Fragments choisis

Le 29 mai 2015,le Muzdalifa House accueillait Abdou Bakari Boina, leader indépendantiste, dans le cadre de ses cycles « rencontres et débats ». Pour parler de la lutte pour la souveraineté de l’archipel. Ancien professeur des écoles, Abdou Bakari Boina, est l’un des principaux fondateurs du Molinaco (1) à Zanzibar en 1962. Qualifié d’extrémiste par Chagnoux et Haribou dans un livre paru aux PUF, ce mouvement a marqué l’histoire comorienne d’une encre indélébile. Combattu par l’autorité coloniale et par la notabilité au pouvoir à Moroni, le Molinaco a oeuvré depuis l’Afrique de l’Est, usé des ondes de Radio Dar Es Saalam, pour traduire la volonté d’indépendance, auprès de l’Organisation de l’Unité Africaine et du Comité de Décolonisation des Nations Unies. Il poursuivra son action jusqu’au milieu des années 1970. Nationaliste convaincu, Abdou Bakari Boina, lui, rentre au pays le 24 octobre 1974, afin de faire campagne pour le « oui », lors du référendum (d’autodétermination) organisé par la France en décembre 1975. Plus tard, il sera ambassadeur itinérant au service de l’Etat comorien, chargé des relations avec l’ONU, l’Afrique et les pays de l’Est, puis gouverneur, avant de se retirer du vacarme politique, ces vingt dernières années. Sa première sortie publique depuis son retrait s’est faite au Muzdalifa House, où l’équipe lui a consacré un film, Uhuru na igabuo (2) . Une manière pour le lieu d’interroger la mémoire d’un pays encore sous tutelle. Une parole qui permet surtout de comprendre les enjeux d’indé...
Connectez-vous pour lire la suite de l'article...
Si vous avez déjà un compte client sur Africultures vous pouvez saisir vos paramètres d'identification :

Si vous n'êtes pas encore abonné à la revue AFRICULTURES, vous pouvez le faire en cliquant sur Adhérer.
Partager :

Laisser un commentaire