L’évaporation du corps de la femme dans le théâtre de Kossi Efoui

Voilà vingt ans maintenant que les dramaturgies d’origine africaine déjouent les attentes. Réjouissantes pour les uns, déconcertantes pour les autres, ces écritures ont créé de nouveaux espaces littéraires. Devenues le lieu d’interrogations dramaturgiques et romanesques diverses parce qu’à cheval entre des conceptions stylistiques parfois rigides, ces écritures reçoivent de nombreuses critiques qui paradoxalement témoignent de l’intérêt croissant qu’elles stimulent. Entre objet de dédain ou d’accusations sévères et objets de remise de prix, les œuvres de ces auteurs francophones, qualifiés à la suite de Jacques Chevrier d’écrivains de la migritude, lance un regard acéré sur l’altérité.

“L’étreinte poétique comme l’étreinte de chair Tant qu’elle dure Défend toute échappée sur la misère du monde.” Sur la route de San-Romano, André Breton, 1948

Dans les années 1990, une poignée d’écrivain, togolais (Kossi Efoui), ivoirien (Koffi Kwahulé), congolais (Caya Makhélé), tchadien (Koulsy Lamko) a propulsé une nouvelle dramaturgie sur la scène française. Et, c’est avec la pièce Le Carrefour qu’il y a vingt ans le discret Kossi Efoui, jeune philosophe et opposant politique togolais, remporte le prix interafricain de Radio France Internationale. Une pièce déconcertante pour le public occidental qui s’était forgé une certaine idée des canons de l’esthétique théâ...

Connectez-vous pour lire la suite de l'article...
Si vous avez déjà un compte client sur Africultures vous pouvez saisir vos paramètres d'identification :

Si vous n'êtes pas encore abonné à la revue AFRICULTURES, vous pouvez le faire en cliquant sur Adhérer.
Les images de l'article
Ludivic Darras dans Voisins anonymes, mise en scène de Nicolas Saelens,, aux Martinets à Montataire, 2011
© Mickaël Troivaux
Alexandra Boukaka dans Concessions, mise en scène de Nicola Saelens,Maison du théâtre d'Amiens, 2010
© Mickaël Troivaux
Partager :

Laisser un commentaire