Cinéma/TV
Par la magie du cinéma, l’Histoire perd la froideur de la plume de l’historien pour trouver une immédiateté la rendant sensible. Les cinéastes africains utilisent souvent un personnage de tirailleur pour évoquer le rapport à l’Occident. Ainsi, dans Toubab bi (Moussa Touré, Sénégal, 1992), il est un personnage caricatural, s’étendant sur la dureté de la guerre mais s’enorgueillissant de l’avoir faite : déchiré entre fierté du combattant et ingratitude de ce bourreau qui l’a forcé à guerroyer au pays du froid et de la mort, il illustre l’ambiguïté de la relation à l’Occident, vécu à la fois comme rêve et comme…