Cinéma/TV

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De François Verster

Le Sud-Africain François Verster est un documentariste à suivre. Dans le remarquable Mother’s Day (cf. [ article 6760 ]), il partageait durant quatre années, avec une évidente empathie et un remarquable respect pour son sujet, la banale mais terrible intégration de la violence de leur environnement par la famille métisse Moses et ses trois femmes, l’adolescente Miché, sa mère Valencia et sa grand-mère. Avec Sea Point Days, il poursuit son exploration de la not-so-new South Africa (l’Afrique du Sud pas si nouvelle) et affirme une écriture originale en dressant en pointilliste un très subtil état des lieux à partir d’un…

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Les spectateurs se demandent-ils pourquoi l’on trouve si peu de films africains et caribéens sur les écrans français ? Certains professionnels, oui. Car si un film veut faire carrière en France, il faut déjà qu’il réussisse sa sortie parisienne. Sortie d’autant plus difficile que les concurrents sont nombreux et qu’ils n’ont pas tous le même poids.

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Astou Arnould © Ibrahim Seck
Euzhan Palcy, Sylvestre Amoussou, Fatma Zohra Zamoun, Pierre Grunstein, Pascale Obolo
Fatma Zohra Zamoun, Pierre Grunstein, Pascale Obolo
Penda Traoré © DR
Sylvestre Amoussou, Fatma Zohra Zamoun, Pierre Grunstein




En septembre 2010, Images d’ailleurs aurait eu 20 ans. Qui n’est pas allé se faire une toile, souvent africaine, dans une des deux salles du centre culturel La Clef ? Ce cinéma du 5e arrondissement était accessible mais un peu isolé. Sans doute est-ce là son histoire qui se solde tristement aujourd’hui par la fin de son bail et une cessation d’activités, la liquidation ayant été prononcée le 29 mai 2009 par le Tribunal de Paris. Quelle mobilisation imaginer pour une nouvelle dynamique ? Une conférence de presse est organisée le 11 juin à 10 h 30 à l’Espace St Michel à…

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Sanvi Panou




Femmes de cinéma #2

Il est difficile d’évoluer dans un milieu cinématographique masculin. Aminata Ouedraogo, conseillère technique du ministre de la Culture du Tourisme et de la Communication du Burkina Faso, l’a compris. Ancienne réalisatrice et journaliste, conseillère du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO), cette dame est aussi, depuis 1991, coordinatrice générale de l’Union Panafricaine des Femmes Professionnelles de l’Image (UPAFI). Créée en 1991 par des femmes issues du milieu cinématographique, cette organisation a vu le jour au cours de la 12e édition du FESPACO. Cette année-là, les organisateurs du festival avaient décidé de rendre hommage aux femmes…

Entretien d'Olivier Barlet avec Souleymane Cissé à propos de Min yé

Nous sommes au festival de Cannes où vous présentez Min yé. A votre arrivée, alors que les spectateurs n’ont plus rien vu de vous depuis Waati en 1995, la salle s’est levée pour vous applaudir. Il y a la mémoire de votre œuvre mais n’y a-t-il pas aussi l’envie d’une présence des cinémas d’Afrique ? Pour moi, c’est très réconfortant. Quand on pense à la façon dont on essaie de mettre un film sur pied… L’émotion était grande. Pourquoi ? Parce qu’on n’a jamais pensé un seul jour qu’il serait en dehors du Mali ! On n’avait jamais pensé que ce film serait…

Rencontre avec Sokona Gakou, Alou Badra Sissoko et Assane Kouyaté

« Une fois que l’on monte sur ce tapis-là, on espère y monter chaque année ! Si Dieu le veut bien », s’exclame Alou Badra Sissoko qui interprète dans le film Aba, celui qui perturbe le ménage. Journaliste/reporter caméra-photo, cela fait onze ans que Salif Samaké trouve une seconde vie dans le cinéma : il a joué dans une douzaine de films, notamment Kabala d’Assane Kouyaté. « Je tiens les deux métiers des deux bras, parce que je les adore », dit-il. Sokona Gakou, qui anime l’émission Grand Sumu sur Africable, après avoir été présentatrice dans les télévisions sénégalaise, libérienne et malienne. Min yé est son…

