Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 2008
Chine est encore loin (La)
Malek Bensmaïl
Titre anglais : China is still far
Date de sortie en France : 28/04/2010
Pays concerné : Algérie
Réalisateur(s) : Malek Bensmaïl
Avec : Malek Bensmaïl
Durée : 120
Genre : société
Type : documentaire

Français

Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un Caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie.

Plus de cinquante ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village chaoui, devenu « le berceau de la révolution algérienne », pour y filmer au fil des saisons ses habitants, entre présent et mémoire, mais aussi son école et ses enfants…
Chronique d’une Algérie profonde dont la Chine, terre symbolique, semble encore lointaine.
Dans la culture musulmane, il est dit qu’il faut chercher le savoir, quitte à aller jusqu’en Chine (d’où le titre du film sur le problème de l’enseignenement).

« Recherchez le savoir, jusqu’en Chine s’il le faut »
Le Prophète Mohamed

NOTE D’INTENTION
À l’origine du désir du film et de son intention


 Le désir d’un film surgit souvent à partir des autres films réalisés et d’une suite de questions qui restent posées, suspendues.

Après mon documentaire Aliénations où j’ai été confronté à l’univers de la folie – documentaire où d’ailleurs la question de l’identité et de la langue est prédominante-, j’ai commencé à imaginer en premier lieu un projet sur la langue, comme enjeu de pouvoir et d’acculturation en Algérie, de la colonisation à nos jours.

La langue ! voilà le mot. La problématique de la langue en Algérie est bien visible dans l’ensemble de mes films. De tout temps, elle a été l’instrument et l’objet de controverses politiques. Toute première question de départ du projet : comment les politiques linguistiques (matières enseignées) à travers l’école s’en saisissent pour en faire un enjeu de pouvoir ?

Mais voilà, cela ne doit pas être l’enjeu du film. Près d’un demi-siècle après l’indépendance, l’Algérie est vraiment loin d’avoir résolu la question lancinante de son identité : guerre des langues bien sûr, mais aussi effondrement des idéologies, écroulement des mythes du socialisme et du nationalisme arabe, conformisme islamo-nationaliste, esprit de revanche sur la francophonie, déni des réalités historiques et culturelles. L’Algérie post-indépendante, dans la continuité de l’aliénation et de l’acculturation du peuple a renforcé (inconsciemment ?) une autre domination sous couvert de réintégration d’une « identité arabo-musulmane ».

Il s’agit là d’éléments de réflexion et de recherche du sujet du film, lisibles, visibles, transparents. Oui, mais comment raconter cette histoire-là, au présent ?

Lors du tournage de mon dernier film Le Grand Jeu – sur la dernière campagne Présidentielle en Algérie – je me suis rendu dans beaucoup de villages à travers l’ensemble du pays. Plus de 40 000 km, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud. J’ai vu un monde rural difficile et dur, j’y ai rencontré un nombre impressionnant d’enfants d’agriculteurs et d’ouvriers… Des enfants aux visages tendus par le désir d’apprendre, le désir de rencontres, visages tantôt inquiets, souvent drôles, rieurs, parfois graves. Face à ma caméra, ils m’ont dit avec leurs mots (en algérien, langue de la rue et du quotidien), le manque de moyens, le manque d’écoles, d’instituteurs, de fournitures, la difficulté aussi de se rendre à l’école, le désir d’arrêter l’école pour faire du business ou leur désir de fuir le pays…

Je décide alors que « L’enfance », l’apprentissage, et la vie de ce village seraient probablement les thèmes forts de mon prochain film documentaire. Mon pays, c’est un monde d’hommes. Il n’y a pas d’enfance à proprement parler, il y a juste une première vie. Je n’ai pas détesté être enfant en Algérie, mais l’enfance est écrasée par le dur monde des hommes.

