Cinéma/TV

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Absente l’Afrique ? Pas si sûr. Le 58ème festival de Cannes n’a pas sélectionné beaucoup de films africains mais le Continent s’infiltrait par bien des portes, avec à la clef une réflexion sur la diversité culturelle.

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Laïla Marrakchi sur le tournage de Marock
Marock, de Laïla Marrakchi
Claire Ilboudo (Pougbila) dans Delwende (Lève-toi et marche), de S. Pierre Yaméogo
Pierre Yameogo en smoking s'apprête à gravir les marches lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes le 21 mai 2005 © O.B.
Lors de la rencontre Afriques 50, de gauche à droite : Alain Gomis, Ousmane Sembène, Inoussa Ousseïni, Gaston Kaboré, Souleymane Cissé © O.B.
Isaach de Bankolé et Danny Glover dans Manderlay de Lars von Trier
Mohamed Abderrahman Tazi en interview, après la présentation de Badis dans la salle Cinémas du monde © O.B.
Le trophée Hohoa © O.B.
Les lauréats et organisateurs des prix Hohoa © O.B.
Le stand Cinémas du Sud © O.B.
La salle de presse en connexion wifi © O.B.
La leçon de cinéma d'Ousmane Sembène © O.B.
La salle Cinémas du monde © O.B.
Le Circus Baobab anime les marches lors de la représentation de Kirikou © O.B.
Klaus Eder, président de la Fipresci, en réunion de travail avec Hassouna Mansouri, critique tunisien vice-président de la Fipresci © O.B.
Vincent Garrigues en interview avec Mahamat-Saleh Haroun pour RFI © O.B.
Sylvie Testud lors de sa lecture des scénarios du Sud © O.B.
Le village international © O.B.
Les voitures officielles alignées devant le marché du film © O.B.
Une équipe de film se présente aux photographes et au public © O.B.




Entretien d'Edwidge H. avec Djimon Hounsou

Djimon Hounsou, connu pour son interprétation du rôle principal dans « Amistad » de Steven Spielberg, était à Dakar dans le cadre de Biotop, grand défilé de mode sur les rives du lac rose (avec le soutien du fond mondial pour la nature), organisé par Dasha, une styliste béninoise installée à Dakar. Participaient aussi à l’événement : Katoucha, les Touré kunda, et de nombreux créateurs africains. Edwidge H. l’a rencontré : entretien.

D'Omar Dawson et Mounir Nordine

Il ne manque vraiment que les palmiers

La banlieue, Omar et Mounir connaissent. C’est l’été, le désoeuvrement des vacances, et pas d’argent pour s’envoler vers les plages de Cuba. Mais Omar et Mounir ont une idée : se lancer dans la production vidéo. La télé raffole de reportages chocs sur les banlieues. Ils vivent à la Grande-Borne où cela fait longtemps qu’à force de se voir caricaturer au vingt heure, on accueille les caméras avec des cailloux. Grâce aux talents d’acteur de Mourad enivré par la promesse de sa toute prochaine célébrité, ils vont pouvoir tourner là où les journalistes n’osent plus mettre les pieds… Il ne s’agit…

Entretien d'Anne Crémieux avec Manthia Diawara

Comment en es-tu venu au cinéma ? Je fais des films depuis In Search of Africa, sur lequel j’ai commencé à travailler en 96. Mais j’écris sur le cinéma africain et le cinéma américain noir depuis longtemps. Donc avant 96 déjà, j’étais fatigué des films africains qui présentaient toujours l’Afrique rurale, l’Afrique des sources, les traditions africaines, j’étais fatigué des anthropologues qui parlaient des tribus africaines, des liens de parenté, des identités formées par la tribu, par le clan, par l’ethnie. Je ne voyais pas mon identité métissée dans ça. J’ai grandi dans les villes africaines. J’ai grandi à Bamako,…

Colloque à Cannes 2005, sur une catastrophe annoncée

La numérisation est à la mode : rien d’étonnant ! Deux facteurs essentiels : les négatifs des films se dégradent, patrimoine en perdition, et la nouvelle technologie numérique permet de les sauver. Il suffit donc de s’organiser et surtout, bien sûr, de financer un exercice encore onéreux. C’est bien sûr au Sud que la question se pose le plus crûment, le Nord s’étant déjà attelé à la tâche pour ses propres produits. Le colloque cannois du 16 mai avait donc tout son sens. Initialement prévu en deux temps, les deux tables-rondes eurent lieu en même temps, ce qui donna une…

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de droite à gauche Georges Poussin, Emmanuel Hoog, Magdalena Acosta Urquidi et sa traductrice
Roger Dehaybe
de gauche à droite : Nour-Eddine Saïl, Rithy Panh, Gaston Kaboré
Thierry Frémaux




Colloque à Cannes 2005

A l’initiative du CNC et avec le soutien de l’AIF, TV5 et la coalition française pour la diversité culturelle, un colloque modéré par Philippe Dessaint, directeur de l’information à TV5, a réuni des membres des coalitions de pays du Sud pour la diversité. Il n’était pas neutre que ce colloque ait lieu à Cannes, à l’heure où se négocie à l’Unesco une Convention sur la diversité culturelle axée sur la coopération internationale, qui devrait être adoptée en octobre 2005. On verra à la lecture de ces notes que la voix des cinéastes n’est pas inutile dans le débat !