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Assane Kouyaté, Sokona Gakou et Alou Badra Sissoko © Olivier Barlet




De Jean Van de Velde

Installé en Ouganda, Edouard, un restaurateur hollandais (interprété par Marco Bosato, le chanteur le mieux payé des Pays-Bas) perd sa femme dans un accident de voiture. Ce début larmoyant installe le film dans le sentimentalisme et prépare la suite. Abu, le fils d’une de ses employées, grand copain de son propre fils, est enlevé par des rebelles pour servir dans leur « armée sainte de libération nationale ». Et, sous la pression de son fils, voilà Edouard qui s‘enfonce dans la jungle à la recherche de l’enfant perdu. Ce héros téméraire est d’abord freiné par Valérie, l’animatrice d’une ONG d’aide aux enfants,…

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D'Anne Aghion

Le film est dédié à Alison Des Forges, historienne américaine décédée en février 2009 et qui avait beaucoup travaillé sur le génocide de 1994 au Rwanda. Cette référence n’est pas neutre : Anne Aghion allie elle aussi le sérieux de l’approche, guidé par l’urgence de comprendre. Mais il lui aura fallu dix ans pour arriver à ce long métrage, aboutissement d’une trilogie constituée au fur et à mesure de l’évolution des choses sur cette petite colline rwandaise où les habitants tentent de vivre l’après-génocide, le retour des bourreaux et leur jugement dans le cadre des gacacas. Cette unité de lieu de…

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De Souleymane Cissé

A l’heure où fleurissent en Afrique nombre de téléfilms approximatifs et de séries mal fagotées, un des plus grands réalisateurs africains apporte une magistrale démonstration de la qualité que peut atteindre ce genre de produits audiovisuels si l’on veut bien y insuffler davantage de cinéma. Projet de série télé au départ, puis de téléfilm, Min yé… puise en effet dans les codes du genre : histoires de tromperies et de jalousies, personnages stéréotypés hauts en couleurs, scénario à rebondissements. Le désir est le moteur de l’action, mais c’est chez Cissé le prétexte à une peinture sans concession et particulièrement caustique…

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Afrique absente, Afrique présente… C’est devenu maintenant une habitude au plus prestigieux festival du monde : les films d’Afrique sont absents ou en marge des sélections cannoises, comme « Min yé » de Souleymane Cissé cette année. Pour compenser l’absence d’exposition du plus grand des cinq continents, on programme à « Un certain regard » un film sur la violence à l’œuvre en Afrique sans se poser la question de sa qualité : l’Afrique n’est plus qu’un sujet humanitaire que l’on peut traiter n’importe comment mais qu’il faut montrer pour apaiser sa mauvaise conscience.

