Toubab Dialaw :

Le succès d'un centre de formation au Sénégal

Consciente de l’enjeu capital de la formation dans l’évolution de la danse contemporaine africaine, la danseuse et chorégraphe sénégalaise Germaine Acogny crée, en 1997, un centre à Toubab Dialaw, au Sénégal. Pari risqué… Les bailleurs de fonds sont frileux, le public visé – les jeunes danseurs africains – peu fortuné, les pouvoirs publics désintéressés. Quatre ans plus tard, c’est pourtant un indéniable succès. « L’Ecole des sables » est devenue un lieu très dynamique de formation et de création chorégraphiques. Et comme si cela ne suffisait pas, elle a aussi donné naissance à une compagnie panafricaine : Jant-Bi.

Toubab Dialaw, un village de pêcheurs à une cinquantaine de kilomètres de Dakar, sur la « Petite Côte ». C’est là que Germaine Acogny a eu le coup de foudre et a choisi de bâtir son « Centre international de danses traditionnelles et contemporaines africaines » Jant-Bi ( » le soleil « , en wolof). Un village déjà renommé pour son dynamisme culturel puisqu’il abrite aussi l’étonnant centre artistique « Sobo Bade » du poète-dramaturge haïtien Gérard Chenet. Aujourd’hui encore, le nom de Germaine Acogny reste lié dans beaucoup d’esprits à celui de Mudra Afrique, la première école panafricaine de danse, fondée par Maurice Béjart à Dakar en 1977. La chorégraphe en a assuré la direction durant cinq ans et a formé toute une génération de danseurs devenus aujourd’hui des professionnels reconnnus : de la Burkinabée Irène Tassembé...

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Toubab Dialaw
© Ayoko Mensah
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