Carthage 2002 : le cinéma tunisien entre art et politique

Les Journées cinématographiques de Carthage ont été marquées par de vifs débats sur la critique et la réception des films tunisiens. Lire les synopsis et critiques des films vus à Carthage dans les liens.

Les JCC sont en fait en plein centre de Tunis et bien leur en prend : dans les sept salles du centre-ville se presse une foule impressionnante pour voir les 222 films en provenance de 50 pays présentés à la 19ème édition de cette biennale. On se bouscule bien avant la séance pour accéder à des salles pourtant de grandes dimensions et nombreux sont ceux qui ne trouvent place que par terre dans les allées. C’est vrai des films tunisiens, bien sûr, ainsi que des films internationaux précédés par la notoriété de leur promotion (les chaînes françaises reçues sur paraboles sont ici tellement regardées que la presse leur attribue la même place dans leurs programmes que les chaînes nationales !). C’est un peu moins vrai des films du reste du Maghreb ou surtout d’Afrique noire mais par contre, les films égyptiens font eux aussi salle comble. Il faut dire que la télévision est abreuvée de séries égyptiennes et que les acteurs sont adulés ici comme dans leur pays. L’hommage rendu à Ahmed Zaki avec la rétrospective de ses films a joué à guichet fermé et la salle l’a longuement applaudi debout lors de la présentation de son dernier film, « Jours de Sadate », où il interprète dans sa vie tant politique qu’intime le leader assassiné. Les critiques de la presse tunisienne sont si virulentes envers leur propre cinéma que les JC...

Connectez-vous pour lire la suite de l'article...
Si vous avez déjà un compte client sur Africultures vous pouvez saisir vos paramètres d'identification :

Si vous n'êtes pas encore abonné à la revue AFRICULTURES, vous pouvez le faire en cliquant sur Adhérer.
Les images de l'article
Le centre de Tunis
© O. Barlet
Cinéma le mondial
© O. Barlet
Cinéma le mondial
© O. Barlet
L'affiche de "Satin rouge" à l'entrée du cabaret dansant
© O. Barlet
Entrée du Colisée
© O. Barlet
Régina Fanta Nacro reçoit son prix
© O. Barlet
Mohamed Bakri reçoit son prix
© O. Barlet
Rihda El Béhi reçoit son prix
© O. Barlet
Nouri Bouzid reçoit son prix
© O. Barlet
Mansour Sora Wade, Rokhaya Niang et le Ministre de la Culture
© O. Barlet
Partager :

Laisser un commentaire