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Visions sociales : salle pleine
Visions sociales : Fiore d'Ascoli accueille Yolande Moreau
Visions sociales : rencontre avec Yolande Moreau et Jean-Michel Frodon
Le Cinéma de la plage
Journée Outre-mer : de gauche à droite, Fred Premel (Tita production), Aline Marteaud (bureau d'accueil des tournages de la Province Sud de Nouvelle Calédonie), Franck Priot (Film France), Serge Siritzky (Ecran Total), Luc St Eloy (acteur), Tony Coco-Viloin (bureau d'accueil des tournages de la Guadeloupe), Françoise Kersebet (ADCAM, Réunion)
Rencontre professionnelle de la journée Outre-mer
Conférence de presse de la Société des producteurs indépendants
Francis Ford Coppola présente son film "Tetro" à la Quinzaine des Réalisateurs
Les escabeaux des habitués devant les marches
Escabeaux devant les marches
Escabeaux devant les marches
Tous les jours, la foule autour des marches du palais
Le curieux devant les marches
Hailé Gerima en interview télé
Inauguration du Pavillon des Cinémas du monde : Juliette Binoche et Abderrahmane Sissako
Agnès Varda et Claudine Drame
Moussa Keïta, Marie Ka et Abderrahmane Sissako
L'actrice Olivia Garcia et Abderrahmane Sissako
Inauguration du Pavillon des Cinémas du monde : Olivier Poivre d'Arvor accueille les parrains du Pavillon
Foule et médias à l'inauguration du Pavillon des Cinémas du monde
Les réalisateurs invités au Pavillon des Cinémas du monde
Abderahmmane Sissako et Juliette Binoche
Gabrielle Lorne (AITV) interviewe Gilles Jacob (directeur du festival de Cannes)
Inauguration du Pavillon des Cinémas du monde : de gauche à droite, Costa Gavras (Cinémathèque française), Marie-Christine Saragosse (TV5 monde), Frédéric Bouilleux (OIF), Abderrahmane Sissako et Gilles Jacob.
Limousines dans la nuit
Le marché du film
Le palais des festivals
sur la plage...
L'équipe de "Precious" : à gauche, Lee Daniels, réalisateur, à droite Gabourey Sidibe, interprète de Precious, et au milieu le chanteur Lenny Kravitz qui interprète le rôle de l'infirmier ainsi que la chanteuse Mariah Carey qui joue Mme Weiss
Dans la queue à la Quinzaine des Réalisateurs
Gilles Jacob publie cette année un album de ses photos : il est encore à l'oeuvre en accueillant Alain Resnais en haut des marches et l'équipe du film "Les Herbes folles", ainsi que Véronique Ceyla, directrice du CNC.
Sur la croisette
L'équipe du film "L'Armée silencieuse" avec son réalisateur Jean Van de Velde à droite
Adieu Gary
Adieu Gary
Adieu Gary
Precious
Precious
Un prophète
Un prophète
Sombras
Sombras
Sombras
Sombras




Entretien d'Olivier Barlet avec Anne Aghion à propos de Mon voisin, mon tueur

Votre film est en sélection officielle au festival de Cannes 2009. Est-ce une grosse surprise ? C’est dingue ! Ça a un petit côté schizophrène, mais il faut apprendre à jouer le jeu. Et puis c’est un tel cadeau d’être là, à la fois pour le film, pour moi et pour les gens qui sont dedans, l’idée que leur voix puisse porter aussi loin ! Enfin, en tout cas, qu’elle puisse porter ici et qu’elle ait le potentiel de porter beaucoup plus loin. A l’inverse des films qui pointent les contradictions des gacacas ou les ambiguïtés du gouvernement rwandais en la matière, vous…

« Sotigui Kouyaté est un passeur, un reculeur de bornes comme l’aurait dit Césaire », indiqua Olivier Poivre d’Arvor, directeur de Culturesfrance, avant de le décorer de l’ordre des Arts et lettres. Réunis au Pavillon des cinémas du monde le 21 mai 2009, de nombreuses personnalités du monde du cinéma ont rendu hommage au conteur et comédien burkinabé. Toujours friand d’anecdotes qui rappellent l’apport des cultures du Sud, le scénariste Jean-Claude Carrière se souvint avoir demandé à Sotigui Kouyaté comment on disait « bienvenue » dans sa langue et qu’il lui avait donné une soixantaine d’expressions et leur signification. Dans une intervention enregistrée et…

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Sotigui Kouyaté © toutes photos d'Olivier Barlet
Sotigui Kouyaté et Jean-Claude Carrière
Jean-Claude Carrière rend hommage à Sotigui Kouyaté
Olivier Poivre d'Arvor rend hommage à Sotigui Kouyaté
Souleymane Cissé, Mahamat-Saleh Haroun, Fantamady Camara étaient présents, ainsi qu'une foule de journalistes




Quelques réflexions à propos des liens entre cinémas et Maghreb

Retour sur le Panorama des cinémas du Maghreb qui s’est déroulé à St Denis du 30 avril au 3 mai 2009. Initié par L’écran St Denis et Indigènes films, il présente, selon ses organisateurs, des œuvres de fiction ou documentaires loin « d’une perception parfois caricaturale de la culture musulmane et arabe »,.

