Événements

Anima Kwahule
autour de l’écriture de Koffi Kwahulé

Français

Spectacles

Big Shoot de Koffi Kwahulé (éditions Théâtrales)
du 15 au 18 avril 2008 à 21h
Mise en scène et scénographie Sidney Ali Mehelleb
Costumes Angélique Calfati avec la collaboration de Nora Mehelleb
Lumière Christine Mame
Avec Eric Nesci et Arnaud Pfeiffer

« (…) Et la cité a basculé dans les ténèbres, tout le monde voulait s’offrir en spectacle… » Koffi Kwahulé
Un jour ? Une nuit ? Peu importe. Deux hommes face à eux-mêmes. Au centre qui les réunit ?
Une arme à feu. Quel jeu ? Un spectacle.
Un jour ? Une nuit ? Peu importe. Caïn tua son frère Abel. Cette chanson célèbre résonne encore dans nos vies comme le carillon de midi… lointain mais toujours là.
Big Shoot est ce moment-là, ce lieu du temps, de l’espace et de la gravité où l’homme est poussière et la poussière est homme. Il est aussi ce moment où nos désirs assouvis ou non, rêvés, fantasmés, construits ou détruits, ne peuvent fuir devant leurs réalités. Big Shoot est un spectacle où le spectacle devient pour l’homme un exutoire, où ses désirs de mort et de vie se conjuguent en désirs d’amour.
cie l’Explique-Songe

Le Masque Boîteux ou Histoires de soldats de Koffi Kwahulé
du 29 avril au 2 mai 2008 à 21h
Conception, mise en scène : Adama Diop
Film d’Animation: Rachid Bouchareb
Images: Antoine Bretillard
Son: Baptiste Brossard
avec pierre-françois Garel, Jonathan Manzambi, Gina Ndjemba, Aymeric Rouillard, Elmano Sancho, Maud Wyler, Adama Diop, Distribution en cours…

Le Masque Boiteux parle de la Férocité et de l’Absurdité de la guerre en l’occurrence la seconde guerre mondiale mais elle parle aussi de la rencontre des peuples, la rencontre des cultures. Mais du coup aussi de l’Incompréhension des codes culturels et sociaux.
Le Masque Boiteux nous dépeint une Histoire Commune de la France d’Aujourd’hui la France métissée, celle des différences et celle de l’Immigration.
Adama Diop

« Car tout soldat est un tirailleur sénégalais, un homme contraint de participer, jusqu’au foudroiement de soi, à une haine qui n’a fondamentalement rien à voir avec lui. Nommer cette absurdité-là au théâtre, est aussi un acte de résistance. » Koffi Kwahulé

Big Shoot de Koffi Kwahulé (éditions Théâtrales)
du 6 au 9 mai 2008 à 21h
Théâtre /Marionnettes
Mise en scène de Lélio Plotton
Avec Adrien Béal et Solène Briquet

Dans une sorte de huis-clos ouvert sur le monde extérieur, un homme séquestre sa victime, Stan. Nous sommes face à un interrogatoire violent qui sert de prétexte au bourreau pour se faire artiste d’un crime offert à la curiosité de la société.
Parfois les rôles de bourreau et de victime s’inversent sans qu’on s’en aperçoive, l’identité des personnages est fragile. Chacun cherche à recoller les morceaux d’une histoire éclatée qui se perd entre fantasme et réalité.
Stan, la victime, le personnage de papier, fragile mais parfois insoumis est au centre du jeu …

Spectacle créé avec le soutien du Clastic Théâtre.
Compagnie La Magouille

Jaz de Koffi Kwahulé (éditions Théâtrales)
du 13 au 16 mai 2008 à 21h
Mise en scène David Farjon, Collaboration artistique Audrey Evalaum
Scénographie Muriel Bétrancourt, Composition Sonore Amandine Casadamont
Création lumière Anne Muller, Costume Vanessa Doger
Avec Emmanuelle Azeroual

Une femme est seule en scène. « Je ne suis pas ici pour parler de moi mais de Jaz », assène-t-elle. On ne sait pas qui elle est ni ce qu’elle a fait. Seulement, au fil d’un récit chaotique, se dessine le monde de Jaz : une cité sinistre et mythique ; Oridé, son amie belle à réveiller un mort ; l’homme au regard de Christ… et le traumatisme. Dès lors, se joue une lutte pour retrouver son Nom, sa musique intérieure.
En un sens, Jaz raconte l’enfermement de l’identité profonde et intime dans le carcan du traumatisme ; mais aussi le chemin à parcourir pour s’en libérer. Ce chemin se matérialise par des questions. Ou plutôt par des réponses à des questions aphasiques. Jaz interroge le personnage qui nous fait face. L’identité se questionne elle-même.
Cie Lavomatic

