Cinéma/TV

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De Mark Dornford-May

Le film sud-africain couronné à Berlin

Le jury du Festival international du film de Berlin a décerné son grand prix, le fameux Golden Bear, au magnifique film du Sud-Africain Mark Dornford-May, U-Carmen eKhayelitsha. Le film est une version moderne de l’opéra de Bizet dans laquelle les dialogues (en langue xhosa) et l’histoire ont été adaptés à la vie du township Khayelitsha en Afrique du Sud. Interprété magistralement par la troupe d’artistes confirmés  » Dimpho Di Kopane theatre company « , U-Carmen ne peut laisser les spectateurs indifférents. Carmen, jeune femme séductrice et indépendante charme un brigadier solitaire. Si tu ne m’aimes pas, je t’aime, et si tu m’aimes, prends…

Aux Rencontres Cinéma de Manosque, dont la 18ème édition a eu lieu du 1er au 6 février, on croit au bien-fondé de considérer le public intelligent.

Entretien d'Olivier Barlet avec Claire Denis

Apt, janvier 2005

Dans L’Intrus¸ l’écrivain Jean-Luc Nancy fait revivre à sa façon ce qu’il a ressenti après sa transplantation cardiaque. En partant de ce livre dans son nouveau film éponyme, la cinéaste française Claire Denis poursuit sa réflexion sur l’étranger : le film fourmille de frontières que l’on franchit clandestinement, de rejets et de dangers. Rencontre avec Claire Denis après qu’elle ait présenté L’Intrus en avant-première au Rencontres cinématographiques de Manosque le 6 février 2005.

Les images de l'article
Isaach de Bankolé et Alex Descas dans S'en fout la mort, de Claire Denis




De Yasmine Kassari

« Autrefois, on mariait ses enfants pour qu’ils s’en aillent, maintenant on le fait pour qu’ils retournent », dit la mère d’Ahmed : il part le lendemain de ses noces tenter l’aventure du grand voyage. Sa femme Zeinab, tendue dans l’attente de son retour, fait endormir l’enfant qu’elle porte pour différer la date de sa naissance. Mais le temps passe, et la solitude grandit… On pourrait croire que L’Enfant endormi est le pendant fictionnel du beau documentaire de Yasmine Kassari Quand les hommes pleurent où elle captait la parole douloureuse des immigrés marocains clandestins en Espagne. Effectivement, ces femmes restées au pays…

Entretien d'Olivier Barlet avec Fabienne Kanor

Ouidah, Bénin, janvier 2005

Auteur de D’eaux douces (Gallimard, 2004) et avec sa sœur Véronique Kanor du film La Noiraude, Fabienne Kanor parle ici du malaise antillais et de la nécessité de l’écriture et du cinéma.

De Fabienne et Véronique Kanor

Marlène voudrait que tous les Noirs ressemblent à Denzel Washington. Didier ne danse pas comme elle le voudrait : elle l’engueule, il se casse. Voilà Marlène seule, à se demander s’il faut le revoir, comment le récupérer. C’est la plongée. Tout se mélange et se télescope : la gangue de préjugés qui fait de la femme noire une statue africaine dans le regard de l’homme blanc, le traumatisme vécu par les parents qui ont dû émigrer vers la Métropole et y ont rencontré le rejet et le racisme (le témoignage face caméra de la mère interprétée par Firmine Richard), la…

A l’heure du Fespaco 2005, il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil sur le succès des films africains ou touchant aux cultures africaines sur le marché français. Ces chiffres ne concernent que les films sortis en 2004.

Entretien d'Olivier Barlet avec Mahamat Saleh Haroun

Propos recueillis à Apt, novembre 2004

A l’occasion du festival d’Apt, une rencontre amicale où l’on explore les tendances actuelles des cinémas d’Afrique et les enjeux.

De Cesar Paes et Raymond Rajaonarivelo

Deux cinéastes confirmés s’associent : le Brésilien César Paes, qui déjà offrait dans Saudade do futuro une vision musicale de São Paulo à travers les poètes de rues, et Raymond Rajaonarivelo, que ses deux longs métrages Tabataba et Quand les étoiles rencontrent la mer ont hissé comme le plus important cinéaste malgache. Quel résultat ! Quelle beauté ! Tout converge dans ce film vers une émotion véritable. Bien sûr et avant tout, grâce au blues des Mahaleo, ce groupe de sept enragés musiciens qui a maintenant plus de 30 ans d’âge et avait contribué par ses chansons à la chute…

Entretien d'Olivier Barlet avec l'actrice Aïssa Maïga

Paris, décembre 2004

Vous avez déjà un parcours impressionnant. Quels sont vos souvenirs les plus marquants ? Mon tout premier film, Le Royaume du passage, d’Eric Cloué. Grâce à ce tournage, j’ai pu voyager jusqu’au Zimbabwe. J’avais 19 ans, ne savais pas si j’allais devenir comédienne ou pas, je sentais une envie grandir que je n’assumais pas encore. J’ai alors été en contact avec une pratique de cet art qui me parlait beaucoup : nous travaillions avec une troupe de comédiens du Zimbabwe très engagés et en prise directe avec la réalité sociale. Le théâtre m’apparaissait ainsi comme un moyen de prendre position dans la…

