Musique

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À 25 ans, la chanteuse Elida Almeida offre un deuxième album ancré dans les réalités de son pays, le Cap Vert. Le nom de cet opus, Kebrada, est celui du village où vit sa grand-mère, et où elle aime se ressourcer depuis l’enfance. Entre deux concerts sous le chapiteau du Cabaret Seb au Festival du Bout du Monde à la pointe de la Bretagne (France), début août, Africultures a rencontré la lauréate du prix RFI Musique en 2015. Une artiste d’une grande générosité artistique, n’hésitant pas à faire monter sur scène certains spectateurs pour les initier aux danses capverdiennes, et…

Avec son nom porteur d’une mémoire caribéenne forte le trio Delgrès est sans conteste la révélation de cette année. Mo jodi leur premier album, sort le 31 aout, chez Pias est un petit bijou plein de promesses.

Cet été, de nombreux festivals, en France, en Europe ou encore en Amérique, font la part belle aux différents univers musicaux et culturels issus des Afriques. Un bon moyen de passer l’été en musique et de découvrir des artistes ô combien divers et talentueux : de l’afrobeat, du funk et du rap ; aux douces mélodies de la soul, du jazz et du R&B ; à la musique inspirante du reggae, du gospel et des musiques traditionnelles africaines… Il y en a pour tous les goûts dans cette mini cartographie, non-exhaustive, de quelques-uns de ces rendez-vous pour passer l’été en musique sur du son…

Amadou Fall Ba est directeur du festival Festa2h . Ce festival, porté par l’association Africulturban créée en 2006, s’intègre dans une année 2018 d’événements pluridisciplinaires célébrant 30 ans de hip hop au Sénégal. Rencontre. Amadou Fall Ba, quelle est la particularité de cette 13e édition de Festa2h qui se déroule à la Maison de la culture Douta Seck du 20 au 23 juin ? Depuis le début de cette année, Africulturban, qui organise le festival Festa2h, a décidé de célébrer les 30 ans du hip-hop au Sénégal. Et donc la programmation du festival devait plus ou moins répondre aussi à cet…

Portrait. Le rappeur belge, né en République démocratique du Congo, livre son troisième album, 137, Avenue Kaniama. Un bijou musical qui poursuit la quête identitaire de l’artiste et l’explosion de toute case dans laquelle quiconque tenterait de le confiner.

La dernière fois qu’Africultures rencontrait Jupiter Bokondji, leader du groupe congolais Jupiter and the Okwess depuis plus de 30 ans, c’était en 2012, lors de leur prestation au festival Quartiers d’été à Paris. Cette fois, c’est à Rennes, à l’issue d’un concert début mars, qu’il s’est confié.

Muthoni Ndonga, mieux connue sous le nom Muthoni Drummer Queen, est rappeuse, percussionniste et à la tête d’organisation de plusieurs festivals, dont Africa Nouveau qui ouvre sa seconde édition vendredi 2 février à Nairobi. Sous la thématique « Afro-Bubblegum », cette édition réunit non seulement des musiciens mais consacre également une grande part de sa programmation à l’articulation entre musique, mode, et arts visuels. Africultures a interviewé Muthoni the Drummer Queen en amont du festival et alors que l’artiste est sur le point de sortir son troisième album, She. 

C’est en conquérant que le rappeur Sitou Koudadjé revient avec son 3e album, Chansons cardiaques. Cardiaques comme pour signaler l’urgence de ces morceaux à transmettre au public. Après 21 grams sorti en 2031 et Is that Jazz/Rap ? sorti en 2051 (en verlan), l’artiste d’origine togolaise se caractérise plus que jamais par une âme tourmentée qui fait de lui l’un des rappeurs les plus incontournables de la scène parisienne. Africultures l’a interviewé. Rencontre. Pourquoi avoir choisi le rap ?Quels sont les morceaux que vous écoutiez à votre adolescence et qui vous ont mis le pied à l’étrier? Plus jeune, j’ai beaucoup écouté des mecs…

Dans cette rubrique, partons à la rencontre d’un son dans son contexte intime, historique et social . À la rencontre de ce qu’il nous dit, aussi, aujourd’hui. le rappeur Rocé conduit ce rendez-vous. il sort prochainement une compilation de « spoken word francophone », Par les damnés de la terre . Des voix de luttes et de résistance , 1960-1980 et nous raconte quelques-unes de ses (re)découvertes.

Avec son nouvel album Radyo siwèl, la chanteuse canadienne Mélissa Laveaux revisite son héritage haïtien. accompagnée de sa guitare électrique, elle chante en créole les années de résistance à l’occupation américaine (1915-1934). L’artiste de 32 ans interprète ainsi une douzaine de titres du répertoire haïtien. un opus dont la sortie est prévue début février 2018. Afriscope l’a rencontrée.

Mes racines est le premier album de Sabry Mosbah, chanteur tunisien influencé par le rock et les musiques de son terroir. Sorti fin novembre, il le présente sur la scène parisienne, le 5 février, dans le cadre du festival Au fil des voix.

