Afrique et Outre-Mer ont fait un carton à la Cartoucherie

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C’était un tire groupé : Amérique, Afrique et Caraïbe au théâtre de l’Epée de Bois en cette rentrée 2000 avec un magnifique hommage à la communauté noire-américaine à travers Blues pour Sonny, une nouvelle du célèbre James Baldwin adaptée par l’Ivoirien Koffi Kwahulé, mise en scène par Greg Germain et jouée par Gora Diakhaté, un comédien d’origine martiniquaise et le talentueux pianiste de jazz Ludovic Signolet (cf. Africultures 30), avec aussi une reprise de L’Esclave et le Molosse, une adaptation du roman de Chamoiseau que Greg Germain avait créée il y a deux ans (cf. Africultures 10) et qui dut remplacer au pied levé Négrerrances de José Pliya, le spectacle initialement programmé et que des contraintes budgétaires ont retenu en Martinique, avec également des contes et des mythes de la Caraïbe, racontés par l’Haïtienne Mimy Barthélémy dans Une très belle mort, sans oublier un spectacle historique : La Soufrière montée avec la troupe de l’Epée de Bois par Antonio Diaz-Florian, metteur en scène d’origine péruvienne : véritable travail de mémoire autour du procès des nationalistes guadeloupéens survenu après les révoltes de mars 1967 (cf. Africultures 30).
Ce carton, on le doit aux énergies conjuguées d’Antonio Diaz-Florian et de Greg Germain, l’un dirige l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes, l’autre ouvre depuis trois ans la Chapelle du Verbe incarné en Avignon à une programmation d’Afrique et d’outre-mer au moment du Festival. Après l’été et comme il l’avait fait l’an dernier, Antonio Diaz-Florian accueille à son tour dans son théâtre une partie de la programmation de la Chapelle. Une initiative forte qui prolonge l’action de Greg Germain et apporte la preuve de l’existence d’une création théâtrale d’Afrique et d’Outre-mer qui ne manque pas de détermination et finit par mettre dans le mille pour peu que les créateurs soient solidaires.

///Article N° : 1657

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