Dans mon questionnement obsessionnel sur la complexité de ma société et après l’ensemble de mes films, notamment Des vacances malgré tout, Algérie(s), Aliénations et le Grand jeu, la question de l’après-guerre (s) – la guerre d’Algérie et la décennie du terrorisme – reste pour moi une des préoccupations majeures dans l’accompagnement de notre mémoire audiovisuelle contemporaine. « Notre » mémoire commune qui regroupe, indéniablement, celle des deux rives de la Méditerranée et plus particulièrement l’Algérie et la France, par l’histoire profonde qui les relient.

Puis il y a « LE » premier souvenir de cinéma. Le souvenir de la première image de cinéma qui a fasciné l’enfant que j’étais à Constantine. Avec mon grand frère, nous avons admiré à la Cinémathèque un des chefs d’œuvre du cinéma néo-réaliste italien : « Le voleur de bicyclette » de Victorio De Sica. Probablement un déclencheur indélébile dont je garde encore l’image de ce père et ce fils, tout autant que les espaces qu’ils traversent ensemble dans le film.

Cette image latente et récurrente qui me revient sans cesse, devient pour moi, une sorte de constat évident de ce thème fortement représentatif de l’après-guerre en Italie que je transpose à « mon » Algérie d’aujourd’hui. L’enfant n’est-il pas l’interrogateur idéal et obsédant de notre époque ? Histoire, crise d’identité, guerre d’Algérie, terrorisme, décennie noire, crise économique et sociale…

Une année de tournage, 4 saisons filmées, 8 mois de montage. Tournage en HD et super 16mm, un film de 2 heures kinescopé en 35mm.


Réalisateur : Malek Bensmail
Production : Unlimited, Cirta films, INA, 3B Productions, ENTV « Alger capitale de la culture arabe, 2007 », CNC, Région Alsace, Centre Images, Région Centre Communauté urbaine de Strasbourg, SCAM

Distribution : Tadrart Films
Sortie salles: 28 avril 2010


FESTIVALS
Grand prix du film documentaire
24e Festival international du film documentaire DOKFEST (Munich, mai 2009)

Prix Spécial du Jury
Festival du film méditerranéen (Tétouan, mars 2009)

Compétition internationale
PARIS, Cinéma du réel (2009)

Prix Spécial du Jury
30e Festival des 3 Continents (Nantes, novembre 2008)

Grand Prix (Meilleur documentaire)
Festival du cinéma d’auteur numérique (Paris, décembre 2008)


Extraits de la presse :

Un sujet traité avec une grande finesse
Malek Bensmaïl réalise avec La Chine est encore loin un très beau documentaire sur les traces de la colonisation et de la guerre d’indépendance d’Algérie. Centré autour des instituteurs, ceux d’aujourd’hui et ceux d’hier. Histoire de transmission, histoire d’héritage, le film s’attache sur les visages de ces enfants, et sur leur apprentissage d’une mémoire commune. Un sujet trop rarement évoqué, traité ici avec une grande finesse.
fluctuat.net/yahoo !, 1er décembre 2009

Une proposition de cinéma vigoureuse
En filmant les écoliers du village considéré comme le « berceau de la révolution algérienne », Malek Bensmaïl offre un mélange exemplairement réussi entre mémoire, transmission et beauté formelle, donnant à cette trentième édition du festival des 3 continents l’une de ses propositions de cinéma les plus vigoureuses.
Emily Barnett
Les Inrockuptibles, n°680, 9 décembre 2008

Le talent de captation des visages
On apprécie la capacité de Malek Bensmail à transcrire la beauté des paysages de cette région reculée ; les couleurs chaudes, les ocres, les jaunes, puis l’azur immaculé du ciel. Le talent de captation des visages – l’usage du gros plan est très fréquent – renvoie à cette beauté rude d’une jeunesse touchée par une dynamique centrifuge qui ressemble à une fatalité dans un pays guetté par le désoeuvrement.
Arnaud Hée
Critikat.com, 7 mars 2009