Jaz de Koffi Kwahulé (éditions Théâtrales) – Chantier de création
du 20 au 23 mai 2008 à 21h
Mise en scène Esther Bastendorff
Avec Emilie Jourdan, Marie Suran, Audrey Vandomme
Saxophone Hugues Tabar-Nouval

Jaz est une forme hybride de théâtre-jazz. C’est le monologue d’une femme incarné ici par un quartet: trois femmes et un saxophoniste. Ces quatre voix viennent nous raconter la vie de Jaz et les violences qu’elle a subies. Mais comment dire l’indicible? La parole est alors haletante, hésitante, coupée, suspendue. Quoiqu’il arrive ces personnages trouveront la force de témoigner.
Au delà de son histoire individuelle, Jaz nous parle de toutes les femmes broyées par le viol et à travers sa parole crue et musicale, elle nous transmet la voix des peuples qui sont massacrés, violés, exterminés. Ce magnifique texte met en lutte beauté et violence, espoir et souffrance Loin de souligner la gravité du sujet, Koffi Kwahulé met en lumières la capacité de l’art à transcender les souffrances afin de garder l’espoir d’un monde meilleur.
La Compagnie Les Quatr’elles


Lectures

Village Fou – 8, 9 et 10 avril à 20h30
Texte et mise en lecture : Koffi Kwahulé,
Avec : N’Gouamoué Diabaté

Etudiant africain que sa concierge appelle « Monsieur », il vit seul dans sa mansarde. Ce sont les histoires du pays qui remplissent sa solitude. Des histoires drôles et pathétiques, des histoires de déconnement qui peignent avec humour une Afrique contemporaine aux prises avec ses contradictions.

Big Shoot – 5 avril à 21h
Texte Koffi Kwahulé, Le texte de la pièce est publié aux éditions Théâtrales
Avec Denis Lavant, Jerôme Boyer

Il nous faut L’Amérique – 8 avril à 21h
Texte et mise en lecture Koffi Kwahulé,
Avec Greg Germain, Nanténé Traoré, Koffi Kwahulé

Badibadi a un ventre. Et quel ventre ! Voilà qu’un matin Badibadi pisse du pétrole… et soudain, ce drôle de ménage à trois que le désoeuvrement poussait à faire des palabres sans queue ni tête sur n’importe quoi…

Brasserie – 14, 15 et 16 mai 2008 à 19h15
Texte Koffi Kwahulé, Le texte de la pièce est publié aux éditions Théâtrales
Mise en espace : Enora Boëlle
Distribution (en cours) Vincent Collet, Laurent Micheli, Enora Boëlle

Brasserie est une pièce à quatre personnages, quatre histrions prêts à tout pour atteindre leurs buts.
Face à des Laurel et Hardy en camouflages et mitraillettes se tient Magiblanche qui pourrait être une sorte de madame Loyal, maîtresse incontestée de la piste. Autour d’elle s’articulent les désirs et les prises de pouvoir.

Présentation d’Atelier
Présentation du travail d’Ateliers de Koffi Kwahulé avec des femmes du quartier de la Goutte
d’or, d’octobre 2007 à mars 2008, sur le thème de la joie.

La joie pour ce qu’elle a, contrairement au bonheur, de dynamique, donc d’éminemment théâtral. La joie d’une naissance, d’une rencontre, la joie du premier emploi, la joie d’un jour de mariage dans le quartier…
En fait, ces fragments de plénitude totale glanés sur le sort. Koffi Kwahulé


Ecritures en partage – Carte Blanche à Monique Blin –
« A la Maison » – Mercredi 9 avril à 19h30
Mise en scène de Philippe Ducros et Eudes Labrusse
Interprété par Rodrigue Norman et Jérome Imard

Une création atypique, regroupant des artistes français, togolais et québécois : trois courts textes autour du thème de la « maison », du « chez-soi », de la difficulté de se loger, comme trois variations en miniature des réalités culturelles en jeu dans chacun de ces trois pays. Des textes où alternent l’humour, l’absurde ou la poésie, mais aussi une certaine violence : la « maison » est en effet comme le révélateur de la dégradation des rapports sociaux, aussi bien en Afrique qu’en Europe ou au Canada…
-« 2366 boulevard sauvé « de Philippe Ducros (Québec)
-« Maison à ne pas vendre  » de Rodrigue Norman (Togo)
-« Paris 2007 » de Eudes Labrusse (France)
Avec le soutien de la SACD

Café littéraire – Lundi 21 avril à 20h30
Animé par Caya Makhélé, éditeur de Acoria
avec Fayçal Chechat (Algérie) Tierno Monenembo (Guinée Conakry) Maxime N’Débéka (Congo Brazzaville)

Thème : Imaginaires d’Afrique, du regard intérieur à l’ouverture sur le monde
Autour des thèmes porteurs de leurs écritures, trois écrivains venus d’Afrique disent et racontent le monde tel qu’ils le voient bouger et se transformer, tout en nous éclairant sur leurs destins individuels.