De Guy Deslauriers

Elle est à la radio, face au micro. Elle allume des bougies autour de ses notes, en cercle, comme pour une messe. Sa voix enveloppante, récurrente mélopée, écho poétique répétant sur le mode littéraire les scènes marquantes, nous suivra tout au long du film : à travers elle, Patrick Chamoiseau raconte « la fabuleuse histoire d’une ville », St Pierre, à l’époque où la biguine s’est emparée d’elle. Le rite est nécessaire car c’est bien de possession qu’il s’agit : comment cette musique a-t-elle pu faire ainsi vibrer St Pierre jusqu’au drame de ce petit matin de mai 1902 où « la montagne devint…

De Jean-Claude Flamand Barny

Ils traînent, tchatchent, fument des pétards, vivent de rapines dans les villas chics et de plans foireux. Ils ressemblent à tous ces jeunes désoeuvrés qui investissent dans des fringues formatées modèle rap et cultivent une langue convulsive qui leur sert d’art de vivre. Mais ici, en Guadeloupe, c’est sur un créole vivant qu’ils la batissent. Des sous-titres sont nécessaires. Plongée dans le ghetto antillais, « Nèg Maron » documente la schizophrénie ambiante de ces exclus modernes aux familles explosées. Autour d’eux le chômage et la menace d’une destruction du quartier de cases au profit du béton touristique, mais aussi des pères absents…

Entretien d'Yvette Mbogo avec Zézé Gamboa (Angola) à propos de Un héros

Carthage, novembre 2004

Le réalisateur angolais, auteur du film intitulé  » Un héros « , a été lauréat du prix de la première œuvre et du prix COE aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2004.

Entretien de Virginie Andriamirado avec Raphaël Frydman

Paris, octobre 2004

A l’occasion de l’enregistrement à Lagos du dernier disque de Femi Kuti, « Africa Shrine », le réalisateur français Raphaël Frydman* a filmé l’héritier de Fela sur le vif dans son antre de l’Africa New Shrine. Inauguré en octobre 2000, un an après la destruction du mythique Shrine crée par son père en 1978 et définitivement détruit deux après sa mort en 1997, le Shrine version Femi Kuti est avant tout un lieu de partage. Enflammé les soirs de concert par l’énergie explosive de Femi, saxophoniste virtuose et bête de scène, il devient lieu de vie le jour animé par le quotidien…

3ème édition du festival Quintessence du 7 au 12 janvier à Ouidah, Bénin : le festival dirigé par le cinéaste Jean Odoutan est un incroyable et attachant mélange à l’image de son infatigable instigateur.

Les images de l'article
Les femmes de Ouidah remercient les invités par leurs chants et leurs gestes rituels © O.B.
Hassan Legzouli devant un Tron, lieu de rite vodûn dans le village du père de Jean Odoutan © O.B.
Les femmes de Ouidah accueillent les invités lors de l'inauguration © O.B.
Les journalistes de Radio Kpassé, la radio de Ouidah © O.B.
Les trophées © O.B.
La salle de l'IRSP, centre du festival © O.B.
Les masques sortent : les Revenants © O.B.
Les Revenants pourchassent les vivants © O.B.
L'IRSP, centre du festival © O.B.
Le groupe de percussions, marionnettes et danse de l'association CLAN © O.B.
Le groupe de percussions, marionnettes et danse de l'association CLAN © O.B.
Les échasses de l'association CLAN © DR
Jean Odoutan © O.B.
Mostéfa Djadjam reçoit le python royal pour son film "Frontières" des mains de Dorine Rurashitse d'Africalia © Seraphin Zounyekpe (229) 87 68 51 [email protected]
L'atelier prise de son à l'œuvre lors de la fête du vaudou à la Porte de Non-retour © Seraphin Zounyekpe
Hassan Legzouli reçoit le prix spécial du jury pour son film "Tenja" des mains de Dany Martin, présidente du jury © Seraphin Zounyekpe
Monsieur le ministre de la Culture et Madame la ministre de la condition féminine © O.B.
Le maire de Ouidah lors de son allocution à l'inauguration © O.B.
Jean Odoutan danse lors de la clôture à la demande du groupe folklorique © O.B.
Au village du père de Jean Odoutan, l'accueil en danse et en chants © O.B.
Mansour Sora Wade et Mostéfa Djadjam © O.B.




Du 26 août au 10 octobre dernier, des films sud-africains ont été présentés dans le cadre de la manifestation Afrique du Sud Ubuntu organisé par l’espace international de la ville de Nantes, Cosmopolis. L’occasion de voir un grand nombre de films sud-africains, ainsi que quelques documentaires français ou américains sur l’Afrique du Sud ; des films qui, dans leur très grande majorité, ne sont pas actuellement distribués en France. (1)

Les images de l'article
Last Grave at Dimbaza (1974) de Nana Mahomo
Shooting Bokkie (2003) de Rob de Mezieres
Shooting Bokkie (2003) de Rob de Mezieres




Le court métrage a du cran

La participation d’une trentaine de films prouve s’il le fallait encore l’engouement des jeunes réalisateurs à réveiller le cinéma camerounais.

Les images de l'article
Loving you, de Narcisse Mbarga
Honoré Noumabeu © O.B.
Narcisse Mbarga et son actrice Marie-Astrid Boula Mba © O.B.
Les vidéastes camerounais rassemblés au festival Ecrans noirs en juin 2004 à Yaoundé © O.B.




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