A l’occasion de la sortie du dernier livre de B. B. Diop : Murambi, le livre des ossements.

Entretien d'Eloise Brezault avec Boubacar Boris Diop

Paris le 3 avril 2000

Vous étiez combien d’auteurs africains à partir là-bas ? On était une dizaine. Il y avait Véronique Tadjo (Côte d’Ivoire), Waberi (Djibouti), Tierno Monénembo (Guinée), Koulsy Lamko (Tchad), Monique Ilboudo (Burkina Fasso), Meja Mwangi (Kenya) – on ne le connaît pas beaucoup en France, il n’a pas été traduit en France -, il y a aussi deux auteurs rwandais Jean-Marie Rurangwa et Venuste Kayimabe, qui travaillent surtout sur la théorie et ont publié des textes théoriques dont l’un s’intitule Le génocide expliqué à ma fille, un dramaturge rwandais Kalissa Rugano et naturellement Noky Djedanoum (Tchad) qui propose un recueil de poèmes Et chacun a décidé de reprendre ce qu’il a vu là-bas et de le retranscrire à sa façon sous forme de romans, de poésie, de théâtre… ? Oui, chacun a écrit à sa façon… Mon texte est le premier à avoir été publié. Je crois savoir que celui de Tierno arrive en mai, celui de Véronique Tadjo en octobre… Mais normalement nous réunissons tout le monde au mois de mai, au Rwanda, avec les textes pour discuter. Nous faisons une espèce de restitution. 2/ Qu’est-ce qui, vous a incité à choisir une écriture qui est totalement à l’opposé du Cavalier et son ombre. On n’est plus du tout dans le domaine de la fiction telle qu’elle se développe dans le conte du Cavalier : avec Murambi, vous prenez des témoignages et vous faîtes un roman. Pourquoi avoir traité ce sujet du génocide avec cet œil-là ? D’ailleurs quand nous sommes allés là...

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