The Chronic : Democrazy

Capitaine Alexandre, du collectif On A Slamé Sur La Lune, pose un regard tout en slam sur l’actualité.

J’ai rallumé ma télé, bien mal m’en a pris.FLASHBACK En boucle sur toutes les chaînes, le monde se souvient du visage fatigué d’un homme au regard hagard : DSK. Aujourd’hui la vindicte et l’émotion retombées, DSK libre et Nafissatou un peu plus riche a priori, c’est la fin d’une histoire médiamédiocratique symbole, ou plutôt symptôme de nos démocraties. Malades. En fait il y a Nous, et Nos problèmes de “riches”, Nous, Nous et nos obsessions, névroses artistiques, esthétiques, politiques, Nous, encore Nous, pris dans la spirale infernale de courses frénétiques, et d’avancées technologiques qui Nous dépassent, Nous (r)enferment. Sur Nous-mêmes. En fait il y a Nous, encore Nous, toujours Nous, Nous. Et pendant ce temps-là De l’autre côté de la Méditerranée, la rue arabe s’est enflammée pour sa liberté, retrouvée au prix du sang et des cris, saluant la mémoire des martyrs Place Tahrir, et de Mohamed Bouazizi qui prit feu et cause pour sa dignité. Aujourd’hui la Tunisie qui sent bon le Jasmin et les révolutionnaires du Nil, étudient leurs “manuels de démocraties avancées”, espérant que nul ne viendra leur voler leurs victoires populaires. Mais ça, c’était hier. Depuis, de nouvelles formes de totalitarisme constitutionnel s’installent et émoustillent de nouveaux rêves de révo-lution. D...

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