Cinéma/TV
De Cheick Fantamady Camara
Konorofili est un beau début. Bien mené et monté, il prend à bras le corps une question difficile : l’anxiété (traduction de son titre). Anxiété de Félix, un Blanc déprimé à qui les expériences humanitaires en Afrique n’ont pas donné l’espoir ; anxiété de Dou, un Noir qui partage son appartement parisien et veut l’empêcher de commettre le pire. Le trouble de ce rapport intime se reporte sur la relation de Dou avec Sylvie qui ne comprend pas de se voir ainsi délaissée. Le film est au sommet quand il manie les métaphores : une ficelle reliant les orteils illustrera…