Un film d’un courage, d’une sensibilité et d’une pertinence remarquables
Dans La Chine est encore loin, Malek Bensmaïl tient la chronique désenchantée d’une petite ville des Aurès, Ghassira, considérée comme le berceau de la révolution. En centrant son film autour de l’enseignement de deux remarquables figures d’instituteurs, en accusant la distance tragi-comique qui les sépare de leurs élèves, en questionnant de manière critique l’attentat perpétré contre leurs prédécesseurs français, en dévoilant en un mot la distance entre le mythe officiel et la réalité sociale du pays, Malek Bensmaïl réalise un film d’un courage, d’une sensibilité et d’une pertinence remarquables.
Jacques Mandelbaum
Le Monde, 1er mars 2009

Dans « La Chine est encore loin », un très beau documentaire, Malek Bensmaïl pose la question de l’identité et de la transmission du savoir dans un pays bouleversé
Tous comme ces quatre autres films tournés par le cinéaste (…) il pose un regard d’une grande délicatesse sur les enfants d’un village berbère, au cœur des Aurès (…) il s’en dégage une impression de tristesse et d’impuissance, malgré la beauté des paysages et des visages, magnifiquement captés par la caméra discrète du cinéaste.
Eric Steiner
La Liberté (Suisse), 19 mars 2009

Une étonnante radioscopie
La Chine est encore loin est une étonnante radioscopie des tares de la société algérienne et notamment de l’institution scolaire, saisi par l’œil à la fois incisif et chaleureux de Malek Bensmaïl dans le petit village des Aurès où a eu lieu le premier attentat du 1er novembre 1954. Le cinéaste confirme qu’il est bien l’un de nos plus remarquables documentaristes, n’ayant rien à envier à un Raymond Depardon, maître du genre.
Mouloud Mimoun
El Watan, 6 novembre 2008

La force d’un film qui témoigne paradoxalement du désenchantement d’un pays
La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl sonde le pouls humain [de l’Algérie]via son école pour y déceler ce qui ne va pas. Ce documentaire fait une radioscopie du malaise social partant de ses enfants, cette élite de demain [et]décrit, en effet, l’état d’abandon d’un système qui a échoué à former les bons citoyens de demain. Un sujet utile. Le néant est à notre porte.
Ces paysages panoramiques doublés de ce silence qui traîne en longueur est la force patente de ce film qui témoigne paradoxalement du désenchantement d’un pays. La Chine est effectivement bien loin…
O. Hind
L’Expression, 10 décembre 2008

Un documentaire au plus près de l’humain et au cœur de la plaie
sans fards et sans masque, loin des discours et clichés redondants

Filmé comme ses précédentes oeuvres, le dernier documentaire de Malek Bensmaïl est au plus près de l’humain et au coeur de la plaie,
Si l’objectif du réalisateur était de nous livrer une Algérie sans fards et sans masque, il y réussit parfaitement. Loin des discours et des clichés redondants, il arrive à surprendre la réalité complexe, mouvante, contradictoire. Les images éclatent de vie et de lumière. Elles transmettent un dynamisme, un espoir que rien ne peut contrarier ni étouffer. Et cette vie qui foisonne autant que sont grandioses les paysages du Rouffi, rapproche un peu cette lointaine contrée du savoir auquel tout Algérien, petit ou grand, aspire.
Baya Cheikh Ettayeb
Biostars International, 16 juin 2008


Une œuvre singulièrement réussie où tout est montré avec respect, intelligence et justesse
Un objet rare : un film chaoui. Une œuvre singulièrement réussie, composée essentiellement de la vie quotidienne d`un village des Aurès, situé près des lieux où le 1er novembre 1954, les premiers coups de feu du soulèvement avaient jailli. (…) On croise le chemin de quelques personnages, beaucoup d’enfants, des instituteurs brillants et pédagogues. D’abord un vieux poète, joueur de flûte, pas content du tout que tout le monde dise n’importe quoi alors que la culture et la préservation du patrimoine passent en dernier. Rapide incursion dans une école coranique, une plus longue halte dans deux classes pour des leçons d’histoire et de langue française tour à tour menées avec brio. Tout cela est montré avec respect, intelligence et justesse. Rarement des gosses algériens ont été filmés si brillamment.
Azzedine Mabrouki
El Watan, 15 décembre 2008

