La photographie sud-africaine aujourd’hui : une sphère en verre éclatée

Après une introduction portant sur les pratiques photographiques durant la période de l’apartheid, qui prend soin de réintroduire une certaine complexité dans des approches souvent appréhendées sous le seul angle du militantisme et de la lutte, Federica Angelucci présente les développements actuels de la photographie en Afrique du Sud. Quels types de sujet sont abordés aujourd’hui ? Comment ces œuvres circulent-elles ? Enfin, quel rapport entretiennent-elles avec la question du réel, traditionnellement rattachée à la pratique documentaire qui a été très forte dans le pays ?

En Afrique du Sud, le paysage sociopolitique complexe a longtemps stimulé une production photographique socialement et politiquement engagée. Patricia Hayes souligne la manière dont la photographie documentaire s’est développée dans ce pays dans les années 1950, quand un groupe de photographes noirs a commencé à graviter autour de la revue Drum (1). Cette dernière était au cœur d’une activité visuelle intense, destinée à dévoiler combien l’apartheid avait infiltré tous les aspects de la vie quotidienne. Par ailleurs, il faut souligner que Drum a pleinement réussi à documenter, sans préjugés, la communauté noire, ses idoles et son glamour, proposant un contrepoint à l’iconographie officielle blanche et à la propagande du régime. Alors que les structures de l’apartheid devenaient de plus en plus rigides et répressives, culminant dans les soulèvements de Sharpeville et de Soweto et dans l’interdiction des activités politiques...

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