Le Studio Volant – Lundi 28 avril à 20h30
Mise en lecture Claude Yersin(compagnie Le studio volant)
avec Nanténé Traoré, Virgile Fouilou, Olivier Doté Coevi, Claude Yersin
– « Femmes mystiques » de Hilaire Dovonon (Bénin) : une voix se souvient, remonte jusqu’à l’enfance, et se souvient d’une grand-mère devenue mythique… » Il y a de grandes merveilles enfouies dans le coeur de l’homme… »(J.M. Synge).
– « Tobbie frère et soeur » de Rodrigue Norman (Togo) : de la difficulté de partir, de la souffrance de l’exil, de la douleur du retour… Echouer, échouer encore recommencer toujours; et pourtant, « l’être humain doit apprendre à parler au futur ! »
– « L’autre bord » de Jean Kantchébé (Togo) : lorsque le monde change convulsivement, lorsque la génération des pères ne comprend plus les engagements des enfants, lorsqu’il n’y a plus que la violence… « Je veux des outils, haches et pics, lances, épées, fusils et flèches ! Je vais retourner la terre et la remettre sur ses pieds ! »

Le mots et les maux – Samedi 17 mai à 19h15
– « Aurore »de Koulsy Lamko (Tchad) par Odile Sankara)
– Arrêt sur image de et par Gustave Akakpo (Togo)
– La liberté se conquiert (discours de Thomas Sankara à l’ONU) lu par Odile Sankara

Mettre en parallèle le texte d’un célèbre homme politique,et des texts d’écrivains engagés, entendre la
parole d’africains sur leur continent, leurs réalités, leurs problématiques, leurs rêves.

Je soussigné Sony Labou Tansi – Samedi 24 mai à 19h15
Mise en espace de François Rancillac (co directeur de la Comédie de St.Etienne)

Dix ans après son « arrêt de respirer », Sony Labou Tansi continue de vivre jusqu’à nous, avec toute la chair de ses mots, la crasse de ses idées et les coups d’oxygène de son sang. A travers quelques extraits de ses romans, de ses pièces et de sa correspondance lus par quatre comédiens, nous tenterons dans l’espace bref d’une soirée, de faire entendre l’énergie formidable d’une pensée et d’une oeuvre immenses, qui ont tant marqué non seulement la littérature africaine mais la littérature tout court, et qui n’ont décidément pas pris une ride…


Concerts Jazz

Michel Barbaud Trio – 5 et 12 avril à 21h
– Michel Barbaud, claviers
– Yann Joussein, batterie
– Xuan Lindenmeyer, contrebasse

DPZ + DDJ – 3 Mai à 21h
DPZ – Thomas de Pourquery, Saxophones, voix – Daniel Zimmermann, Trombone – Maxime Delpierre, Guitare, effets – Sylvain Daniel-Basse, électronique – David Aknin,Batterie,
percussions DDJ – Y.Joussein, batterie – J.Desprez, guitare – B.Dousteyssier, saxophones

Fröhn – 17 Mai à 21h
– Frantz Loriot, Violon
– Gaël Ascal, Contrebasse
– Jean-Brice Godet, Clarinette
– John Cuny, Piano
– Eric Dambrin, Batterie

Jean-Louis Trio – 31 Mai à 21h
– Avice : trompette,
– J. Florent : Contrebasse,
– F. Pastacaldi : batterie.


Expositions

Tonalités
Une exposition-animation sonore.
Des écrivains lisent eux-mêmes un extrait de leur oeuvre à travers des téléphones exposés.
Tous les enregistrements sont originaux.
Parmi ces auteurs, citons : Francis Bebey, Tahar Ben Jelloon, Amadou Hampaté Ba, Amadou Kourouma, Sony Labou Tansi, Léopold Sédar Senghor…
Par « Les Parvis Poétiques »

La « Route du Jazz »
Photographies de Samuel Nja Kwa

La  » Route du Jazz  » se confond avec celle des esclaves africains. Elle démarre en Afrique, donnant l’occasion d’un état des lieux de la culture musicale avant l’invasion européenne, pour s’achever en 1917, une année arbitrairement fixée, mais décisive. Produit d’une synthèse entre la création européenne et la tradition africaine, rendue possible sur le sol américain, le jazz porte en lui les stigmates de l’histoire.
Diplômé de science politique à l’Université du Québec Montréal, Samuel Nja Kwa est Journaliste et photographe d’origine camerounaise.
Colloque – Kwahulé : frères de son, frères de scène
En partenariat avec l’Université Paris III – Sorbonne Nouvelle