Une investigation inédite de subtilité et de courage sur les complexités de l’Algérie
La confirmation d’un documentariste talentueux en la personne de Malek Bensmaïl qui pousuit avec la Chine est encore loin une investigation inédite de subtilité et de courage sur les complexités de l’Algérie(…) Une interrogation soutenue, plurielle, radicale mais sans prétention de La Chine est encore loin sur une Algéri-chantier, à partir des lieux mêmes de ses fondements.
Tahar Chikaoui
Cahiers du cinéma, Mai 2009

Un documentaire interroge de façon magistrale l’histoire contemporaine algérienne
D’une durée de deux heures, il prend le temps de la sensibilité et de la complexité, qui lui permettent d’éviter les idées toutes faites et le constat trop rapide (…). Dans ce film dédié à ses propres enfants, sans crier gare mais avec une belle détermination, tout en posant les blocages de la pédagogie comme de la société, Bensmaïl dégage une ligne d’horizon : l’ouverture sur le monde qui est la source de toute interrogation.
Olivier Barlet
Africultures, mai 2009

Plein d’énergie, peuplée de beaux personnages
Le réalisateur, l’excellent documentariste Malek Bensmaïl, s’était fait déjà remarquer en 2004 avec Aliénations (…) Son dernier documentaire au titre trompeur, se passe dans un petit village des Aurès (…) Plein d’énergie, peuplée de beaux personnages, ce film -qui rappelle à quel point l’Algérie reste hantée par son passé colonial et le combat mené pour s’en libérer- permet surtout à Bensmaïl de poursuivre son travail salutaire sur les multiples problèmes identitaires de ses compatriotes.
Renaud De Rochebrune
Jeune Afrique, 29 mars 2009

Une œuvre qui s’interroge sur l’avenir de ce village-Algérie
Malek Bensmaïl est venu à Ghassira, ce petit village chaoui avec l’intention de filmer, au fil des saisons, le quotidien des enfants qui fréquentent cette école où enseignait le couple d’instituteurs français tombés sous les premières balles du déclenchement de la guerre de libération. Le réalisateur s’interroge à travers son film sur l’état de l’institution scolaire et sa mission. La Chine est encore loin s’attaque [aussi]en profondeur au drame algérien depuis le colonialisme. En effectuant un pèlerinage sur ce lieu mythique et en s’interrogeant sur la vie de ce village perdu dans les Aurès, le réalisateur trouve les témoins directs du drame. Il donne à voir et à entendre le drame algérien avec une patience et une perspicacité qui font toute la densité de ce travail documentaire.
Son œuvre n’est pas seulement tournée vers le passé, mais s’interroge sur l’avenir de ce village-Algérie.
Wafia Sifouane
La Tribune, 6 décembre 2008

Loin des clichés et des discours idéologiques, des images inoubliables
Loin des clichés et des discours idéologiques, La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl restitue, à travers une petite localité des Aurès, l’Algérie dans sa complexité affolante. En deux heures et sans jamais prendre la parole, le réalisateur explore une réalité qui parle d’elle-même. Le documentaire offre par son approche au plus près de l’humain, des images inoubliables.
Karimène Toubbiya
Midi Libre, 31 mars 2008

Un regard qui prend son temps dans un univers qui a tout le sien…
Jusqu’en Chine s’il le faut! Dans son dernier documentaire, Malek Bensmail a choisi de poser son regard sur un village chaoui, niché au coeur d’un paysage somptueux et brutal, dont le nom s’apparente à un douar de BD, façon Slim: Tiffelfel. (…)Un regard qui prend son temps dans un univers qui a tout le sien…
Les écoliers appliqués et craintifs peinent à mettre en oeuvre l’injonction sacrée : la conquête à tout prix… du savoir ! (…) La caméra les suit dans leur apprentissage laborieux, traversé ça et là d’échappées joyeuses.
Keltoum Staali
Le Matin, février 2009

