Excellence

Retour sur une expérience développée à Anjouan par le Muzdalifa House, en partenariat avec le Club Soirhani de Mirontsy, auprès du lycée d’Excellence à Mutsamudu. Un programme expérimental, étalé sur trois ans, avec le soutien du Commissariat à l’éducation. L’histoire avait commencé de façon presque anecdotique. Soeuf Elbadawi venait de publier Un dhikri pour nos morts la rage entre les dents. Un texte sur les milliers de morts, sans sépulture, du visa Balladur. A l’occasion de cette sortie, l’auteur demanda à intervenir dans une école privée du pays pour l’organisation d’ateliers d’écriture autour de cette question. Une fin de non recevoir lui fut opposée. Parler de ces victimes oubliées en mer soulevait des suspicions et des tensions. Et nous allions l’apprendre, beaucoup plus tard, en coulisses : l’école sollicitée envisageait un jumelage avec un établissement scolaire situé à la Réunion – département français – et espérait ne pas rencontrer de problèmes à la demande des visas pour son groupe d’élèves. Il lui fallait donc être en odeur de sainteté, auprès des autorités consulaires françaises. Cet épisode, raconté, lors d’un rendez-vous avec des lycéens en région parisienne, fit immédiatement son effet. Dans l’assistance, une responsable de la Maison des auteurs à Paris, Garance Jousset, posa la question d’un autre type de jumelage à imaginer, entre un lycée parisien et un autre lycée, qui serait comorien. En tous cas, c’est ce qui motiva la demande adressée par no...
Connectez-vous pour lire la suite de l'article...
Si vous avez déjà un compte client sur Africultures vous pouvez saisir vos paramètres d'identification :

Si vous n'êtes pas encore abonné à la revue AFRICULTURES, vous pouvez le faire en cliquant sur Adhérer.
Partager :

Laisser un commentaire