Guerre dans la culture, culture dans la guerre, guerre de la culture et culture de la guerre

L’art, par la force et la valeur de l’expression symbolique qu’il engage, peut atténuer, pour beaucoup, la violence et les traumatismes de la guerre. Il est alors important que la création artistique tienne compte du contexte culturel qui a généré cette violence pour espérer atteindre la mémoire blessée des survivants. Oumar Sall (auteur sénégalais)

Au commencement prédisait la culture…Côte d’Ivoire, mai 2002. La vie culturelle bat sons pleins. Création de l’Académie des sciences, arts et lettres, Salon international du livre d’Abidjan, célébration du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, élection de Miss Côte d’Ivoire, concert de John Yalley… Le pays semble sorti d’une crise dont ni les tenants, ni les aboutissants ne laissaient présager un mois de mai si riche en manifestations culturelles. Assurément, le spectre de la guerre a arrêté ses effrayantes et sporadiques apparitions. Les visions épouvantables d’une éventuelle guerre en Côte d’Ivoire ne sont plus qu’un cauchemar déjà oublié. Un cauchemar oublié certes, mais pas par tout le monde. Car si l’on n’évoque presque plus l’éventualité d’une guerre, certains y songent encore… Dak’art, mai 2002. L’œuvre Fini la récré du plasticien ivoirien Yacouba Touré, qui ouvre l’exposition officielle est une installation mettant en scène des soldats armés. Des hommes en métal qui semblent déterminés à mettre fin à une trêve qui fait suite &agrav...

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