Cinéma/TV

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Entretien de Jean-Marie Mollo Olinga et Olivier Barlet avec Régina Fanta Nacro à propos de La Nuit de la vérité

Tunis, octobre 2004

Jean-Marie Mollo Olinga : Pourquoi un film aussi grave, si sérieux comme premier long métrage ? J’ai toujours fonctionné par urgence. Et quand un sujet vient à moi je ne trouve le repos que quand je l’ai mis en image. La gravité du sujet n’était pas un critère de choix pour mon premier long-métrage. Je devais absolument faire ce film. J’étais bien consciente du risque que je prenais parce que c’est un film difficile dans l’approche et dans le choix artistique. La guerre en Yougoslavie a été le déclencheur de cette histoire. Les images atroces diffusées à la télévision, les témoignages des femmes yougoslaves…

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La Nuit de la vérité
La Nuit de la vérité
La Nuit de la vérité




De Ntshaveheni Wa Luruli

Chemins de traverse

La caméra de bois aurait pu s’intituler L’enfant à la caméra tant le film s’engage sur les chemins de l’initiation à la vie par l’art. Au dévoilement du film, les spectateurs de cinéma redeviennent cet enfant de cinéma, pour qui cet imaginaire bigger than life, nous est tout aussi essentiel que l’air que nous respirons. Madiba, avec toute la violence poétique de sa jeunesse, rejoint tous les grands cinéastes, pour qui le cinéma, c’est la vie vingt-quatre images par seconde. Il s’agit, à chaque regard, à chaque geste de cinéma, de capter la vie, d’en tracer sa beauté, et d’enregistrer…

De Paul Kobhio

« L’amour n’a pas d’âge », mais Alain est nettement plus âgé qu’Aline. Marié et père de famille, il ne veut pas quitter sa femme pour cette liaison mais Aline insiste, essaye de le faire fléchir avec les sortilèges d’un marabout, fait un forcing qui se termine dans le drame. Zoom sur le revolver, hémoglobine, jeu forcé avec force cigarettes et whisky, beaucoup de maladresses et de théâtralisation faisant penser aux vidéos nigérianes mais un récit construit qui parle au public local. La folie reste la voie de sortie des femmes qui se sont révoltées. Face à un homme qui voudrait préserver…

Le jeudi 11 novembre 2004, lors du Festival International du Film d’Amiens, Hassan Legzouli répondait aux question du public à l’issue de la projection de son film Tenja, lauréat de la bourse de promotion d’un film du sud de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie.

D'Honoré Noumabeu

Des lionnes ! Qui savait que des équipes féminines de foot sont nombreuses et se mesurent elles aussi aux équipes des autres pays comme les Lions du Cameroun, l’équipe masculine qui déchaîne les stades ? Le public est loin d’être aussi nombreux mais les préjugés pullulent, auxquels elles doivent s’opposer. Le film d’Honoré Noumabeu donne la voix à tous les points de vue, alternant images de terrain, d’entraînement et de matchs prises à travers tout le Cameroun et des entretiens mettant à jour les pratiques rétrogrades qui gardent les femmes à la maison ou les idées reçues qui craignent de…

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Les Footballeuses
Les Footballeuses




De Jacques Noumi

Deux prétendants pour une femme

Le mariage forcé peut détruire un avenir prometteur. Il se pratique encore sur le Continent dans certaines régions. Est-ce par cupidité ou par égoïsme que des parents n’hésitent pas à forcer leurs filles au mariage même quand leur vie est menacée ? Nous voici donc au domicile de Tchamamangaboua, qui après la visite simultanée de deux hommes  » importants « , Youssouf, un grand commerçant exportateur et Belinga, un politicien et futur président de la République, décide de marier de force sa fille. Djomo voit son sort scellé : à 16 ans, ses projets, ses rêves et son avenir sont brisés. Elle doit interrompre ses…

De Bamdiram Bamba

Les frasques d'un père

Projeté dans le cadre du festival Yaoundé Tout-court 2004, le film de Bamdiram Bamba jette un regard sur l’irresponsabilité parentale. Comment ne pas condamner ces pères qui se démettent de toutes leurs responsabilités familiales au profit des futilités ? Et qui devrait répondre des actes de sa progéniture lorsqu’on a en face de soi une mère démunie, dépassée par les évènements et un père toujours absent, ignorant les réalités de sa cellule familiale ? Dans une société déjà en déperdition et en proie aux difficultés du mal de vivre, c’est pour mettre l’accent sur les conséquences d’une irresponsabilité parentale notoire que Bamdiram…