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Nos lieux interdits de Leila Kilani
La Chine est encore loin, de Malek Bensmaïl.
Les Hors-la-loi de Tewfik Fares
Le Projet de Mohamed Ali Nahdi




La cinéaste Monique Mbeka Phoba nous propose une nouvelle extraite de son recueil en préparation, un texte aux fortes références cinématographiques, une sorte de « hors champs » de « Soeur Sourire » (Stijn Coninx, 2009), qui rêve de devenir missionnaire pour aller s’occuper des petits Noirs en Afrique et d' »Au risque de se perdre » (Fred Zinnemann, 1959), où une nonne l’a réellement fait. Et d’autres films tout aussi connus où l’Afrique sert de « paysage »…

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Soeur Sourire
Au risque de se perdre




Femmes de cinéma #1

Claire Diao inaugure avec cet article une série sur des femmes cinéastes éventuellement inconnues ou méconnues qui se battent dans un milieu encore essentiellement masculin.

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Ku N'kélo, à la recherche de l'eau
Ku N'kélo, à la recherche de l'eau




De Ousmane William Mbaye

Il y a dans tout film d’auteur une part d’autobiographie, même minime : on y met toujours un peu de soi. De là à filmer ses proches et faire un « film familial », le pas est immense. Zeka Laplaine le fait dans Kinshasa Palace, de façon subtile, à travers un leurre (cf. [ critique n° 6788]). Alain Cavalier le fait en caméra directe et en s’impliquant fortement dans Le Filmeur. L’un comme l’autre en font de magnifiques gestes de cinéma, mais dans une relation délicate avec les personnes filmées. En filmant sa mère sur dix ans, Ousmane William Mbaye développe lui aussi un…

A l’occasion du 4ème Panorama des cinémas du Maghreb (30 avril – 3 mai 2009 à l’Ecran de St Denis), retour sur les films maghrébins présentés lors des 22èmes Journées Cinématographiques de Carthage (JCC, 25 octobre – 1er novembre 2008), du 5ème Festival international du film de Dubaï (11-18 décembre 2008) et du 21ème Fespaco (28 février – 7 mars 2009).

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JCC : salle ABC
JCC : l'avenue Bourguiba
JCC : soirée exceptionnelle de présentation de la comédie "Cinecitta" d'Ibrahim Letaïef
JCC : salle Cinemafricart
JCC : soirée de clôture, devant le théâtre municipal de Tunis
JCC : soirée de clôture
JCC : soirée de clôture
JCC : soirée de clôture
JCC : soirée de clôture au théâtre municipal
JCC : soirée de clôture
JCC : salle Colisée
Dora Bouchoucha, directrice des JCC
JCC : salle / théâtre El Hamra
JCC : réunion de critiques internationaux au bureau de l'ATPCC (association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique)
JCC : Haïle Gerima et Tahar Cheriaa
JCC : Haïle Gerima reçoit le Tanit d'or pour "Teza"
L'affiche des "Hors la loi" de Tewfik Farès
JCC : salle Ibn Rachiq
JCC : le critique Ikbal Zalila présente le cinéaste égyptien Ibrahim El Batout
JCC : le critique Mahmoud Jemni encadre le jury des jeunes collégiens
JCC : Lyes Salem reçoit le prix de la première oeuvre ainsi que celui du jury des jeunes collégiens pour "Mascarades" © O. Barlet
JCC : Khaltoum Bornaz présente ses acteurs lors de la séance de "L'Autre moitié du ciel"
JCC : le cinéaste Mohamed Challouf a organisé avec l'Institut français une réception en l'honneur de Tahar Cheriaa à laquelle se sont joints Sotigui Kouyate et Haïle Gerima
JCC : cinéma Le Mondial
JCC : le cinéaste nigerien Malam Saguirou et le documentariste sénégalais Samba Félix Ndiaye encadrent l'actrice Emmanuelle Béart, membre du jury présidé par le cinéaste tunisien Nouri Bouzid
JCC : cinéma Le Palace
JCC : cinéma Le Rio
JCC : Sotigui Kouyaté
JCC : Sotigui Kouyaté reçoit un Tanit d'or exceptionnel pour l'ensemble de sa carrière
Tahar Cheriaa, fondateur des JCC
JCC : les jeunes Tunisiens se pressent pour aller voir "Le Projet" au théâtre municipal
JCC : le critique sénégalais et coordinateur du site Africine.org Thierno Ibrahima Dia en interview
Dubaï : le jury de la sélection de longs métrages Afrique-Asie : le cinéaste sud-coréen Park Ki-Yong, également directeur de l’école de cinéma Korean Academy of Film Arts ainsi que du festival de cinéma numérique de Séoul, cinéaste indien Ador Gopalakrishnan, l’actrice et réalisatrice iranienne Kiki Karimi, Christian Jeune, adjoint au délégué général du festival de Cannes, et Olivier Barlet
Dubaï : ouverture
Dubaï : chaque soir une fête...
Dubaï : illuminations sur la Jumeirah
Dubaï : illuminations sur la Jumeirah
Dubaï : cinéma du Mall of the Emirates
Dubaï : le palais du festival
Dubaï : illuminations sur la Jumeirah
Dubaï : la piste de ski artificielle du Mall of the Emirates
Dubaï : décorations de noël dans un centre commercial...
Dubaï : table ronde de la Fipresci, de gauche à droite : Mahmoud Jemni (critique tunisien), Khalil Joreige (cinéaste libanais), Hussein Bayoumy Hassan (critique égyptien), Jean Roy (critique français) et Simon Field (consultant)
Dubaï : narguilés alignés lors de la soirée de clôture en plein désert
Dubaï : remise des prix durant la soirée de clôture
Dubaï : le film "Casanegra" reçoit le prix de la meilleure image de la compétition des longs métrages arabes, et ses deux acteurs Anas Elbaz et Omar Lofti le prix de la meilleure interprétation masculine
Dubaï : le film "Dernier Maquis" de Rabah Ameur-Zaïmeche reçoit le prix spécial du jury de la compétition des longs métrages arabes, ainsi que du meilleur montage et de la meilleure musique
Dubaï : Lyes Salem reçoit le prix du meilleur film arabe pour "Mascarades", ainsi que le prix de la Fipresci © O. Barlet
Dubaï : "Teza" de Haïle Gerima reçoit le prix de la meilleure musique de la sélection Afrique-Asie