Rencontre au festival de Cannes 2005

A l’occasion du 50ème anniversaire des cinémas d’Afrique et de la parution du livre « Afriques 50 : singularités d’un cinéma pluriel » (L’Harmattan), une rencontre animée par Catherine Ruelle (RFI) était organisée au Pavillon « Cinémas du Sud » avec Jean-Michel Frodon, directeur des Cahiers du Cinéma et de nombreux cinéastes pour évoquer le langage et les esthétiques des cinématographies africaines. Une fois n’est pas coutume : et si on parlait esthétique ? Le mot est si peu prononcé que certains se prennent même à le réfuter pour les cinémas d’Afrique. A quoi bon parler forme quand ils ont tant de mal à…

Après les cinéastes les plus connus au monde, l’aîné des anciens a été sollicité par le festival de Cannes pour donner la traditionnelle leçon de cinéma, événement du festival. Devant la salle Buñuel au Palais du festival, pleine et attentive, le doyen a parlé durant une heure et demie de sa démarche de cinéma en répondant aux questions de Jean-Pierre Garcia, directeur du festival d’Amiens, qui commença par présenter Sembène comme  » le défricheur et le témoin « .

Entretien d'Olivier Barlet avec Laïla Marrakchi à propos de Marock

Cannes, mai 2005

Vous situez le film en 1997 qui correspond à votre année du bac. Qu’est-ce qui vous empêche de le situer dans le Maroc d’aujourd’hui ? Y a-t-il une transposition difficile ? Les choses ont évolué mais les codes de cette jeunesse sont à peu près les mêmes. A cette époque, cette jeunesse était à son apogée : on vivait protégés, dans des excès. Aujourd’hui, il y a une classe moyenne émergente qui a envie de faire la même chose : cela commence à s’équilibrer. La peur du fondamentalisme revient aussi. J’avais envie de le faire à mon époque parce que c’est une période que…

Entretien d'Olivier Barlet avec Pierre Yameogo à propos de Delwende

Cannes, mai 2005

Wend signifie Dieu en mooré. Et Delwende ? Cela se traduit mot à mot par  » je me confie à Dieu  » ou  » je m’adosse à Dieu « , ce qui est presque pareil. J’ai ajouté comme sous-titre  » Lève-toi et marche « , une expression à la fois provocatrice et artistique. Un des centres situés à Ouaga porte ce nom. Oui, mais il y a d’autres centres aussi : Pasnanga, Temboken, Sabou… Cela semble se développer puisqu’on agrandit les centres et qu’on ne fait pas une loi pour protéger les femmes accusées de sorcellerie. Je ne comprends pas pourquoi : on dirait qu’il y a une complicité. Comment peut-on…

De Laïla Marrakchi

Après des courts métrages remarqués, notamment Deux cent dirhams, Laïla Marrakchi choisit dans son premier long métrage de raconter son année du bac. Elle l’a vécue à Casablanca et c’est là que se situe le film, en 1997, dans le quartier hyper-bourgeois d’Anfa, à l’époque du roi Hassan II où la classe dirigeante était sûre de ses privilèges. Son actrice, Morjana Alaoui, y est une alter ego débordante d’énergie, farouche et rentre-dedans, incarnant une Rita qui veut mordre la vie à pleines dents, au mépris des règles traditionnelles et notamment religieuses. A travers Rita et ses copains et copines, c’est…

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Morjana Alaoui (Rita) et Assaad Bouab (Mao) dans Marock, de Laila Marrakchi




De S. Pierre Yameogo

A l’origine, Yameogo voulait être journaliste. Réalisant les limites politiques de ce métier, il a viré sur le cinéma qu’il percevait comme plus libre et s’est concentré à chaque film sur un problème particulier dans l’espoir de contribuer au changement social. Sa force a toujours été d’éviter le film à message et d’utiliser l’humour et l’ancrage dans la vie quotidienne pour donner du corps à ses personnages. Delwende, qui traite de l’épineuse question des femmes accusées de sorcellerie, était à l’origine un reportage réalisé pour Envoyé spécial sur France 2. Devant répondre à un cahier des charges très précis et…