De Narcisse Mbarga

Un univers kafkaïen

Projeté lors des rencontres internationales du film court (RIFC) en 2004 à Yaoundé, le film de Narcisse Mbarga s’engouffre dans le traitement de l’absurdité. Voici deux adolescents de 12 et 15 ans des quartiers mal famés qui rêvent de se mettre ensemble. Tout commence ce matin où Sam croise Linda sur son chemin. Le jeune garçon, très futé est un habile jongleur de pièces d’argent et vit avec une bande d’enfants de la rue. Rapines et autres petits coups font leur quotidien pour vivre. Véritable stratège, Sam va dévorer tout le plateau de beignets de Linda grâce à un pari stupide :  » Si…

De Max Pensedent

Clémentine vient du Cameroun. Elle arrive invitée à Paris par une connaissance faite sur internet, ouverte à l’amour par la beauté des échanges courriels. Son travail empêche son prétendant de venir la chercher à l’aéroport mais il lui donne rendez-vous sur le banc d’un jardin public. Elle y trouve une rose mais le prétendant ne se montre pas. Elle finit par aller à l’hôtel et revient chaque jour au rendez-vous. Elle y rencontre une femme qui lui prodigue ses conseils… Des milliers de femmes africaines cherchent notamment au Cameroun sur internet des cœurs à prendre pour tenter l’aventure de l’émigration.…

De Mourad Ben Cheikh

Au commencement était le verbe : un texte théâtral éponyme en arabe littéraire d’Ali Douâgi, grand maître de la nouvelle portant dans les années 30 un regard à la fois humoristique et caustique sur la société tunisienne (Il a beaucoup écrit pour le théâtre radiophonique et dont Au pays de tararanni avait été adapté en 1972 sous la forme de trois sketches par Hammouda Ben Hlima, Hédit Ben Khlifa et Ferid Boughedir). Une jeune femme intègre tant ce texte qu’elle l’écrit sur des languettes de papier qu’elle conserve sur son cœur. Mais le texte fraye son chemin dans le film,…

De Ibrahim Letaïef

L’idée est superbe : pour limiter l’accès aux visas d’entrée auxquels aspire une bonne partie de la jeunesse tunisienne, l’ambassade de France impose un test de langue française sous la forme d’une dictée. Le nombre de fautes déterminera son attribution et la longueur limite du séjour. Les journaux préparent la dictée, en font leurs gros titres. Pour réussir, du Bescherelle au dictionnaire, Rachid se convertit véritablement au français, prend des cours et l’impose à sa famille malgré sa faible connaissance de la langue de Molière. Sa francophilie n’a plus de bornes : c’est parfaitement hilarant, bourré de petites pointes taquines…

De Kamal Dehane

Les Suspects est une adaptation par Mahmoud Ben Mahmoud et Kamal Dehane de Les Vigiles, roman de Tahar Djaout, dont l’assassinat par les intégristes le 26 mai 1993 avait plongé l’Algérie dans le deuil. Ce changement sémantique n’est pas neutre : une dimension psychiatrique est ajoutée ici pour traiter des traces tant de l’héritage colonial que de la lutte de libération. Ces vieux combattants ont une vieillesse difficile : de vieux démons les travaillent, dont on sent bien qu’ils ont quelque chose à voir avec les blocages actuels de la société algérienne. Mais ils préfèrent taire leurs cauchemars. Pourtant, dit…

Entretien d'Olivier Barlet avec Henry Randrianierenana

C’est en 2000 qu’a émergé la production de longs métrages vidéo à Madagascar. Que s’est-il passé alors ? Une personne fortunée aimait bien le cinéma, et a décidé d’investir dans le cinéma. Il y a 16 millions d’habitants à Madagascar. S’il pouvait atteindre un million de personnes avec un film, et gagner 500 francs malgaches, cela ferait un grand bénéfice. L’investissement était faible : il suffisait d’acheter deux caméras numériques, un ordinateur avec tout ce qui il faut dedans et des projecteurs vidéo. De qui s’agit-il ? Il n’aime pas trop être nommé mais sa maison de production s’appelle Light Production.…

D'Henri Randrianierenana

Soalandy est une jeune fille de la campagne venue en ville travailler comme domestique chez des gens aisés. Son nom est d’ailleurs la combinaison de Landy, un prénom plutôt porté en ville et de Soa qui est un prénom campagnard. Dans sa chambre, à l’extérieur de la maison des maîtres, elle regarde un numéro de Femme actuelle et, en un plan-séquence de trois minutes où la caméra lui tourne autour, prend des poses ou se refait les cheveux devant la glace pour imiter les modèles… Arrive son ami Ndriana aux avances duquel elle finit par céder malgré l’interdit de le…

Un festival important est en train de naître. Le deuxième Festival des cinémas d’Afrique du pays d’Apt représente un modèle de convivialité et d’implication régionale. Quelle potion magique ?

