Événements

Festival de cinéma africain de Tarifa 2007
4e édition

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Festival indépendant de cinéma à caractère compétitif – appel à films

Le Festival de Cinéma Africain de Tarifa (FCAT) aura lieu du 27 avril au 6 mai 2007. Ce festival, né de la nécessité de créer une plateforme pour la diffusion du cinéma africain, inaugurera cette année sa quatrième édition avec davantage de films et des nouvelles sections.

La programmation du FCAT proposera des films originaires de, ou sur l’Afrique du Sud, la Namibie, l’Angola, Mozambique, Tanzanie, Ethiopie, Cap Vert, Sénégal, Burkina Faso, Mali, Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Gabon, Cameroun, Burundi, Niger, Guinée Equatoriale, Nigéria, Sierra Léone, Maroc, Algérie, Tunisie et Egypte.

On y retrouvera les sections initiées avec succès lors des éditions précédentes :

Section Officielle en compétition « Le rêve africain », avec un total de quatorze longs métrages dont trois seront primés, de 20.000 euros (Griot de Vent), 10.000 euros (Griot d’Argile) et 5.000 euros (Prix Spécial du Public), en plus des prix de 2.500 euros remis au meilleur acteur et à la meilleure actrice.

Section Officielle en compétition « De l’Autre Côté du Détroit » qui présentera 12 documentaires concourant pour le Griot d’Ebène, doté de 10.000 euros cédés par Casa Africa.

Section Officielle en compétition « Afrique en court », dans laquelle 15 courts-métrages concourront pour le Prix de la RTVA à la création audiovisuelle, doté de 3.000 euros et le Prix Spécial du Jury Jeune doté de 2.000 euros.


La section hors compétition « Ecran Ouvert » présentera 16 films africains ou en relation avec le continent africain, dont certains aborderont des thèmes qui seront repris dans les activités qui complètent la programmation de cette année : la table ronde sur les nouveaux programmes de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, la rencontre de griots sur la tradition orale africaine, la rencontre sur les enfants soldats et enfin la table ronde sur la condition de la femme au Maroc.
Dans le cadre de cette section, nous prêterons pour la première fois une attention particulière aux productions espagnoles dont les thématiques sont portées sur l’immigration, comme Llegar al Cielo de Tony Romero, le film très primé Nasija, de Guillermo Ríos, manifeste contre la violence et l’intolérance, ou enfin le documentaire collectif produit par Javier Bardem à l’occasion du 20ème anniversaire de la section espagnole de « Médecins sans frontières », Invisibles.
Comme lors des éditions précédentes, nous présenterons une sélection d’œuvres audiovisuelles dédiées à la diaspora africaine en Amérique Latine, centrés cette année sur les relations étroites entre le Brésil et l’Afrique.
La quatrième édition du FCAT inaugurera aussi des nouvelles sections hors-compétition et des rétrospectives inédites. Dans notre volonté de représenter tous les genres et les styles, la section Animafrica rendra hommage entre autres au pionnier du cinéma d’animation d’Afrique noire, le nigérien Moustapha Alassane, ainsi qu’à la déjà reconnue, Cilia Sawadogo, originaire du Burkina Faso. Cette section d’animation présentera également la production espagnole El viaje de Saïd de Coke Riobóo, une ode à tous les africains qui risquent leur vie en s’imaginant le paradis qui les attend de l’autre côté du Détroit de Gibraltar.
La musique et la danse sont des éléments fondamentaux de la culture africaine, et feront l’objet d’une attention particulière dans une autre nouvelle section, Afrique en rythme. Une section qui rendra hommage au grand musicien Ali Farka Touré. Quelques productions nous permettront de découvrir comment les mouvements musicaux en Afrique sont souvent porteurs de revendication sociale face au colonisateur, comme nous pourrons le constater dans Batuque, l’âme du peuple, documentaire du Cap-Verdien Julio Silvao Tavares.
Enfin, le FCAT 2007 initiera une section qui, à long terme, a pour ambition de retracer dans ses grandes lignes l’Histoire du Cinéma Africain si méconnue en Espagne. Cette section sera dédiée cette année aux premiers films tournés et/ou produits par des réalisateurs d’Afrique Noire : Afrique sur Seine de Paulin Vieyra et Mamadou Sarr, sans oublier les premiers films de Sembène Ousmane.
On fait du cinéma en Afrique. On fait même du bon cinéma. Malgré toutes les difficultés, il existe une multitude de films dont le plaisir du visionnage nous est privé. Des films qui abordent en même temps les problèmes et les solutions, les drames et les espérances. Des vies gravées sur le celluloïd, qui appellent en vain nos écrans.

Ici, en Espagne, les audiences attendent impatiemment que nous les montrions, comme en témoigne le succès des semaines, des cycles et des festivals de cinéma africain qui existent dans notre pays et dans le reste du monde. Le moment est venu d’oser comprendre, avec le grand public, ce qui nous unit plus que nous sépare et pour cela le cinéma est un art unique et inégalable. Laissons-nous imprégner de l’Afrique. Comprenons-nous nous-mêmes. Allons au cinéma.