Phase critique 24

Au départ je n’rappais que des trucs assez cool à mes potes dans la cour de l’école – MC S., L’attrape-nigaud- Un artiste né en 1969, lorsqu’il fait une pause de dix ans avant d’initier un comeback, prend le risque d’atterrir sur une nouvelle planète. Les temps numériques que nous vivons reconfigurent notre paysage tous les semestres. Le moindre retrait se paye très cher. Non seulement MC Solaar nous revient avec un Géopoétique plus vrai que nature, mais il fait aussi mentir la formule/formol que l’on dédie généralement aux bienheureux : tel qu’en lui-même l’éternité le change. MC Solaar n’en…

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Les Dizzy Brains, les « cerveaux malades » se sont fait connaître à Madagascar (et au-delà) par leur style insolent et sincère.  Out of the cage » est leur cri de liberté.

Vingt ans de travail pour l’hybridation des cultures. C’est ce que représente le festival Villes des musiques du monde. Cette année un prix des musiques d’ici a été créé, en lien avec six régions françaises. Croisière musicale Nouvelle-Orléans sur le canal de l’Ourcq, fanfare klezmer à Drancy ou bal tango à Aulnay sous- Bois… Depuis sa création à Aubervilliers en 1997, Villes des musiques du monde, qui fête ses vingt printemps cette année, a su s’ancrer durablement dans le 93. « A l’époque ça s’appelait Aubervil’ des musiques du monde », se souvient Kamel Dafri, le fondateur du festival. «…

Après une histoire marquée par les luttes sociales, le Maloya, mamelle endogène de la culture musicale à La Réunion, s’est étendu bien au-delà des kalbanons et des services rituels qu’il quittait rarement au début du XXème siècle. Nimbé dès les années 80 par l’aura de ce genre fourre-tout que l’on nomme World Music, cet héritier des lamentations d’esclaves a su trouver sa place dans les marchés musicaux internationaux pour baigner dans le même bouillonnement d’enjeux que rencontrent les acteurs de l’industrie de la musique nationale. Avec un obstacle supplémentaire de taille qui définit la logique de son économie : l’insularité.

Dans cette nouvelle rubrique, partons à la rencontre d’un son dans son contexte intime, historique et social de production, de réception. à la rencontre de ce qu’il nous dit, aussi, aujourd’hui. Le rappeur Rocé lance ce rendez vous. Il sort prochainement une compilation de « spoken word francophone », Par les damnés de la terre. Des voix de luttes et de résistance, 1960-1980 et nous raconte quelques-unes de ses (re)découvertes.

Féru de punk rock, de jazz, de musique caribéenne, le saxophoniste Rodolphe Lauretta revendique la bannière universelle de l’intellectuel Édouard Glissant, le « Tout-Monde ». Raw qui sort en septembre sur le label Onze heures onze est son premier album. Rodolphe Lauretta, jeune saxophoniste guyano-martiniquais qui a grandi à Amiens, refuse une quelconque catégorisation identitaire. Il le clame avec Raw, ce feulement brut, aux accents rock et hip hop, sorti de son instrument vif-argent, sur lequel plane l’ombre d’Edouard Glissant : « Je ne renie pas l’héritage créole. »(1) précise- t-il. « Mais pour Glissant l’identité n’est pas figée. Les…

En cinq ans, le parcours de DJ Anaïs B est fulgurant : ses sets ont fait le tour de grandes scènes parisiennes et internationales. En Europe, aux États-Unis mais aussi au Sénégal, en République démocratique du Congo, dans les Caraïbes. Dernièrement, elle a performé sur les scènes du festival Afropunk à Paris et à Brooklyn. Afriscope l’a rencontré. Anaïs B développe sa passion pour la musique sur le « tard ». Ce sont des rencontres décisives qui la confirment dans le milieu et lui permettent de creuser son sillon. Son goût pour les voyages l’a vouée pour un temps à…

Ses oncles l’appellent le « belgicain ». Le rappeur Badi sort en juin, sur le label Delazic, son deuxième EP Article XV. Cette réflexion sur sa double culture belgo-congolaise se rit des clichés. La contribution de la Belgique au rap francophone n’est pas négligeable : du très critiqué groupe Benny B qui a vu les débuts de Daddy-K, un des plus grands DJ du pays, au brillant crew Starflam, tremplin pour Baloji, en passant par Pitcho, Stromae ou James Deano. Dans cette galerie, Badi Banx alias Badibanga Ndeka, 36 ans, incarne un nouveau souffle. En 1977, à l’époque du Zaïre, son…

Chanteuse et femme d’affaires

Paris XIème, 18H. Un timide soleil peine à réchauffer l’ambiance d’un printemps balbutiant. Code, interphone, étage. Me voilà dans les locaux de No Format, label inclassable, connu pour son penchant pour les musiques du Mali. Ballaké Sissoko, Kassemady Diabaté, Mamani Keita. Aujourd’hui, l’album est signé Oumou Sangaré. Rencontre, entre deux voyages, avec une femme de tête.

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