Les JeVien du shantiye (1)

Récit de la soirée du 12 juin 2015. Première sortie publique des Gens du Shantiye, le groupe suivi par Fathate Karine Hassan et Soeuf Elbadawi autour de la fabrique du récit. Leurs écrits sur les frasques des jeVien aux Comores ont été mis en espace à cette occasion, en compagnie d’un musicien, Fouad Ahamada Tadjiri. De petits fragments d’histoire sur un personnage haut en couleur du roman populaire. Les Gens du Shantiye sont un label d’écriture, rassemblant quatorze jeunes comoriens, pour une année de questionnement autour du récit. Plume au taquet ! L’imaginaire sert souvent à retendre le fil entre les êtres. Les mots sont cette autre manière que nous avons, nous, humains, de conjuguer le réel, en consignant la grande et la petite histoire sur des bouts de feuille, dont le sens n’éclate que si l’on sait partager son récit avec le grand nombre. Certains de ces jeunes sont en classe de 3ème, 2nde ou 1ère, d’autres sont à l’Université des Comores ou en sont déjà partis. Tous travaillent depuis janvier 2015 au Muzdalifa House dans un même élan, sous la direction de Fathate Hassan, critique universitaire, et de Soeuf Elbadawi, auteur. Au menu notamment : le rôle de la littérature dans la formation de l’individu, et dans son rapport au collectif. Les premiers textes lus des Gens du Shantiye, avec  Fouad Ahamada Tadjiri à la guitare, durant cette soirée du 12 juin 2015, nous parlent longuement du jeVien. Où il est dit que le jeVien est « une locution contractée, dérivée du Français, signifiant l’appartenance à une rac...
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