Ecoutons les chansonniers !

Entretien de Boniface Mongo-Mboussa avec Nimrod

Révélé au grand public en 2001 par son roman Les Jambes d’Alice (Actes Sud, 2001), Nimrod est avant tout un poète. Il est également un critique littéraire, auteur d’un remarquable Tombeau de Léopold Sédar Senghor (Le temps qu’il fait, 2003). Il collabore à Africultures par une chronique régulière, « Phase critique ».

Vous venez de publier votre dernier recueil poétique, En saison (Obsidiane, 2004). En même temps, vous réécrivez votre premier recueil, Pierre, poussière paru pour la première fois en 1989. Cette réécriture me semble une démarche inédite dans la littérature francophone. Disons, en Afrique, pour ne pas trop généraliser. Mais si nous étendons le spectre de notre recherche aux Belges Wallons et aux Québécois, il devrait se trouver des exemples similaires. La réécriture n’a rien d’une génération spontanée chez moi. Dès mes premières tentatives d’écriture, j’ai éprouvé le sentiment d’accumuler des pages de brouillons. J’avais l’impression que j’écrivais faux, comme cela se dit en musique :  » chanter faux « . La rature consistait à accorder les mots sur le clavier du langage, à les assortir au climat sonore et affectif des uns et des autres. Il y a eu ensuite une période exaltante pour le gars de 20-22 ans que j’étais, tout droit sorti de la théologie pour embrasser la philosophie. La découverte des théories heideggériennes sur la poésie, et l’enthousiasme qui en a r&ea...

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