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Naky Sy Savané, Dominique Wallon et Toussaint Tiendrebeogo © Danielle Bruel
photo de Véronique Martin, exposition "Sur la terre des possibles", Cité scolaire © O.B.
photo de Véronique Martin, exposition "Sur la terre des possibles", Cité scolaire © O.B.
Le jury jeunes © Danielle Bruel
Ambiance conviviale au repas regroupant chaque midi l'équipe du festival et les invités © O.B.
Le Taxi-brousse de Zingpé sur la place d'Apt © O.B.
Safi Faye © O.B.
Les scolaires arrivent au cinéma Le César © O.B.
Tournage du film © O.B.
Sans titre (détail), de Bill Kouelany, installation 2003, arrachement, collage, couture sur toile, 5x180x100 et 2x100x100 © O.B.
Sans titre (détail), de Bill Kouelany, installation 2003, arrachement, collage, couture sur toile, 5x180x100 et 2x100x100 © O.B.
Sans titre, de Bill Kouelany, 2004, collage et couture sur toile, 60x92 © O.B.
Sans titre, de Bill Kouelany, 2002, tissage et collage sur toile, 117x90 © O.B.
Sans titre, de Bill Kouelany © O.B.
Sans titre, de Bill Kouelany © O.B.
Sans titre, de Bill Kouelany, 2004, tissage et collage sur toile © O.B.
Soly Cissé (Sénégal), intérieur 1, 2003, acrylique et pastel sur toile, 200x200, collection Blachère © O.B.
Sans titre, de Bill Kouelany, 2004, tissage et collage sur toile, 80x65 © O.B.
Soly Cissé (Sénégal), intérieur 2, 2003, acrylique et pastel sur toile, 200x200, collection Blachère © O.B.
Sans titre, de Bill Kouelany © O.B.
Sans titre, de Salifo Lindou (Cameroun), assemblage sur toile, 154x75, collection Blachère © O.B.




Entretien d'Olivier Barlet avec Izza Genini

La sortie des cinq dvd de la série Maroc corps et âme est un événement important non seulement par le nombre de films mais aussi par la qualité du travail documentaire effectué par Izza Genini.

5 dvd de Izza Genini

En un coffret de cinq DVD thématiques, Izza Genini rassemble entièrement re-mastérisés dans leur intégralité les documentaires qu’elle a tournés au cours des années, un impressionnant travail de recherche guidé par une évidente empathie avec ceux qu’elle rencontre. Qui ne connaît pas son oeuvre pourrait craindre d’ennuyeux films de patrimoine. C’est tout le contraire. Ces films sont un piège : on reste scotchés à l’écran, fascinés par ce ballet de poésie, de musique, de chant, de rythmes et de danses. La diversité des plans, un montage serré, une image soignée et souvent une vraie originalité dans les points de vue de…

Entretien d'Olivier Barlet avec Aï Keïta Yara, actrice burkinabè

Egérie de « Sarraounia » de Med Hondo, Aï Keïta a continué une carrière d’actrice tout en menant une vie professionnelle normale à Ouaga. Elle présentait aux Journées cinématographiques de Carthage « Tasuma, le feu » de Daniel Sanou Kollo, où elle joue le rôle de la femme de l’ancien tirailleur Sogo. Rencontre.

Entretien d'Olivier Barlet avec Naky Sy Savané, actrice ivoirienne

Tunis, octobre 2004

En l’absence de star system, les comédiens africains sont peu visibles. Le public ne les demande pas. Pourtant, ce ne sont pas les bons acteurs et actrices qui manquent. Entretien avec Naky Sy Savané, légendaire actrice ivoirienne que l’on retrouve dans deux grands films récents : Moolade d’Ousmane Sembène et La Nuit de la vérité de Régina Fanta Nacro.

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