De Sylvaine Dampierre

« L’enfant sans mémoire ne chiera jamais dur », dit un proverbe peulh. Tous ceux que Sylvaine Dampierre rencontre lors de ce voyage retour en Guadeloupe lui confirment cette sagesse africaine, ce qui l’engage à sous-titrer son film : « la mémoire est un gage d’avenir ». Mais en Guadeloupe, la mémoire c’est l’esclavage et la colonisation. C’est là que le bât blesse, cette mémoire meurtrie, cette mémoire honteuse qui se soustrait à elle-même, qui ne veut pas dire son nom. Alors, le nom sera le point de départ. Magnifique début du film où le fils de Sylvaine Dampierre lui demande le sens du voyage…

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De Guy Deslauriers

L’intuition et le courage. La brûlante actualité de ce film n’est pas seulement dans le récent soulèvement des Outre-mers mais aussi dans ces deux qualités qui nous font si douloureusement défaut aujourd’hui, et que le couple Deslauriers-Chamoiseau met en exergue dans leur biographie d’Aliker. Son intuition était de comprendre dans un environnement hostile et sans exemple à suivre la pertinence d’une enquête journalistique sans concession. Son courage était d’aller en pleine conscience jusqu’au bout. Dévoué aux idées de gauche mais sans en faire une pancarte, Aliker prend en main Justice pour en faire un vrai journal d’investigation et de dénonciation…

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Aliker, portrait réel
Jules Monnerot (1874-1942)
Marcel Aliker




De Lucien Jean-Baptiste

On rigole dans La Première étoile, mais pas d’un rire franchouillard. On rigole des Noirs mais le mépris dégradant n’est pas de mise. C’est rare et réjouissant. Firmine Richard en rajoute sur son accent créole, l’autodérision est permanente, les jeux de mots fusent autour de noir, black, nègre, etc. mais sans condescendance ni paternalisme. La réussite de La Première étoile est d’abord là : faire rire un large public autour de la différence sans la réduire. Car la différence est le sujet, largement mis en avant : des Noirs aux sports d’hiver, ça fait tache. Jean-Gabriel essaye de convaincre sa femme que…

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