At home

De Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca

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At home est le rendez-vous entre un pianiste cubain qui a accompagné les plus grands talents jazz de son pays et une chanteuse qui a côtoyé le gratin de la musique traditionnelle malienne.

Le coup de foudre musical entre Roberto Fonseca et Fatoumata Diawara remonte à 2011. Le pianiste cubain enregistrait Yo, un album habillé de sonorités africaines. Fonseca, accompagné de Baba Sissoko au n’goni et Sekou Kouyaté à la kora faisaient alors chanter Fatoumata Diawara dans « Bibisa ». La même année, la chanteuse malienne sortait son premier CD, sobrement intitulé Fatou. Grâce à cet album de wassoulou, composé entièrement à partir de guitare acoustique, elle fait la tournée des festivals en Europe et en Amérique du Nord. Les projecteurs suivent Fatou en permanence. Lorsqu’elle pose sa guitare, c’est pour enfiler un costume d’actrice dans Timbuktu d’Abderrahmane Sissako ou, plus récemment, Morbayassa de Cheick Fantamady Camara. Des films pour lesquels elle prête également sa voix aux bandes originales.
Roberto Fonseca et Fatoumata Diawara ont pour point commun d’avoir commencé leur carrière très tôt. À quinze ans, le natif de la Havane jouait lors du Havana International Jazz Festival ; au même âge, Fatou jouait dans La Genèse de Cheick Oumar Sissoko. Du cinéma, elle passe vite au théâtre avec Antigone puis à la comédie musicale avec Kirikou et Karaba. Entre temps, elle accompagne Cheick Tidiane Seck et Oumou Sangaré lors de leurs tournées respectives. De son côté, Roberto suit Augusto Enriquez puis les membres du célèbre Buena Vista social club avec qui il enchaîne plus de 400 dates au début des années 2000.
At Home est un album live enregistré lors du festival Jazz in Marciac en août 2014. Roberto Fonseca affectionne particulièrement cette scène gersoise où il avait consigné sur un CD/DVD le projet « Live in Marciac », sorti en 2010. Parmi les 48 minutes qui composent cette collaboration entre les deux artistes, il y a « Connection » un morceau fleuve de 14 minutes. La voix de Diawara, chantant en bambara, y épouse avec merveille l’orchestre jazz de Fonseca. Les titres « Sowa » et « Clandestin », présents dans l’album Fatou ont été remixés en une version plus dansante. Le concert s’achève par « Neboufo » dont les vocalises rappellent le consacré « Timbuktu Faso ».

///Article N° : 13013

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