Un documentaire filmé avec élégance qui fonctionne comme une métaphore de la société où tout est dit, chuchoté, susurré en filigrane
Le festival international des Trois Continents de Nantes, vient de décerner à Malek Bensmaïl le Prix spécial du Jury pour son long métrage documentaire La Chine est encore loin. Ce film documentaire d’excellente facture, filmé avec élégance fonctionne comme une métaphore de la société où tout est dit, chuchoté, susurré en filigrane.
Toujours attentif à sa société, (…) avec talent, tout comme dans ses précédentes œuvres, Bensmail dresse des tranches de vie autour de personnages attachants, merveilleusement mis en image. La caméra discrète nous introduit dans leur intimité. Le point de vue du réalisateur, le regard profond qu’il pose sur les mutations de son pays, sur l’enfance, la famille, le souvenir ou le passé qui ne passe pas, ne peut laisser indifférent. Le cinéaste « citoyen », comme il se définit lui-même, rythme son film au gré du quotidien, sans emphase et sans autre objectif que de coller à la réalité.
Mohamed Bensalah
El Watan, 4 décembre 2008

L’Algérie est encore un rêve
« La Chine est encore loin » de Malek Bensmaïl surprend à priori par son titre(…)Quoi qu’il arrive, ou qui n’arrive pas, on a l’espoir de s’en sortir un jour, d’immerger dans les eaux pures de ce rêve qui rendit possible l’impossible. Car, dans son dénuement si total, le village de Tiffelfel, est également resté préservé des maux qui ont perverti le rêve algérien (…) Aussi loin fut-elle, la Chine existe quand même !. Là est toute la finesse de ce documentaire pudique. Il montre et fait écouter, avec adresse, tendresse et respect, des gens simples, dans un paysage majestueux ; non touchés par les corruptions et les pollutions, accrochés à l’espoir qu’ un jour, le rêve algérien, qui prit corps avec les premières balles tirées le 1er novembre 1954, puisse enfin se réaliser, pour le bien de tous ses enfants.
Hédi Dhoukar
Cinématunisien.com, mai 2009

English

On November 1, 1954, near Ghassira, a village lost in the Aurès mountains, a French teacher and his wife and a local governor became the fi rst civilian victims of a seven-year war that would lead to the independence of Algeria. More than 50 years on, Malek Bensmaïl returned to this Shaoui village, which has become ‘the cradle of the Algerian revolution’ and spent the seasons there fi lming its inhabitants, its school and its children. Balanced between the present and the collective past, the film captures and Algerian reality in all its profoundly human, contradictory complexity.
Season by season, throughout the school year, this is a crhonicle of Ghassira, a village nestled in the Aurès Mountains, which, more than 50 years ago, became the « cradle of the Algerian Revolution ».
The Algerian heartlands, larger than life, rich, poignant, confronted with its future.

Documentaire – Couleur – 120′
Réalisation / Direction : Malek Bensmaïl
Scénario / Screenplay : Malek Bensmaïl
Image / Directors of Photography : Malek Bensmaïl, Lionel Jan Kerguistel
Son / Sound : Dana Farzanehpour
Musique / Music : Kamel Zekri
Montage / Editing : Matthieu Bretaud
Production : UNLIMITED, CIRTA FILMS, INA, 3B PRODUCTIONS, ENTV

Contact : Daniela Elstner / DOC & FILM INTERNATIONAL (Paris / France)

FESTIVALS & AWARDS:
Festival des 3 continents (2008)
Dubai International Film Festival (2008)
Festival du cinéma d’auteur en numérique (2008)
Festival international de films de Fribourg (2009)
Festival International du cinéma mediteraneen de Tétouan (2009)
Documenta Madrid (2009)
Dok.FEST in Munich (2009)
Mumbai Film Festival (2009)