Vendredi 11 avril
9h/13h : Frères de son, la dimension jazz ou la fratrie musicale.
Présidé par Yannick Séité (Paris VII)
– Gilles Mouëllic (Rennes 2) Ecrire le jazz : l’exemple de Misterioso 119
– Catherine Bouko (Bruxelles) La tension créatrice entre la musicalité du texte et des autres moyens scéniques de deux spectacles : Jaz de Koffi Kwahulé et La chambre d’Isabella de Jan Lauwers, ou la création d’un langage « postdramatique »
– Sylvie Ngilla (Université du Minnesota) Dramaturgies du KO. Boxe, théâtre et musique : Les rythmes des entre-deux dans Cette vieille magie noire de Koffi Kwahulé et L’entre-deux rêves de Pitagaba conté sur le trottoir de la radio de Kossi Efoui.
Table ronde « Jazz et écriture » animée par David Lescot, avec Gilles Mouëllic, Sylvie Kandé, Philippe Minyana (sous réserve), Pascal Ramert (sous réserve)

14h/19h : Frères de choeur, corps, voix et choralité ou la fratrie poétique.
Présidé par Jean-Pierre Ryngaert (Paris III)
– Fanny Le Guen (Paris IV) Poétique du choeur chez K. Kwahulé et S. Kane
– Judith Miller (New York University) Le monologue chez Bernard-Marie Koltès et Koffi Kwahulé: le crantambour
– Alex Lorette (Paris III) La Choralité dans Misterioso 119
– Dany Toubiana (Paris III) Jaz et tango
Table ronde « Choralité et représentation » animé par Martin Megenand (Paris XII)
Avec Alex Lorette, Serge Tranvouez, Michel Didym, Kristian Fredrik, Nanténé Traoré, Dominique Paquet

Samedi 12 avril
9h/13h : Frères de mémoire, Entre Afrique et Amérique ou la fratrie noire.
Présidence de séance : Romuald Fonkoua (Université de Strasbourg)
– Célia Sadaï (Paris IV) Le jazz pour filiation : l’écriture d’un spectacle ou le spectacle d’une écriture ?
Pour une figure auctoriale africaine.
– Dominique Traoré (Université de Cocody) Koffi Kwahulé, l’Afrique et l’ailleurs : les défis idéologiques d’une dramaturgie du déracinement
– Agathe Bel (Paris III) La truculence de Sony Labou Tansi à Koffi Kwahulé
– Christine Douxami (EHESS / Université de Franche-Comté) Le rapport à l’Autre dans le théâtre de Koffi Kwahulé et le théâtre noir brésilien
Table ronde « Entre Afrique et Amérique)animée par Judith Miller (New York University) Avec Philippe Boulay, Gerty Dambury, Isa Armand, Boniface Mongo-Boussa, Xavier Garnier.

14h/19h : Frères de scène, Enjeux politiques et altérité ou la fratriediasporique.
Présidence de séance : Amos Fergombé (Université d’Artois)
– Suzie Suriam (Canada) Le théâtre de Koffi Kwahulé ou l’Afrique désancrée
– Edwige Gbouablé (Rennes 2) La question de l’altérité
– Laurence Barbolosi (Rennes 2 / Paris 3) Du dispositif liturgique comme forme politique
– Virginie Soubrier (Paris IV) Vers une fraternité mystique universelle : « l’improviste » de Kwahulé
Table ronde « Du poétique au politique » animée par Virginie Soubrier (Paris IV)
Avec Aïssa Maïga, Mohamed Rouabhi, Kossi Efoui, Khalid Tamer, Gabriel Garran
et Koffi Kwahulé


Informations
35 et 20, rue Léon 75 018 Paris
Administration 01 42 52 42 63 – fax 01 42 52 44 94 –
Métros : Château Rouge (L4) ou Marcadet-Poissonniers (L 12), Bus 31, 56, 60

Laboratoire Multiculturel Populaire
Depuis vingt ans, le Lavoir Moderne Parisien est un lieu de spectacle vivant à la fois proche des habitants et attaché au développement culturel du quartier de la Goutte d’Or. Les spectacles interrogent ce territoire en terme d’identité, de potentiel et d’imaginaire. Une salle de spectacle, une salle de concert, une galerie d’exposition, un bar restaurant, une Télévision Mondiale de Quartier…

Rueleontv
(Télévision Mondiale de Quartier)
Comptoir Lmp – 20, rue Léon – tel 01 42 23 74 92, http://tv.rueleon.net

Lavoir Moderne Parisien
(Théâtre/Concerts) – Galerie Lmp (Expositions/Réunions) 35 rue Léon
Tarif plein : 15€
Informations /réservations 01 42 52 09 14

Olympic café
(Concerts/Bar)
20 rue Léon – tel Bar/resto 01 42 52 29 93
Tarif plein : 9€