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Thomas Ngourma (Elie, le "fou") et Célestin Zongo (Diarrha, père de Pougbila) dans Delwende
Claire Ilboudo (Pougbila) et Blandine Yameogo (Napoko) dans Delwende
Blandine Yameogo (Napoko) et Célestin Zongo (Diarrha, père de Pougbila) dans Delwende
Claire Ilboudo (Pougbila) dans Delwende
Claire Ilboudo (Pougbila) dans Delwende
Blandine Yameogo (Napoko) dans Delwende
Le siongho dans Delwende
Pierre Yameogo dirige Claire Ilboudo sur le tournage de Delwende




De Dieudonne Ngangura Mweze

Comment toucher un public aussi dépossédé de cinéma que celui de la RDC ? La réponse de Mweze est de faire sur place un cinéma populaire utilisant les deux ficelles qui avaient fait l’immense succès de son film vieux de 18 ans La Vie est belle : la musique et l’humour. Tourné à Kinshasa avec un faible budget et dans des circonstances elles-mêmes dignes d’une comédie (cf. sur le site les détails donnés par le réalisateur lors de la table-ronde sur littérature et cinéma en RDC du festival de Brown 2005), Les Habits neufs du gouverneur retrouve Papa Wemba en…

De St.Clair Bourne

Il fallait revenir sur la vie de Paul Robeson pour que les jeunes générations découvrent ce chanteur et acteur qui marqua la vie culturelle nord-américaine des années vingt aux années 70. Il n’est pas étonnant que le prix de la diaspora du Fespaco porte son nom : il fut le premier acteur noir a être aussi célèbre qu’un Michael Jackson ou un Muhamed Ali, et fut comme ce dernier un militant. Lorsqu’il démarre sa carrière, son destin serait à rapprocher en France de celui d’Habib Benglia : il sera exploité pour la sensualité et la stature de son imposant corps…

Table-ronde réunissant Pierre Mujomba, Ngangura Mweze, Ngwarsungu Chiwengo, Mbala Nkanga à la Brown University, Providence, USA, 14 avril 2005

Introduction par Mbala Nkanga L’écriture pour le théâtre et le cinéma a été largement influencée par la colonisation belge et l’expérience post-coloniale dramatique de la dictature Mobutu. Les Belges n’ont pas cherché à promouvoir la culture congolaise, et ne se sont intéressés qu’à l’exploitation des ressources du pays. Il n’y avait qu’un diplômé d’université congolais à l’indépendance ! Mobutu a poursuivi ce désintérêt. Avant l’indépendance, il n’y avait pratiquement aucun dramaturge congolais. Dates marquantes pour l’émergence d’une expression culturelle congolaise : – 1957 : création de La Voie, un magazine de faible distribution. – 1963 : quelque chose apparaît avec…

Le festival de Providence (USA) confirme son rôle de réflexion universitaire et critique comme accompagnement d’une programmation exigeante et variée.

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La table-ronde sur l'identité et le cinéma dans la diaspora africaine avec, de gauche à droite, StClaire Bourne, Claire Andrade-Watkins, Julian Henriques et Anthony D. Bogues © O.B.
Des participants du festival : de gauche à droite, Ngwarsungu Chiwengo, St Claire Bourne, Karen Allen Baxter (debouts), Flora Gomes, Philip Rosen (debout), Pierre Mendi © O.B.
Le Cable Car Cinema, centre du festival © O.B.




Entretien de Jasmine Champenoix avec le professeur Jean Ouedraogo

A l’occasion du Festival Vues d’Afrique à Montréal (avril 2005) fut lancé l’ouvrage Cinéma et Littérature du Burkina Faso qui rassemble des entretiens d’écrivains et cinéastes burkinabé. L’occasion aussi de rencontrer son auteur, Jean Ouedraogo, originaire de Ouagadougou et professeur associé à l’Université de Plattsburgh, Etats-Unis.

S’il est une ville où le métissage harmonieux se fait palpable, il s’agit bien de la québécoise Montréal. Pour ses organisateurs, le Festival Vues d’Afrique et ses 21 éditions,  » y sont pour quelque chose « , tant il permet la diffusion de la culture de diverses régions du monde. Soutenu, entre autres, par l’Agence Canadienne de Développement International, les Affaires étrangères ainsi que l’Agence pour la Francophonie, nul doute que ces journées du cinéma africain et créole se sont installées dans le paysage culturel du Québec. Cette édition du 14 au 24 avril 2005 a ramené du Fespaco (Ouagadougou, mars 2005) une…

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Une rencontre réunissant diplomates et cinéastes avec notamment Hassan Benjelloun et sa productrice Rachida Saadi © Jasmine Champenoix
banderolles Vues d'Afrique flottant dans la ville de Montréal © Jasmine Champenoix




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