La critique autour des films du Maghreb

Ou l'exercice du point de vue

Une place à définir sans cesse Envisager la dimension de la critique et son action en regard des cinémas du Maghreb, invite d’abord à situer l’espace culturel d’où émerge la critique. En Occident, la critique paraît à première vue, peu sensible aux cinématographies du Maghreb. La croissance de la production au Maroc ne s’accompagne pas d’une diffusion suivie en Occident et les films qui se passent souvent de coproducteurs étrangers sortent sans sous-titres étrangers sur leur territoire. Les tensions politiques et les bouleversements du domaine cinématographique en Algérie freinent la production du cinéma, relayé par les productions montées en Europe par les cinéastes qui s’y installent. L’essoufflement de la production tunisienne malgré les embellies dues à des producteurs phares, limite son impact en dehors du pays. Au-delà de la situation de ces pays du Maghreb qui évoluent chacun de leur côté en matière de cinéma, d’autres pays d’Orient connaissent une meilleure distribution du cinéma sur leurs marchés. Mais le clivage qui subsiste dans les systèmes de distribution en vigueur des deux côtés de la Méditerranée, limite la perception et la connaissance des cinématographies du Maghreb en Occident. Du coup, peu de critiques sont à même de s’exprimer sur ces films qui sont en outre, parfois loin des codes culturels développés en Occident. L’hégémonisme du cinéma occidental, en matière de critique pour qui l’Europe fait figure de berceau du 7e art et aussi de mesure, relègue souvent les créations du Maghreb à des produits...

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