Echos des collines

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Säb, Nëggus, Apkass, Edgar Sekloka et Gaël Faye, ont tôt fait le choix des arts, le choix des mots, comme armes miraculeuses pour dire, décrire l’indicible. Ensemble ils forment le collectif de slam Chant d’Encre, à la suite de leur communion dans une pièce de théâtre montée pour commémorer les dix ans du génocide des Tutsi au Rwanda, L’Eclipse des 100 jours : « il est des voix pour qui parler au nom des autres est un devoir », tonnait Nëggus. Leurs voix rebelles résonnent, elles appellent à la mémoire en partage, invitant au dialogue des langues, des imaginaires et des peuples, et au refus de l’indifférence. Alors il s’agira toujours d’écrire et dire, contre l’oubli, écrire encore et toujours. Et dire aussi. En souvenir du futur. Écrire pour entretenir la flamme de nos âmes, accorder son chant à l’espoir qui se rêvait déjà au-dessus des champs de canne et de coton. L’espoir qui s’élevait, au-dessus des camps de béton. L’espoir qui se rêve et s’élève encore. Et toujours. Là-haut, près du soleil. Des indépendances. Ibuka.

…Fuir pour survivre. Réussir à fuir,VIVRE.
Réussir à fuir le pire. ET pouvoir le dire…
SILENCE… Comment panser les plaies ?
SILENCE…
Comment penser la paix ?
s
i
l
e
n
c
e

Écoutez…Écoutez… Écoutez les échos qui s’élèvent des collines.
Qui murmurent des prénoms au-delà des ruines.
Ressentez la vitalité, la force de ce souffle espoir,
Qui tourne les pages sombres de cette histoire.
Écoutez… Écoutez…
Lorsque la douleur parle dans les rétines, les témoignages,
Même sous le feu des projecteurs, la route est encore longue.
Pour mettre en lumière, toutes les zones d’ombres.
La justice piétine. Mais Rwanda, la vérité est en marche.

En marche, pour apaiser les cicatrices et les séquelles,
Et faire taire le silence coupable de Paris et Bruxelles.

En marche, pour ceux d’ici et ceux de là-bas,
Qui on toujours refusé de baisser les bras.

En marche, pour relever les âmes à genoux,
Afin, qu’elles se joignent la lutte des Hommes debout.

En marche pour honorer les actes de bravoure et les mémoires,
Car dans ce combat, il n’y a pas de petites victoires.

///Article N° : 12142

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© Gil




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