l’origine je suis comédien : il y a une dizaine d’années que je fais du théâtre. J’ai commencé par hasard. Au début je travaillais dans les cités, je voulais être éducateur. Un jour on m’a demandé si je voulais jouer : je me suis retrouvé avec une compagnie amateur et de fil en aiguille, d’école de théâtre en spectacles… J’ai eu l’occasion de travailler avec Fadel Djaïbi, un metteur en scène tunisien. Actuellement je joue le Journal d’un fou sur Paris. Comment s’est faite la transition vers le cinéma ? Je connaissais Linda Chaïb,…

Regards croisés sur le racisme

Initiée par l’actrice ivoirienne Hanny Tchelley, la première édition du Festival international du court métrage d’Abidjan (Fica’98) a proposé aux cinéphiles, du 15 au 19 décembre 1998, sur l’écran du Centre culturel français, 70 films dont 15 en lice pour le grand prix  » l’Eléphant d’or « . La réalisatrice sud-africaine, Pelesa Katleka-Nkosi, l’a enlevé avec Mamlambo, le premier volet de la série de six épisodes, Africa Dreamings. D’Abidjan, le critique ivoirien de cinéma Jean-Servais Bakyono :

Un entretien de Samuel Lelièvre avec Peter Davis

Peter Davis est un documentariste britannique basé au Canada. Il est l’auteur de In Darkest Hollywood: Exploring the Jungles of Cinema’s South Africa, un livre de référence sur le cinéma sud-africain avant et durant l’apartheid, et le résultat de recherches conduites pour la réalisation du documentaire éponyme sorti en 1993. Davis a réalisé de nombreux films sur l’Afrique du Sud, parfois en œuvrant dans la clandestinité. Certains d’entre eux ont été utilisés dans les réseaux anti-apartheid en informant des terribles réalités de ce pays. Au moment où on célèbre le centenaire de la création de l’ANC, ce sont aujourd’hui des…

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Nuclear File, 1980 © Peter Davis
Generations of Resistance, 1979 © Peter Davis
Peter Davis-Transkei, 1985 © Peter Davis
Remember Mandela!, 1987 © Peter Davis
Winnie Mandela, 1986 © Peter Davis
ANC à Lusaka, 1978 © Peter Davis
Manifestation à Londres, 1963 © Peter Davis




Angoisse dans les cinémas d’Afrique : leurs financements traditionnels en Europe risquent de se tarir tandis que les Etats africains restent sans politique culturelle. Le film, technique chère, pourrait-il laisser la place à la vidéo ? Deux colloques ont tenté de cerner les problèmes.

Yvon Ogula Ivanga, frère du cinéaste Imunga Ivanga, cherche à créer une maison de production audiovisuelle à Libreville (Gabon). Péripéties administratives.

Entretien d'Olivier Barlet avec Ahmed Attia

Producteur de cinéma (Tunisie)

Qu’est-ce qui vous a amené à la production cinématographique ? J’ai fait une école de cinéma et ai été assistant-réalisateur jusqu’en 1982, avec quelques expériences de direction de production. Je me suis aperçu que la production en Tunisie se faisait avec une formation sur le tas de la part de gens plutôt débrouillards, gestionnaires d’hommes mais pas d’argent. L’intervention sur les films étrangers était une prestation de services et non de la création. J’ai proposé à Abdellatif Ben Ammar avec qui je travaillais de basculer de l’assistanat à la production pour la rationaliser et la professionnaliser. Il manquait au cinéma tunisien…

Entretien d'Olivier Barlet avec Joël Phiri

Producteur de cinéma (Zimbabwe)

Le cinéma africain francophone s’est développé grâce aux aides européennes. Vous défendez un financement plus axé sur le privé. Une voie intermédiaire est-elle possible ? Je crois qu’on peut jouer sur les deux. L’essentiel est que des films voient le jour en Afrique, qui puissent rendre compte de nos cultures et être tournés dans nos langues. Nous essayons de trouver la voie d’un autofinancement qui implique aussi le cinéma et pas seulement la télévision et la vidéo. Un aide gouvernementale est incontournable, pour que des fonds d’investissement privés puissent venir la compléter. L’avantage de vos aides (Fond Sud, Union européenne etc)…

Africains hors-compétition ?

Cette année, le Festival des trois continents ne comptait aucun film africain en compétition.

De Michel Ocelot

Kirikou réjouit car il évite heureusement tous les clichés généralement rassemblés dans les films proposés aux enfants sur l’Afrique, et encore plus dans les dessins animés. Avec un très beau résultat.

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Entretien d'Olivier Barlet avec Ferid Boughedir

Paris, juillet 1998

Un des rares réalisateurs africains a avoir pris la plume comme théoricien et critique de cinéma, le Tunisien Ferid Boughedir, connu pour ses deux longs métrages Halfaouine, l’enfant des terrasses et Un été à la Goulette, décrit et explique la césure Nord-Sud et les apports des cinémas d’Afrique noire.

Entretien d'Olivier Barlet avec Mohamed Soudani

Cannes, mai 1998

Algérien noir de peau, chef opérateur et réalisateur de cinéma (Waala Fendo, 1997, sur le vécu des immigrés africains et Les Diseurs d’histoires, 1998, une exploration engagée des cinémas d’Afrique), Mohamed Soudani revendique son africanité, mais a dû pour cela l’explorer… par le cinéma.

De Pierre Yameogo

Sorti à Ouagadougou où il a réalisé le meilleur score du cinéma burkinabè, ainsi qu’à Cotonou (nov.) et à Dakar (déc.), Silmandé est boycotté par les propriétaires de salles libanais ivoiriens qui possèdent plus de la moitié des salles d’exclusivité du pays. La communauté libanaise se déclare diffamée par certaines scènes et a déposé deux plaintes pour en faire interdire l’exploitation. Pierre Yameogo avait déjà rencontré beaucoup de réticences de la part des institutions finançant habituellement les films africains. Pourtant, le film évite judicieusement les stéréotypes.

Cannes, mai 1998

Tourbillon est dans la ligne de tes précédents films : une approche directe de la réalité africaine. C’est le style que j’ai adopté depuis que je fais du cinéma. Je m’inspire de la réalité car je considère que le cinéma est avant tout de l’information et que beaucoup de choses en Afrique méritent d’être révélées et soulignées. Mes films ne sont pas réalistes en soi mais il s’inspirent de la réalité. La critique va loin. N’as-tu pas peur qu’on sorte du film avec un constat amer de corruption généralisée ? Non, car le film montre aussi des non-corrompus, mais il est clair qu’un…

D'Isaac Julien

Portrait du psychiatre et théoricien révolutionnaire martiniquais Frantz Fanon, le film frappe par ses choix esthétiques et théoriques. Plutôt qu’une fade chronologie, Isaac Julien (connu pour Young Soul Rebels, qui avait marqué en 1991 en opposant l’amitié passionnelle de deux jeunes DJ noirs à l’immobilisme de la société britannique) privilégie une approche proprement corporelle de cet  » ange vengeur d’une époque troublée  » : il cherche à le cerner dans l’intime de sa dénonciation de l’aliénation, ce masque blanc sur la peau noire, ce racisme qui dépersonnalise en enlevant toute reconnaissance et qui se résume à un regard sur la peau. Cette peau,…

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