La sortie de Timbuktu, avec une magnifique bande originale (BOF) signée par Amine Bouhafa (César 2015 de la Meilleure Musique), a jeté un peu plus de lumière sur les artisans de ce métier, issu du monde africain, mais absents des dictionnaires « mondiaux » du genre.
Sur grand écran, les histoires musicales du Continent sont rares. Pourtant, nombreux sont les documentaires, mettant des artistes en scène pour éclairer un contexte social ou politique, de nos jours. Inscrits sur un marché de niche, les réalisateurs peinent à diffuser leur production, et leurs images, portées par des enjeux divers, ne se réduisent pas toujours à leur mission première. Décryptage à travers quatre films à l’affiche, dont Mali Blues, en compétition au festival Visions du Réel en Suisse, ce 20 avril.
En une année, Mohamed Sylla, alias MHD, est passé du rappeur de quartier à la figure médiatique, avec un album chez Universal et une tournée européenne à la clé. Il est issu de l' »Afro Trap », un rap renouvelé avec des sonorités et des danses afro et risque de peser lourd sur la scène hexagonale des prochains mois.
Le troisième opus de Bombino, Azel, traduit à nouveau l’ingéniosité de l’artiste nigérien. Une réalisation soignée et une formation instrumentale réduite. Enregistré à Woodstock avec le concours de Dave Longstreth. Un rock virtuose où le chant touareg se cherche encore une nouvelle voie.
Kouyaté, Sangaré, Doumbia, Modja, Keita ou encore Tandina. Griotte, chanteuses, instrumentistes et maliennes, elles se retrouvent sur scène cet été dans la peau des « Amazones d’Afrique », à l’initiative de 3D Family Productions. Leur premier single’ I play the kora » est disponible dès ce 22 juin sur toutes les plateformes. Au-delà de l’opération commerciale : un message d’émancipation et d’engagement pour le droit des femmes. Nous sommes allés à leur rencontre.
Entretien de Caroline Trouillet avec Binetou Sylla
Publié le
Africultures | Entretien
Avec son label Syllart Records, Binetou Sylla veille à la reconnaissance et à la diffusion des musiques africaines. Fille du producteur sénégalais Ibrahima Sory Sylla, née en France, elle est d’une génération diasporique éprise de métissages musicaux hors des schémas de la world. A l’image de la mouvance « afro hiphop », dont MHD représente la figure médiatisée aujourd’hui. Si le label Afro Trap est déposé par le jeune artiste, Binetou s’efforce de définir plus un large phénomène d’ordre identitaire, propre à sa génération.
Fondé par Malick N’Diaye, le label Think Zik ! compte les noms d’Ayo, d’Imany, de Grace et de Faada Freddy, parmi ses plus belles réussites en musique. Artistes afro occupant une belle place dans les charts, ils sont tous en route pour un succès planétaire, à la fois populaire et singulier. Think Zik ! est une démarche, elle-même singulière en matière de production, située à contre-courant des logiques économiques classiquement adoptées dans l’industrie du disque.
Lagos. Freedom Park. En 1998. Dans ce parc situé non loin du City Hall, à l’angle du Nicholas Hospital, les bourreaux de Lagos pendent méthodiquement et implacablement les condamnés à la peine capitale. Ainsi, le Nigeria rejoint-il la liste des nations où ce châtiment reste légal, bien qu’il ne soit plus appliqué. Aujourd’hui, le Freedom Park rime plutôt avec « culture », puisque qu’à chaque 3ème vendredi du mois, cet espace vert résonne aux sons déjantés des « Afropolitan Vibes ».
Cinq années d’attente pour que la carrière solo de Djelimady Tounkara fleurisse en instrumental avec ce dernier Djely Blues. Les virtuosités du guitariste malien s’y expriment entre compositions et improvisations tissées de blues mandingue, afro-américain et cubain.
Un troisième album où court l’élégance d’une des plus belles voix du Sahara. Avec Abbar el Hamada, la poète Aziza Brahim chante les émotions d’un exil de toute une vie, depuis les confins du Sahara Occidental. Un chant de prière aussi, pour que des murs ne s’érigent plus en frontières.
Il laisse porter sa barque au grès du vent et des intempéries mais il tient. Près de 20 ans après ses débuts dans le rap, Nakk Mendosa présente son deuxième album Darksun 2. Itinéraire d’un rappeur talentueux mais pas pressé.
À 21 ans, Mohamed Sylla, alias MHD, est le visage d’un phénomène devenu label : l’Afro Trap. Enflammant les réseaux sociaux, ses vidéos frôlent les 10 millions de partages. Avec pour scène la Cité rouge du 19e arrondissement parisien, ces clips spontanés mêlent des sonorités africaines à un rap d’influence trap[ 1 ] et rassemblent une génération consommatrice de sons hip-hop diffusés depuis le continent africain. Du délire de son premier clip vidéo en août 2015 à son premier album prévu en mars, MHD nous explique les fondements d’une culture musicale hybride.
Entretien de Caroline Trouillet avec Binetou Sylla
Publié le
Africultures | Entretien
Avec son label Syllart Records, Binetou Sylla veille à la diffusion des musiques africaines. Elle a repris le business de son père, le producteur sénégalais Ibrahima Sory Sylla. Née en France, elle est d’une génération diasporique éprise de métissages musicaux, telle que la mouvance « afro hip-hop ». Si le label Afro Trap est déposé par MHD, Binetou définit un large phénomène d’ordre identitaire propre à sa génération.
Alors que résonnent encore les accords des guitares flamenca qui animèrent le festival des Villes des musiques du monde à l’automne passé, les artistes s’invitent dans les écoles de Seine-Saint-Denis. De janvier à mai, la Cité des Marmots permet à 440 élèves de s’initier au répertoire des musiques populaires méditerranéennes.
Né en Guadeloupe au XVIIe siècle avec l’esclavage transatlantique, le gwoka est un genre musical exclusivement chanté en langue créole. Il a été transmis de génération en génération. S’appuyant sur le triptyque tambour-chant-danse, le gwoka accorde une large place à la voix. Musique-mémoire et musique de résistance, cette expression chantée et dansée, inscrite en 2014 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, poursuit son expansion à travers le monde.
L’édition 2016 de l’un des plus grands rendez-vous musique du Continent devait se tenir en ce mois de février à Zanzibar. Faute de partenaires conséquents, le festival a été renvoyé à l’an prochain. L’occasion peut-être de l’inscrire dans une nouvelle perspective.
Parmi les mystères les plus passionnants de La Réunion, il y a le cryptogramme de La Buse, le Piton de la Fournaise, les convictions politiques de Nassimah Dindar, et lui : Frédéric Chamand. Son nom et son visage ne vous disent peut-être rien mais vous l’avez forcément déjà vu, et vous vous en souvenez.
Dernier album de la chanteuse marocaine Oum, Zarabi dialogue avec les vents du désert marocain. Les sonorités sahraouies y croisent le jazz cubain, la langue darija et le chant des oiseaux.
14 titres qui sonnent comme autant de vux pour l’humanité. Une déclamation d’amour de l’artiste togolais. Le titre de l’opus se veut clin d’il au Mood Indigo de Duke Ellington et Barney Bigard.
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.Ok